Depuis 2017, date à laquelle le Championnat de France FFSA GT est revenu dans le giron de SRO Motorsports Group, le FFSA GT connaît un beau succès. Avec en moyenne 40 GT4 sur l’ensemble de la saison, des courses disputées et des titres indécis jusqu’au bout, SRO a trouvé la bonne formule.
Après plusieurs années sans avoir véritablement bouleversé son calendrier, le promoteur du Championnat de France FFSA GT a décidé de proposer six manches exclusivement hexagonales au calendrier 2023, dévoilé à l’occasion des TotalEnergies 24 Heures de Spa. Depuis, SRO Motorsports Group a dû avancer la classique belge au début du mois de juillet compte tenu de la date du Grand Prix de Belgique de Formule 1. Quatre dates du calendrier FFSA GT 2023 ont ainsi évolué, mais les destinations demeurent quant à elles inchangées.

Laurent Gaudin, à la tête du Championnat de France FFSA des Circuits, nous a accordé une entrevue dans laquelle il nous explique ce nouveau calendrier.
Laurent, comment expliquez-vous ce calendrier franco-français ?
« Tout d’abord, je tiens à rappeler qu’il est sous réserve d’approbation de la FFSA. Deuxièmement, c’est une volonté de SRO de diminuer les coûts en restant en France et de se recentrer sur les destinations où nous allons à la rencontre du public français, un peu moins au Sud. Enfin, dans l’ensemble, nous voulions que les concurrents puissent profiter pleinement de leur partenaire et c’est plus facile de le faire à Dijon, qu’à Spa. »
Outre Dijon, le circuit du Val de Vienne fait également son apparition, pour la première fois depuis 2015, à l’époque du GT Tour…
« Si on se rappelle bien, le circuit du Val de Vienne est resté très longtemps au calendrier du Championnat de France, avec beaucoup de public chaque année. Le but est véritablement de renouer avec les fêtes populaires autour du Championnat de France. De gros efforts vont être faits en termes de promotion et de communication, notamment par le Conseil général de la Vienne. Il y avait beaucoup d’attente des gens proches du Val de Vienne, nous y voici. »

Dijon 2018 © SRO / Dirk Bogaerts Photography
Avec ce calendrier 100% français, peut-on y voir une volonté de SRO de soutenir les circuits français ?
« Oui, c’est aussi notre mission pour cette année. Le fait se recentrer sur la France témoigne notre soutien à tous les circuits français. Le Championnat de France a trouvé son public, il y a un beau plateau de plus de 40 voitures et les gens ont envie de le voir dans leur région. »
La pandémie de Covid-19 avait permis au circuit d’Albi d’accueillir le FFSA GT en 2020 et d’être finalement au programme jusqu’en 2022. Quid du tracé tarnais ?
« Il faut bien satisfaire l’ensemble des circuits. Nous sommes allés à Albi pendant trois ans et bien désormais, nous allons faire un tour au Val de Vienne. Nous sommes allés à Spa et désormais nous allons à Dijon. C’est un principe de roulement. C’est important de ne pas faire la même chose tout le temps. Le circuit a quelques particularités structurelles qui font qu’il n’est pas classé FIA, nous obligeant ainsi à composer un plateau uniquement de séries nationales alors que nous avons des internationaux. Les pilotes GT aiment bien avoir des stands, ce qu’ils n’ont pas à Albi. Les procédures de départ sont particulières et les sorties de piste sont généralement très conséquentes. Il y a un beau circuit, une superbe équipe, une municipalité exceptionnelle. Ils auront bien sûr l’occasion de nous revoir. »
Si la formule du GT4 s’avère gagnante, le Championnat de France FFSA Tourisme peine à décoller… Quelles sont vos idées pour tenter d’inverser la tendance ?
« Après deux années d’expérience, le TC doit désormais évoluer et nous préparons d’ailleurs des évolutions. On préférerait bien sûr avoir 40 voitures, mais nous n’en avons que 20. On va travailler sur plusieurs points, comme les homologations, les contraintes financières, techniques et administratives. Cela va s’ouvrir. Nous allons augmenter le nombre de voitures homologuées. Si on regarde les championnats de Tourisme dans le monde, il n’y a pas de championnat qui ne soit pas multi marques, multi catégories. C’est parce qu’il y a de tout, qu’il y a une âme, une ambiance et du monde sur la grille. Le Français a du mal à être exotique sur le choix des voitures…» conclut Laurent Gaudin.
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