| 7 juin 2025 | par

Les rookies à l’assaut des 24 Heures du Mans 2025

© Arthur Chopin

Cette année, ils sont 36 pilotes rookies à découvrir pour la première fois la classique mancelle. Entre gestion de la fatigue, appréhension du trafic et adaptation au roulage de nuit, la semaine s’annonce exigeante mais inoubliable. Endurance24 a recueilli leurs premières impressions lors du Pesage.

Tous partagent le même sentiment : ils vivent un rêve éveillé. Répartis dans les trois catégories (1 en Hypercar, 8 en LMP2 et 26 en LMGT3), les rookies ont entamé leur longue et intense semaine mancelle dans l’ambiance unique du centre-ville du Mans.

« Je suis plus inquiète de tout ce qu’il y a autour que de la conduite en elle-même », nous confie Celia Martin, qui remplace Sarah Bovy cette année au volant de la Porsche 911 LMGT3 R n°85 des Iron Dames. Habituée à l’endurance avec notamment quatre participations aux 24 Heures du Nürburgring, la pilote française sait néanmoins ce qui l’attend : « Je me connais assez bien pour savoir gérer mon énergie. Après, je peux avoir complètement tort et être crevée à l’arrivée ! »

Même prudence chez Mattia Drudi, récent vainqueur des 24 Heures de Spa avec Comtoyou Racing. « C’est essentiel de préserver son énergie. C’est une semaine longue, avec des moments de repos comme le vendredi, mais il faut gérer intelligemment. C’est l’une, probablement la seule grande course que j’ai manquée jusqu’à présent. J’ai fait mes débuts à Daytona cette année, c’est aussi l’une des courses que j’ai manquées. J’ai pris un bon départ en montant sur le podium, donc c’était bien. J’ai vraiment, vraiment hâte de participer à cette course. Mon père a gagné la course deux fois ici en catégorie GT, il y a déjà de nombreuses années. Mais vous savez, ce serait bien d’essayer de faire une bonne course. Ce n’est jamais le cas. Je veux dire que beaucoup de choses peuvent arriver, mais j’ai vraiment l’intention de faire un bon week-end.»

Mattia Drudi © Arthur Chopin

Pour beaucoup, la plus grande découverte reste le circuit… et le trafic : 62 voitures en piste, trois catégories, des écarts de rythme énormes. « Ce sera une vraie nouveauté pour moi, de devoir gérer les dépassements dans les deux sens. Je sais qu’il y aura des moments où mon manque d’expérience se fera sentir », reconnaît Christopher Froggatt, engagé sur la Ferrari 296 LMGT3 n°193 de l’équipe Ziggo Sport Tempesta, invitée après son titre en Bronze Cup du GT World Challenge Europe. Son équipe a multiplié les essais (notamment quatre jours de tests et de nombreuses sessions de simulateur) pour anticiper les spécificités du Mans, comme les slow zones, encore méconnues de certains rookies.

Autre invité, venu cette fois d’Amérique du Nord : Orey Fidani, lauréat du Bob Akin Award, qui récompense le meilleur gentleman driver de la catégorie GTD en IMSA. À 38 ans, il découvrira Le Mans au volant de la Corvette Z06 LMGT3 n°13 du team AWA Racing. « C’est la première fois que je viens ici. Je suis super content d’avoir cette opportunité. Je m’imprègne de tout, j’ai hâte de prendre la piste. Nous avons testé à Aragon avec une voiture formidable, j’espère que cela se confirmera ici. Nous voulons représenter fièrement le Canada. »

Un rêve longuement préparé

 

S’ils débutent tous au Mans, aucun ne s’y jette sans préparation. « Je me prépare mentalement à cette course depuis que j’ai commencé le karting. En fin d’année dernière, quand j’ai su que j’allais vraiment y participer, je me suis énormément entraîné sur simulateur », explique Giammarco Levorato, pilote de la Ford Mustang LMGT3 n°88 du team Proton Compétition. « Je pense que nous sommes en bonne position pour Le Mans. Ce sera ma première fois, pour Stefano (Gattuson, son équipier avec Dennis Olsen. Ndlr), donc vraiment excité à ce sujet. Nous sommes confiants que la voiture sera bien, et avec une bonne stratégie nous pouvons prétendre à un bon résultat. »

Mais rien ne peut totalement simuler les 24 Heures du Mans. Pas même les longues heures sur simulateur ou les expériences passées sur d’autres circuits mythiques. Le double tour d’horloge n’a pas encore révélé ses pièges, et certains pourraient bien y laisser des illusions… ou en ressortir plus forts.

Giammarco Levorato © Arthur Chopin

Les rookies au départ

Pascal WEHRLEIN
Jamie CHADWICK
Mathys JAUBERT
Daniel SCHNEIDER
Cem BOLUKBASI
Théo POURCHAIRE
Sebastian ALVAREZ
Luca GHIOTTO
Nick YELLOLY
Oliver GRAY
Derek DEBOER
Eduardo BARRICHELLO
Orey FIDANI
Lars KERN
Mattia DRUDI
Jonny EDGAR
Andrew GILBERT
Fran RUEDA
Lorcan HANAFIN
Martin BERRY
Lin HODENIUS
Stephen GROVE
Brenton GROVE
Bernardo SOUSA
Finn GEHRSITZ
Célia MARTIN
Petru UMBRARESCU
Clemens SCHMID
Stefano GATTUSO
Giammarco LEVORATO
Antares AU
Loek HARTOG
Custodio TOLEDO
Riccardo AGOSTINI
Jonathan HUI
Christopher FROGGATT

 

Les articles similaires

Les derniers articles

Genesis officialise ses équipages pour ses débuts en Hypercar

Genesis officialise ses équipages pour ses débuts en Hypercar

Genesis Magma Racing a levé le voile sur la composition de ses deux équipages pour la saison 2026 du FIA WEC, une étape clé dans la préparation de la GMR-001 Hypercar. le directeur sportif Gabriele Tarquini, au cœur du processus depuis les premiers essais, détaille...

Annonces

Soyez au courant des dernières actualités du monde de l'Endurance par mail !

Loading