| 19 juin 2023 | par

Le difficile apprentissage des Porsche 963 aux 24 Heures du Mans

© Nico Deumille

Sur le papier, Porsche était l’équipe la plus représentée avec trois 963 officielles sous la bannière Porsche Penske Motorsport et une privée, la n°38 de Hertz Team Jota. Après 24 heures de course, les mines étaient graves dans le clan allemand avec une vraie déception chez Porsche mais aussi chez Penske Motorsports qui fait rouler les autos usines. La mieux classée des 963 officielles est 16e derrière Peugeot et Glickenhaus. Le plus gros soucis des Porsche lors de cette édition du centenaire a été la fiabilité : souci de pression d’essence sur la n°75, problème de tuyau de refroidissement et de la chaîne de traction sur les autres plus une ou deux excursions hors piste et même une pénalité pour la n°5 (4 tours) pour ne pas avoir bouclé en moins de 6 minutes le dernier tour. Tout ceci a conduit à une édition des 24 Heures du Mans à oublier complétement et un anniversaire (75 ans) gâché.

« C’est un gros retour à la réalité » nous a confié Fred Makowiecki à l’arrivée. « Tu as toujours beaucoup d’espoir en début de course, en disant « On va essayer de faire quelque chose. » Et puis après, on essaie et on voit nos faiblesses. Là, on est devant la réalité. Là, un bilan global assez maussade, assez triste. »

Le difficile apprentissage des Porsche 963 aux 24 Heures du Mans

© Nico Deumille

Tout n’était pourtant pas à jeter quand même, le Français revenant sur quelques points positifs à tirer de cette édition du centenaire. « Je suis très fier de l’équipe, très fier de ce qu’ils ont fait. Globalement, on a réussi à faire des bons en avant. On était performant par rapport à Cadillac. Je pense qu’on a réussi à comprendre un peu mieux la voiture. On a réussi à aller beaucoup plus loin dans tout ce qu’on avait voulu faire. On n’a jamais eu une aussi bonne auto depuis qu’on a débuté le programme. Il y a un super état d’esprit avec une équipe, les mecs en veulent, ont faim et font du super boulot. »

Cependant, des soucis demeurent et quand on lui demande quelles sont les choses à travailler, il répond. « Maintenant, si on se dit que l’on veut gagner face à Toyota, Ferrari ou Cadillac, il va falloir travailler dur. On doit travailler un peu tout, on a pu voir que c’était bien plus que la perfo, puisqu’on a pu jouer avec Cadillac. Ce qui nous manquait, c’est la fiabilité. Au début, on n’était pas si mal, mais pas par intermittence, c’est à dire qu’à un moment à un autre, quand il faut vraiment montrer les muscles, on voit que les autres sont un petit peu plus équipés que nous. »

Il va falloir maintenant vite se reconcentrer sur la manche de Watkins Glen en IMSA dès ce week-end et sur Monza en WEC le 9 juillet. 

Page de publicité dans le journal L’Equipe du 12 juin

Les articles similaires

Les derniers articles

Le calendrier Sprint Cup Proto Super Challenge 2026 dévoilé

Le calendrier Sprint Cup Proto Super Challenge 2026 dévoilé

Nous connaissons désormais le calendrier 2026 de la Sprint Cup Proto Super Challenge, alors que le rideau s'est abaissé le week-end dernier sur la saison 2025. La prochaine saison, qui sera 100% Française, verra des circuits faire leur retour au calendrier, comme...

Annonces

Soyez au courant des dernières actualités du monde de l'Endurance par mail !

Loading