Kazuki Nakajima reprend du service au sein du Toyota Gazoo Racing pour les 24 Heures du Mans. Il avait pourtant décidé de se retirer des circuits depuis fin 2021 et depuis il a pris les fonctions de vice-président du Toyota Gazoo Racing Europe. Cependant, en début d’année, l’ancien pilote de F1 et triple vainqueur des 24 Heures du Mans a annoncé qu’il serait le pilote de réserve de l’équipe au Mans.
Toyota gagné Le Mans les dernières années. Comment est-il possible d’améliorer encore la voiture ?
Pour les ingénieurs de l’équipe, il y a toujours des améliorations possibles à apporter. En fait, l’objectif est tellement éloigné que l’on ne peut s’améliorer que pas à pas. Nous sommes donc toujours en train de faire progresser la voiture. Mais surtout entre l’année dernière et cette année, nous avons eu des changements assez importants sur la voiture. D’une manière générale, je pense que nous sommes satisfaits. Faisant désormais partie de la direction de Toyota Gazoo Racing, je me sens vraiment reconnaissant envers nos ingénieurs d’avoir réalisé une telle amélioration.

Qu’avez-vous amélioré au cours de l’hiver dernier ?
Il s’agit d’optimiser le poids et l’équilibre de la voiture et d’autres choses de ce genre. C’est une étape habituelle que nous essayons normalement de franchir et cette année, cela fonctionne très bien. Le plus important, c’est que les pilotes sont très satisfaits de leur voiture. C’est quelque chose qu’ils ont demandé ces deux dernières années, et maintenant les ingénieurs ont parfaitement répondu à leurs demandes. Je dirais que c’est une très bonne chose.
Qu’en est-il des concurrents ? A votre avis, qui est le plus fort selon vous ?
C’est difficile à dire, Ferrari sera rapide, je pense, les Cadillac ont une bonne fiabilité. Il est clair que ces ceux-là sont les plus grands rivaux. Maintenant, avec le nouvel ajustement de BOP, je sais que nous ne devrions pas parler de BOP, mais je pense que c’était déjà difficile pour nous, mais ça va l’être encore plus. Avec une voiture plus lourde, il va falloir être encore plus précis, rester bien concentrés pour tout faire pour gagner.

© Mathis Poirault
La dernière compétition remonte à fin avril à Spa. Qu’avez-vous fait depuis ?
Juste le shakedown de la voiture qui est un processus normal pour tout vérifier. Jusqu’à présent, tout va bien, nous nous sommes bien préparés, mais nous savons que Le Mans est une course spéciale et que l’on ne sait jamais ce qui va se passer à l’avance. Il faut vraiment croiser les doigts.
Je pensais que vous étiez un pilote retraité, mais vous êtes maintenant un pilote de réserve. Pourquoi ? Quel sera votre travail ?
En fait, ce dimanche je vais piloter un peu. En tant que pilote de réserve, je pense que nous devons faire un certain nombre de tours pour être prêts au cas où. Je n’ai pas l’intention de courir, alors espérons que nos pilotes pourront rouler dans de bonnes conditions. Quoi qu’il en soit, en tant que pilote de réserve, mon rôle est essentiellement d’être prêt au cas où quelque chose se produirait. C’est essentiellement ce que nous visons pour demain.
Pourquoi avez-vous changé de décision ?
Je n’ai pas changé ma décision. Je suis toujours à la retraite, mais je suis un pilote de réserve. Nous avions besoin d’un pilote de réserve, mais Nyck (De Vries) avait une bonne chance de faire de la F1, et c’est ce qu’il s’est passé (il est chez Alpha Tauri, ndlr), nous ne voulions pas rester bloqués sur ce souci. Comme il y a beaucoup de constructeurs qui reviennent, il n’était facile de trouver la bonne personne comme pilote de réserve. En fin de compte, on a décidé que je jouerais ce rôle, c’est tout !
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