| 9 mai 2025 | par

Le débrief des qualifications des 6 Heures de Spa : infos et réactions

© Antoine Lognonne - Endurance24

Alors que la grille de départ des 6 Heures de Spa-Francorchamps 2025 est désormais connue, l’heure est au débrief de cette troisième séance qualificative de la saison WEC, avec les réactions des pilotes recueillies par Endurance24.

  • Ferrari en pleine domination

Ferrari devient la troisième marque seulement à réaliser deux triplés en qualifications dans l’histoire du WEC, après Porsche à l’époque du LMP1. Déjà souveraine à Imola, la firme de Maranello a réédité l’exploit à Spa.

C’est Antonio Fuoco qui a frappé fort lors de l’Hyperpole, en signant un chrono de 1:59.617 au volant de la Ferrari 499P n°50 :

« Nous avons su mieux gérer la montée en température des pneus que les autres, comme l’an dernier. C’est là, je pense, que s’est faite la différence. »

Double poleman à Doha et Imola, Antonio Giovinazzi n’a pu faire mieux que la 3e place, à 5 dixièmes de son compatriote. La Ferrari n°51 sera donc la plus exposée face à la concurrence :

« On n’a probablement pas la voiture la plus rapide en rythme de course. D’autres sont plus rapides derrière, et ici on peut dépasser, donc ce sera une course intéressante malgré tout. Il fera plus chaud qu’aujourd’hui, la température baissait pas mal, et demain ce sera encore pire. Mais au moins, côté météo, il n’y aura pas de menace. Il faudra juste bien gérer la stratégie. »

  • Peugeot, meilleure des autres

Les spécificités du circuit de Spa ont permis à Peugeot de mieux exploiter le potentiel de la 9X8. Stoffel Vandoorne a hissé la n°94 sur la deuxième ligne (+0,601 s), première des non-Ferrari, tandis que la n°93 partira 7e :

« Finir 4e derrière les trois Ferrari, c’est une bonne performance. On a eu quelques soucis en EL3 qui m’ont fait douter, mais je savais quoi faire en Hyperpole. Le nouveau revêtement nous a aidés : il est moins bosselé et notre voiture n’aime pas les bosses. Le grip était meilleur, c’était plus agréable que l’an dernier. Le podium ? Ce serait super. Il faudra une course parfaite. Les Ferrari semblent intouchables, mais elles peuvent faire des erreurs. À nous d’en profiter si cela arrive. »

  • Cadillac en embuscade

 

Malgré la domination Ferrari, les écarts sont serrés : seulement 7 dixièmes séparent la Ferrari n°51 (3e) de la Cadillac n°38 (10e). Cadillac place ses deux voitures en Hyperpole, avec la n°12 cinquième grâce à Alex Lynn (+0,629 s) :

« C’était une séance correcte. On rêvait de mieux, mais 5e, c’est un bon point de départ. On a beaucoup progressé ce week-end. Avoir les deux Cadillac en Hyperpole, c’est top pour l’équipe. On vise de gros points demain. »

  • Alpine confirme sa montée en puissance

Après son podium à Imola, Alpine confirme avec le 6e temps de Mick Schumacher (+0,751 s) sur la n°36 :

« Mon tour n’était pas parfait, c’était serré, il y avait peut-être la place pour jouer le top 4. Ça tient à moi, mais la voiture était top. L’équipe a bien bossé. Peut-être pas pour la victoire, non, mais si tout s’était bien passé, on aurait été proches d’une des Ferrari. »

  • La déroute de Porsche et Toyota

C’est une première depuis les 6 Heures de Spa 2012 : aucune Porsche ni Toyota dans le top 10 des qualifications.

Kevin Estre, 12e et premier représentant de Porsche à 1,895 s, n’a pas ménagé ses efforts, au point de casser son aileron arrière :

« On n’a pas le rythme ce week-end, et même depuis le début de la saison. C’est inquiétant. On ne comprend pas vraiment pourquoi. La voiture ne se comporte pas si mal, mais on ne parvient pas à extraire la performance. Les autres ont progressé, pas nous. J’ai mis une roue dehors, perdu une partie de la carrosserie, mais je n’ai rien touché d’autre. »

Du côté de Toyota, c’est la résignation. Brendon Hartley a qualifié la n°8 seulement 15e :

« On a tiré le maximum. J’ai eu un souci de limites de piste sur ma première tentative. Nous jouions le titre l’an dernier, aujourd’hui on vise le top 10… c’est dur. On est la voiture la plus lourde, les pneus chauffent trop vite. Si les conditions sont plus fraîches en course, ça peut nous aider. Il faudra rester propre et saisir la moindre opportunité. »

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Journaliste et rédacteur en chef d'Endurance24 Directeur de la publication du magazine Drivers Club
À propos de l'auteur, Florian Defet

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