| 28 octobre 2023 | par

La saison 2023 de l’European Le Mans Series passée au crible !

© MPS Agency

Alors que le rideau s’est baissé sur la saison 2023 de l’European Le Mans Series le week-end dernier à Portimão, l’heure est au bilan. La rédaction d’Endurance24 vous propose son analyse de l’année avec les points positifs et négatifs.

Les plus :

Le plateau : Nous avons l’impression de nous répéter chaque année, mais le niveau du championnat européen de la pyramide de l’ACO est toujours aussi impressionnant. Avec 42 voitures engagées sur chaque épreuve, soit le nombre maximal possible d’inscrits, le plateau ELMS est à la fois quantitatif et qualitatif.

LMP2 Pro-Am : Catégorie à part entière depuis cette année et n’étant plus acceptée en FIA WEC, elle n’a rien d’une catégorie de seconde zone. Elle fait au contraire la part belle à l’association de gentlemen drivers aux pilotes professionnels leur permettant de rivaliser pour la victoire au classement général. On a pu assister à de belles batailles notamment entre AF Corse et Racing Team Turkey (qui a même gagné la manche d’ouverture au général).

Kyffin Simpson : Discret et peu connu en Europe, le jeune Barbade de 19 ans s’est véritablement révélé au grand jour en Endurance pour sa toute première saison en LMP2, dont il a été couronné champion. Avec un programme en IndyCar chez Ganassi en 2024, Kyffin Simpson devrait se concentrer sur le championnat nord-américain. Un autre Silver a impressionné, le Chilien Nico Pino. Lui aussi âgé de 19 ans, le Chilien a impressionné au volant de l’Oreca 07 n°30 de Duqueine Team. Il finit 4e du championnat et est monté sur la 3e marche des LMP2 aux 24 Heures du Mans.

KYFFIN SIMPSON / © MPS Agency

La communication : Il convient de souligner les efforts réalisés par les équipes de Le Mans Endurance Management en termes de communication digitale, avec un contenu sur les réseaux sociaux. 

Les champions 2023 : Mention spéciale évidemment aux équipes et pilotes sacrés à l’issue de la saison : Algarve Pro Racing en LMP2 (James Allen, Kyffin Simpson, Alex Lynn), AF Corse en LMP2 Pro-Am (François Perrodo et Matthieu Vaxiviere), COOL Racing en LMP3 (Adrien Chila, Alejandro Garcia et Marcos Siebert) et Proton Competition en LMGTE (Zacharie Robichon, Ryan Hardwick et Alessio Picariello).

Paul-Loup Chatin a encore impressionné cette année avec une jolie pointe de vitesse sur l’Oreca 07 n°28 IDEC Sport. Le Français a signé une pole position lors de la dernière manche après l’Hyperpole décrochée aux 24 Heures du Mans. Tout cela plus un titre IMSA devrait permettre de voir le tricolore dans une autre équipe l’année prochaine et dans la catégorie supérieure. Affaire à suivre. D’autres nous ont impressionnés comme Oliver Jarvis, Louis Delétraz ou encore Alex Lynn.  

Les moins :

Inter Europol Competition : Victorieuse des 24 Heures du Mans en LMP2, l’écurie polonaise a connu l’une de ses plus mauvaises saisons en ELMS en terminant au dernier rang de la catégorie, malgré un podium au Castellet.

La sanction à l’encontre de WTM by Rinaldi Racing : L’écurie qui avait décroché la pole position des 4 Heures de Spa, a été par la suite purement et simplement exclue du meeting pour ne pas avoir fait rouler le pilote bronze Torsten Kratz durant les essais libres 2, constituant une infraction au règlement sportif. Une sanction du collège des commissaires jugée (trop) sévère.

© @MPS Agency / WTM BY RINALDI RACING

Silver : Une nouvelle fois, la catégorisation des pilotes a fait perler d’elle. Une nouvelle fois, certains pilotes n’étaient pas à leur place. Certes, nous avons mis Kyffin Simpson à l’honneur pour ses prestations et son titre (en rien usurpé), mais le jeune pilote avait roulé déjà à 14 reprises en IndyLights Series en 2022 avant de basculer en Asian Le Mans Series (3e au championnat) et en ELMS. Pire, Marino Sato, le « Silver » de United Autosports, qui a remporté 50 % des victoires en 2023, a déjà disputé 60 course de F3 et 81 de F2 ! Face à eux, on trouve de « vrais » Silver comme Paul Lafargue qui n’a jamais fait de karting ni de monoplace.  

Racing Spirit of Léman (un petit moins) : Malgré une première partie de saison remarquable (3e place à Barcelone et victoire au Castellet), on s’attendait à voir la sympathique écurie haut-savoyarde maintenir son niveau de jeu en LMP3 tout au long de l’année, mais ce ne fut malheureusement pas le cas. A la décharge de l’écurie de Patrick Barbier, elle est l’une des seules (avec Team Virage) à aligner deux Bronze et un seul Silver. Chapeau par contre pour le titre Michelin Le Mans Cup en GT3 avec l’Aston Martin (Arnold Robin et Valentin Hasse Clot).

Quelques déceptions : on attendait beaucoup de Panis Racing après sa 2e place en 2022, mais l’équipe française ne peut faire mieux que 3e et sans aucune victoire. COOL Racing un prometteur équipage en LMP2 a déçu avec notamment José Maria Lopez. Le pire a été atteint à Aragon où l’Argentin a accroché Malthe Jakobsen sur l’autre COOL Racing. Avec un Laurents Hörr impeccable pour sa première saison complète en LMP2, on attendait mieux d’IDEC Sport qui doit se contenter de la 5e place finale.

©  MPS Agency

Racing Team Turkey : dominant la première moitié de saison l’équipe, l’équipe turque s’est complétement effondrée ensuite à partir de Spa. Salih Yoluc voulait gagner au général, finalement l’équipe repart sans rien si ce n’est des victoires, mais pas de titre, ni d’invitation aux 24 Heures du Mans. Pourtant avec des pilotes comme Charlie Eastwood et Louis Delétraz, ca pouvait le faire ! 

Médias : Malgré un plateau impressionnant et des pilotes de renom, l’intérêt des médias a clairement baissé cette année, peut-être face à l’engouement suscité par le WEC et la catégorie Hypercar. 

Florian Defet / David Bristol 

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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