Avoir son nom inscrit au palmarès des 24 Heures du Mans n’est pas donné à tous les pilotes. Julien Andlauer fait partie du club des vainqueurs de la classique mancelle grâce à la victoire décrochée en 2018, en LMGTE Am. Il s’agissait de sa toute première participation.
Après avoir disputé les deux grandes classiques américaines, Daytona et Sebring, mais aussi la manche américaine du FIA WEC et les 24 Heures du Nürburgring le week-end dernier, le pilote Porsche revient dans la Sarthe pour une 5e fois consécutive, à 22 ans seulement. Il épaulera cette année Cooper MacNeil et Thomas Merrill sur la Porsche 911 RSR n°79 du WeatherTech Racing.
« Renouveler avec Proton Competition, même si la voiture est engagée sous le nom de WeatherTech, c’est cool, » s’est réjoui le Lyonnais lors du Pesage. « Je reste dans la famille pour la cinquième année consécutive au Mans. J’ai pu faire le début de saison avec Cooper en IMSA, en disputant les 24 Heures de Daytona et les 12 Heures de Sebring. Thomas nous rejoint pour les 24 Heures du Mans et on sait à quel point c’est un bon Gentleman. Nous avons un bon potentiel pour Le Mans. Cela fait du bien de retrouver le public et cette atmosphère unique, le tout devant plus de 200 000 personnes la semaine prochaine. »

© Marius Hecker/focuspackmedia.com
Pensez-vous avoir le potentiel pour jouer la gagne ?
« Les équipages et les équipes en Pro-Am sont très costauds. Il y a un gros niveau. Je pense qu’il y a au moins 5 ou 6 voitures qui peuvent jouer la gagne. Le rythme en course fera la différence, mais il faudra surtout veiller à ne pas commettre d’erreur et ne pas écoper de pénalité, tout en préservant la voiture pour la fin de course. On le sait, au Mans, il est très compliqué de rattraper du temps perdu. Il faudra être dans le rythme dès le début, rester dans le paquet de tête histoire de ne pas se faire distancer par une Safety Car. On connaîtra notre potentiel durant les essais libres de la semaine. On sait qu’on a une semaine difficile qui nous attend avec la météo… Un podium serait bien. Le top 5 est quasiment le minimum de ce qu’on souhaite faire. »
La Balance de Performance vous semble-t-elle cohérente ?
« On ne se sait jamais vraiment comment cela peut évoluer dans la semaine. Il n’y a pas trop besoin de revenir sur ce qui s’est passé l’année dernière ; c’était très clair pour tout le monde. A voir cette année ce qu’il en sera. Les chiffres sont les chiffres, la piste nous permettra de tirer les enseignements et voir si tout le monde joue le jeu comme c’est demandé. Je sais que chez Porsche, nous sommes irréprochables là-dessus. En tant que pilote, notre boulot n’est pas de gérer la BoP, c’est de piloter 24 heures avec une bonne auto, un bon rythme, que mes coéquipiers soient prêts et puissent aborder la course sereinement. »

© Porsche
Quel bilan dressez-vous de vos 24 Heures du Nürburgring ?
« Chaque grande course, on sait ce que c’est. Il y a beaucoup de facteurs à réunir pour arriver à avoir du succès et des résultats. Là, nous avions tout. L’équipage était incroyable avec Mathieu (Jaminet) et Matt (Campbell), on bossait tous dans la même direction et l’équipe était très professionnelle. Il faut savoir qu’on a construit le projet en très peu de temps. C’était d’autant mieux que nous étions en tête de la course après 2h30 et il s’est passé ce qu’il est arrivé. C’est vraiment très dommageable, car nous avions le potentiel pour jouer la victoire. »
Porsche prépare activement son retour dans la catégorie reine de l’Endurance. Avez-vous pu prendre le volant de la LMDh ?
« On aimerait tous y aller. Je n’ai pas roulé dans la voiture. Je pense qu’il me reste encore une ou deux étapes à passer, notamment rouler sur une voiture usine pour préparer et emmagasiner un peu plus d’expérience technique avec Porsche. »
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