Fortes d’un doublé l’an passé, les deux Toyota GR010 Hybrid sont les voitures à battre dans la Sarthe. Le constructeur nippon ne se fixe qu’un seul et unique objectif, conquérir une 5e victoire consécutive aux 24 Heures du Mans.
Toyota n’aborde pourtant pas les 24 Heures du Mans en meilleure position avec deux abandons, en deux courses. La fiabilité a joué des tours à la Toyota n°8 qui n’a pas vu l’arrivée des 6 Heures de Spa. C’est d’ailleurs la première fois depuis 2017 que le constructeur n’arrivera pas en tête du championnat.
« Généralement, quand un problème s’est révélé, il est réglé. La crainte, ce sont les problèmes qui n’ont pas encore éclos, » nous rétorque Pascal Vasselon, directeur technique, lors du Pesage. « Le problème de Spa était un problème sur le convertisseur haut voltage. C’était un problème unique de qualité sur cet organe-là. Nous utilisons ce concept de convertisseur depuis 2016. Il n’y a donc aucun problème de fiabilité fondamental d’autant plus que ce convertisseur-là était neuf pour la course. »

Pour autant, la confiance et l’optimisme semblent de rigueur dans le clan nippon, bien conscient que la fiabilité ne sera plus le seul facteur clé dans la course à la victoire… « Il faut tout au Mans et essayer d’avoir un petit plus par rapport aux autres. Il faut être fort durant les pit stop, dans les choix de pneus et les stratégies de course. La fiabilité est un must, mais ce n’est pas suffisant. »
Toyota doit avant tout composer avec une Balance de Performance spécifique qui ne semble pas favorable sur le papier…
« Nous avons 4 kg de plus, 9 kW de puissance en moins, moins d’énergie également, sans oublier le seuil de vitesse de déploiement du moteur hybride avant, fixé à 190 km/h au lieu de 120 km/h. Cela représente un grand nombre d’éléments pour nous ralentir. »
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