Les bosses du Sebring International Raceway ne constituent pas un terrain de jeu propice aux Peugeot 9X8, bien au contraire.
Cette première course en Floride s’annonce compliquée pour le clan français dont les deux Hypercars sont reléguées à l’avant-dernière ligne de la grille de départ de la catégorie reine.
Discrètes depuis le Prologue, la tendance ne s’est pas arrangée depuis avec, dans le meilleur des cas, 2,4 secondes concédées à la pole position par Loïc Duval et la 9X8 n°94. Jean-Marc Finot, le vice-président senior de Stellantis Motorsport tente de se rassurer après les qualifs : « Nous sommes dans les temps que nous avions réalisés durant les essais libres. Lorsque nous sommes arrivés en début de semaine, nous avons découvert cette piste accidentée. C’est la première fois qu’on roulait sur le circuit de Sebring alors il y a eu un gros effort au niveau du setup et de l’apprentissage, que ce soit de la piste ou encore de la façon d’utiliser les pneus sans couverture chauffante. Cela fait donc pas mal de choses à assimiler. Nous avons progressé tout au long de la semaine, mais il nous reste encore un peu de chemin comme on le constate après les qualifications. »

© Stellantis
Des écarts importants sur le papier qui n’ont pourtant pas l’air de surprendre Peugeot. « Je n’aurais pas dit ça il y a dix jours, avant d’arriver, mais lorsqu’on a découvert la piste et les premières difficultés, et quand on a vu les premiers temps, l’écart est même plutôt inférieur à ce qu’on avait en début de semaine. Apprendre, c’est la phase la plus facile, mais il y a encore du boulot pour aller chercher les premiers. »
Parmi les premiers, on retrouve justement la Ferrari 499P qui marque déjà les esprits pour ses débuts en compétition, avec une pole position à la clé. « Ils n’ont pas le même package technique que nous. De notre côté, nous avons pas mal de difficultés de traction, ce qui signifie que nous n’arrivons pas à passer la puissance jusqu’à ce que nous ayons le déploiement de l’hybride à 150 km/h. Le potentiel est forcément meilleur sur les voitures qui sont mieux dimensionnées. Nos difficultés de traction sont amplifiées par le fait que la voiture a tendance à rebondir. »

© MPS Agency
Pas question toutefois pour Peugeot de remettre en cause son concept différent par rapport aux autres, ce qui pourrait peut-être expliquer ces difficultés à régler la voiture à Sebring. « Comme je ne connais pas le concept des autres, j’ai un peu de mal à répondre. A priori non, il n’y a pas de raison pour qu’elle soit plus difficile à régler. Clairement, nous avons une problématique de grip. Nos pilotes le disent, en sortie de virage, ils voient nos concurrents partir. »
La course des 1000 Miles de Sebring constituera quant à elle le juge de paix du point de vue de la fiabilité. « En termes de temps au tour, on sera en retrait par rapport aux voitures qui jouent aux avant-postes, mais nous avons la possibilité de saisir des opportunités d’autant plus que l’écart par rapport aux Porsche est faible et Mikkel (Jensen) a connu un petit problème qui ne lui a pas permis d’exploiter la voiture, » conclut Jean-Marc Finot.
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