Les 37 voitures engagées pour la saison 2024 du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA étaient réunies pour la première fois sur la piste ce lundi. C’était l’occasion pour de nombreux pilotes de découvrir le tracé de Losail qui ne semble pas faire l’unanimité.
Alors que Toyota, Ferrari, Porsche Penske Motorsport et Hertz Team JOTA se sont rendus au Qatar à la fin du mois de novembre, les Peugeot 9X8 ont foulé le circuit qatari pour la toute première fois. « La première fois que vous conduisez ici, c’est très plat et il est assez difficile de choisir des points de repère, » nous a confié Paul di Resta, l’un des trois pilotes de la Peugeot 9X8 n°94. « J’adore les installations et j’adore venir ici, mais quand c’est si plat et que l’on voit la zone de dégagement pour les motos, on a l’impression de faire la course autour d’un parking. C’est un point négatif. »

© MPS Agency
Comme l’a démontré la première journée, les limites de la piste joueront un rôle crucial tout au long du week-end, et plus particulièrement en course. « En regardant les GT et tout le monde, et quand vous voyez ces cercles orange (sur l’écran de chronométrage), quelque chose ne va pas, » poursuit l’Ecossais. « Vous ne voyez pas ça au Mans. Vous ne le verrez pas à Imola ou sur d’autres pistes. C’est donc la seule chose que je n’aime pas à ce sujet parce que c’est si plat et c’est si ouvert. Nous devrons gérer pendant la course, c’est sûr. Les limites de la piste seront un défi. »
Sébastien Buemi, au volant de la Toyota GR010 Hybrid n°8, partage cet avis. « C’est une piste très compliquée avec des bordures très plates faites pour la moto où l’on peut facilement dépasser les limites de la piste. Il va donc falloir être très discipliné pour ne pas prendre de pénalité. Sur la majorité des circuits, il y a deux ou trois virages maximums où potentiellement il y a une limite de piste que l’on peut franchir. Ici, c’est quasiment tous les virages. S’il n’y a pas plus de joker qu’il y a sur les courses habituelles, il va vraiment falloir faire attention. »

Le personnel du circuit s’est affairé sur les vibreurs le week-end dernier © MPS Agency
Les pilotes devront donc redoubler d’attention, d’autant plus que la direction de course veille au grain. « De ce que je me souviens, il y a deux avertissements, en guise d’alertes, puis un passage par les stands et ensuite un rapport aux commissaires. Mais cela évolue aussi en fonction de la distance de la course. Je ne sais pas ce qu’il en est ici. »
Rester dans les limites de la piste sera un exercice difficile auquel viendra s’ajouter la gestion du trafic avec 18 LMGT3. « Je pense que le trafic est certainement un gros problème car il y a des sections où on peut vraiment rester coincé, »»souligne Mikkel Jensen, pilote de la Peugeot n°93. « Les vibreurs sont super durs pour le fond plat. Porsche a détruit un châssis lorsqu’ils testaient ici juste en frappant des bordures. Donc nous savons qu’il faut protéger la voiture et être intelligent. Je pense que c’est l’une des clés. »
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