Alors que la grille de départ des 6 Heures d’Imola 2025 est désormais connue, l’heure est au débrief de cette deuxième séance qualificative de la saison, avec les réactions des pilotes recueillies par Endurance24.
- Une Ferrari en haut, l’autre tout en bas
Tandis qu’Antonio Giovinazzi a décroché sa deuxième pole position de la saison au volant de la 499P n°51, son compatriote Antonio Fuoco, poleman à Imola l’an dernier, a vu ses deux meilleurs tours annulés pour non-respect des limites de piste. Résultat : la n°50 s’élancera de la 18e et dernière place de la catégorie Hypercar.
« Aujourd’hui, on avait vraiment un bon potentiel et j’ai juste fait une erreur. Je suis un peu énervé contre moi-même, mais on sait qu’on peut revenir, donc on fera de notre mieux demain. C’est un peu dommage : pour le premier track limit, ils nous ont appelés tout de suite. Ensuite, j’ai fait un autre tour, j’étais P3, puis ils ont signalé un autre dépassement des limites alors qu’on était déjà dans la voie des stands. On aurait pu repartir, mais ils n’ont rien dit. Ce n’est pas très juste. On a revu les images, c’était bien au-delà des limites, mais je ne comprends pas pourquoi l’appel est venu quatre minutes plus tard. »
- AF Corse complète la première ligne
La firme de Maranello sécurise tout de même la première ligne grâce au deuxième temps signé par Robert Kubica au volant de la Ferrari privée n°83 d’AF Corse, malgré un déficit de sept dixièmes sur la pole. À noter que l’écurie a dû procéder à un changement de moteur après un problème mécanique survenu lors des EL3.
« L’écart me paraît normal. On a fait ce qu’on pouvait avec ce qu’on avait. On a essayé de pousser, mais aussi de faire un tour propre pour bien positionner la voiture. Sans le dépassement des limites de piste, on aurait probablement réduit l’écart de 3 à 4 dixièmes. On avait choisi une approche prudente sur l’équilibre et les réglages. On n’a pas pu valider les changements prévus à cause d’un souci en EL3, donc on est revenus à des réglages connus. On savait qu’on ne serait pas les plus rapides, mais je pense qu’on a bien réagi. À Imola, partir devant est essentiel, et c’était la bonne décision, aussi bien de mon côté que de celui de mon ingénieur. »
- Toyota et BMW au contact
Derrière les Ferrari, intouchables depuis le début du week-end, les écarts se resserrent : cinq dixièmes seulement séparent la BMW M Hybrid V8 n°15, troisième et meilleure des autres, de l’Alpine A424 n°35, huitième. Entre les deux, les Toyota GR010 Hybrid restent discrètes mais efficaces, la n°8 décrochant une place en deuxième ligne grâce au quatrième temps signé par Ryo Hirakawa.
« On a tiré le maximum de notre performance. L’écart entre nos deux voitures est d’un millième, donc on a vraiment tout donné. Les Ferrari seront très fortes, on le sait, donc on va se concentrer sur nous-mêmes. Je ne pense pas qu’on puisse vraiment se battre contre elles, mais on veut marquer un maximum de points. Un podium est possible. Ce sera une course stratégique, avec une météo qui pourrait être instable, et doubler ici est compliqué. Il faudra saisir les bonnes opportunités au bon moment. »
- Alpine dans le rythme
En sixième position sur la grille, l’Alpine A424 n°36, pilotée par Mick Schumacher en qualifications, sera la première représentante des Hypercars françaises. « On a vraiment tiré le maximum de notre package et su en extraire le meilleur. À ce niveau, on peut être satisfaits. En course, les choses peuvent changer, mais on n’est clairement pas en position de viser la victoire. Ce serait présomptueux. Si on gère bien notre rythme et qu’on termine à peu près là où on est, ce serait déjà un très bon résultat. Il semble que la météo pourrait semer la pagaille, donc il faudra rester concentrés pour profiter des bonnes opportunités. »
- Un tour plein d’engagement pour Vergne
Autre satisfaction côté tricolore : la septième place presque inespérée de la Peugeot 9X8 n°94, grâce à un tour parfaitement maîtrisé de Jean-Eric Vergne : « C’est une qualif’ qui a le goût d’une pole pour moi. Je n’aurais pas pu faire mieux, j’ai tout donné. C’est pour ce genre de tour que j’aime ce sport. Malheureusement, ce n’est que P7, à des années-lumière de la Ferrari, mais je ne regarde même pas le classement. L’important, c’est qu’on ait su extraire le maximum. L’équipe a bien travaillé et partir septième, dans le top 10, c’est vraiment positif. »
- Top 10 difficile pour Porsche
Le champion du monde en titre Kevin Estre, 2e de l’édition 2024, a dû se contenter de la dixième place, à près de deux secondes de la pole . « Je pensais qu’on serait plus proches des Ferrari, mais ici, ils sont vraiment très forts. Ils l’étaient déjà l’an dernier, et ils le sont encore plus aujourd’hui. Notre voiture est correcte, honnêtement. Julien termine à un dixième et demi de moi. Il pense qu’il aurait pu faire deux dixièmes de mieux, mais ça ne suffisait pas. »
- Déception chez JOTA
Alors que la Cadillac V-Series.R n°12 de Hertz Team JOTA a terminé 9e de l’Hyperpole, la voiture sœur n°38 de Sébastien Bourdais n’a quant à elle pas pu faire mieux que la 15e position. « Pour nous, c’est une non-qualif. Kevin (Estre) fait un tour lent après son push lap et me bloque au dernier virage. Ensuite, on fait un gros cool down à cause du trafic, et quand je repars, les pneus ne sont plus dans la fenêtre. Survirage, pas de traction, rien. Résultat : je n’ai pas pu faire un vrai tour. »
- Des progrès chez Aston Martin
Les Valkyrie restent en fond de grille, mais les signes d’amélioration sont là. Harry Tincknell salue les avancées réalisées dans différents domaines. « C’est la meilleure sensation que j’aie eue en qualifications avec cette voiture. On a tiré le maximum de notre package. Il y a encore du chemin, mais beaucoup de choses se sont améliorées : les systèmes, l’électronique, les arrêts aux stands. À Losail, le défi était juste d’aligner deux voitures. Maintenant, on peut viser une course fiable, et on a clairement franchi une étape. »
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