| 15 avril 2023 | par

Julien Andlauer (Porsche) : « marquer la fin de cette ère magnifique par de belles victoires »

Julien Andlauer est de retour à plein temps en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA avec Dempsey-Proton Racing, en LMGTE Am. Le Lyonnais aura fort à faire cette année avec une vingtaine de courses à son calendrier 2023, entre le WEC, l’ELMS, l’IMSA et la Nordschleife… Entretien.

Julien, comment s’est monté ce programme ?

« C’est le fruit de longues discussions avec Porsche et Chris (Christian Ried, propriétaire de Proton Competition. Ndlr). Porsche voulait me proposer un programme un peu différent et j’ai toujours été en contact avec Chris, qui m’a proposé de faire le double programme WEC et ELMS avec lui, dans sa voiture. C’est un retour aux sources. Je suis super excité, que ce soit de revenir dans l’équipe qui est devenue une famille, et dans la voiture avec Chris et Mikkel, qui est un très bon Silver, mais aussi pour la dernière année de la GTE. La 911 RSR est un bijou sur roues et c’est très plaisant à piloter. J’ai aussi mon programme sur la Nordschleife avec Rutronik, là aussi avec un très bon équipage. J’ai disputé NLS2 et je ferai les 24 Heures du Nürburgring, mais je pourrais difficilement en faire plus. En plus de ça, je fais les Endurance en IMSA ; j’ai fait Sebring et je ferai Watkins Glen et Petit Le Mans, avec Kelly Moss. Cela me fait un programme d’une petite vingtaine de courses cette année. »

Julien Andlauer est de retour à plein temps en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA avec Dempsey-Proton Racing, en LMGTE Am. Le Lyonnais aura fort à faire cette année avec une vingtaine de courses à son calendrier 2023, entre le WEC, l’ELMS, l’IMSA et la Nordschleife… Entretien. Julien, comment s’est monté ce programme ? « C’est le fruit de longues discussions avec Porsche et Chris (Christian Ried, propriétaire de Proton Competition. Ndlr). Porsche voulait me proposer un programme un peu différent et j’ai toujours été en contact avec Chris, qui m’a proposé de faire le double programme WEC et ELMS avec lui, dans sa voiture. C’est un retour aux sources. Je suis super excité, que ce soit de revenir dans l’équipe qui est devenue une famille, et dans la voiture avec Chris et Mikkel, qui est un très bon Silver, mais aussi pour la dernière année de la GTE. La 911 RSR est un bijou sur roues et c’est très plaisant à piloter. J’ai aussi mon programme sur la Nordschleife avec Rutronik, là aussi avec un très bon équipage. J’ai disputé NLS2 et je ferai les 24 Heures du Nürburgring, mais je pourrais difficilement en faire plus. En plus de ça, je fais les Endurance en IMSA ; j’ai fait Sebring et je ferai Watkins Glen et Petit Le Mans, avec Kelly Moss. Cela me fait un programme d’une petite vingtaine de courses cette année. » 2023 vous permet de vous relancer après des saisons clairsemées ? « Je suis très content d’avoir à nouveau une saison complète, avec deux programmes complets, dans des voitures compétitives et dans de beaux championnats. Les deux ou trois dernières années, c’était l’enfer. Que ce soit à cause des budgets, et le Covid par la suite qui m’a gâché de grosses opportunités, comme d’être sur la Grello sur la Nordschleife, d’être sur la n°94 officielle au Mans. Ce ne sont pas des occasions qui se présentent tous les ans. Je n’avais jamais fait un championnat entier durant les trois dernières années. » Comment expliquez-vous cela ?  « Je pense que j’ai été chat noir sur deux ou trois coups. Le Covid, je n’en parle pas, car tout le monde a été malchanceux, mais les constructeurs ont réussi à maintenir leur budget et à faire vivre bon nombre d’acteurs. C’est plutôt à cause des programmes qui n’ont pas été au bout, comme WeatherTech Racing l’année dernière avec Cooper qui ne se sentait pas aussi bien qu’il l’espérait avec la Porsche. » Quels objectifs vous fixez-vous ? « L’objectif est de marquer la fin de cette ère magnifique par de belles victoires, de beaux résultats, de belles batailles pour gagner le championnat. C’est le Centenaire des 24 Heures du Mans et la dernière année de la voiture, je pense qu’on a une belle carte à jouer. » Avec deux podiums à l’issue des 1000 Miles de Sebring et 12 Heures de Sebring, votre week-end en Floride a été fructueux ? « C’était un très beau week-end. En considérant la vitesse générale et les équipages en face de nous, nous n’avions pas les line-up les plus forts. En face, nous avions des gentlemen vraiment affûtés qui roulent parfois plus que moi dans l’année. Il suffit de ne jamais rien lâcher, du début à la fin, toujours y croire, et essayer de trouver la meilleure stratégie, toujours anticiper pour que ça paye à la fin. Deux podiums en un week-end, je suis rentré avec un peu plus de poids dans les bagages (sourire). » En tant que pilote officiel Porsche, comment voyez-vous avenir au sein du constructeur ? « Aujourd’hui, je ne peux pas prétendre à un baquet dans une Porsche LMDh. Bien sûr, ce serait l’objectif à moyen terme, mais je n’ai que 23 ans. J’ai fait de belles choses depuis le début de mon aventure, mais je n’ai jamais gagné de grands titres majeurs, à part en Porsche Cup. Il y a eu de belles victoires en WEC et dans d’autres disciplines, mais ce n’est pas suffisant pour s’assoir à la même table que les pilotes Hypercar. Si je prends l’exemple de Matt et Mathieu, qui sont les plus jeunes, ce n’était pas simple pour eux de s’imposer en tant que jeune pilote, mais ils ont amplement mérité leur place au regard des dernières années qu’il ont accomplies. Si je me compare à eux, je n’en suis pas encore là ! Je fais mon chemin petit à petit, je grimpe »

© Nico Deumille

2023 vous permet de vous relancer après des saisons clairsemées ?

« Je suis très content d’avoir à nouveau une saison complète, avec deux programmes complets, dans des voitures compétitives et dans de beaux championnats. Les deux ou trois dernières années, c’était l’enfer. Que ce soit à cause des budgets, et le Covid par la suite qui m’a gâché de grosses opportunités, comme d’être sur la Grello sur la Nordschleife, d’être sur la n°94 officielle au Mans. Ce ne sont pas des occasions qui se présentent tous les ans. Je n’avais jamais fait un championnat entier durant les trois dernières années. »

Comment expliquez-vous cela ?

 « Je pense que j’ai été chat noir sur deux ou trois coups. Le Covid, je n’en parle pas, car tout le monde a été malchanceux, mais les constructeurs ont réussi à maintenir leur budget et à faire vivre bon nombre d’acteurs. C’est plutôt à cause des programmes qui n’ont pas été au bout, comme WeatherTech Racing l’année dernière avec Cooper qui ne se sentait pas aussi bien qu’il l’espérait avec la Porsche. »

Quels objectifs vous fixez-vous ?

« L’objectif est de marquer la fin de cette ère magnifique par de belles victoires, de beaux résultats, de belles batailles pour gagner le championnat. C’est le Centenaire des 24 Heures du Mans et la dernière année de la voiture, je pense qu’on a une belle carte à jouer. »

Julien Andlauer est de retour à plein temps en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA avec Dempsey-Proton Racing, en LMGTE Am. Le Lyonnais aura fort à faire cette année avec une vingtaine de courses à son calendrier 2023, entre le WEC, l’ELMS, l’IMSA et la Nordschleife… Entretien. Julien, comment s’est monté ce programme ? « C’est le fruit de longues discussions avec Porsche et Chris (Christian Ried, propriétaire de Proton Competition. Ndlr). Porsche voulait me proposer un programme un peu différent et j’ai toujours été en contact avec Chris, qui m’a proposé de faire le double programme WEC et ELMS avec lui, dans sa voiture. C’est un retour aux sources. Je suis super excité, que ce soit de revenir dans l’équipe qui est devenue une famille, et dans la voiture avec Chris et Mikkel, qui est un très bon Silver, mais aussi pour la dernière année de la GTE. La 911 RSR est un bijou sur roues et c’est très plaisant à piloter. J’ai aussi mon programme sur la Nordschleife avec Rutronik, là aussi avec un très bon équipage. J’ai disputé NLS2 et je ferai les 24 Heures du Nürburgring, mais je pourrais difficilement en faire plus. En plus de ça, je fais les Endurance en IMSA ; j’ai fait Sebring et je ferai Watkins Glen et Petit Le Mans, avec Kelly Moss. Cela me fait un programme d’une petite vingtaine de courses cette année. » 2023 vous permet de vous relancer après des saisons clairsemées ? « Je suis très content d’avoir à nouveau une saison complète, avec deux programmes complets, dans des voitures compétitives et dans de beaux championnats. Les deux ou trois dernières années, c’était l’enfer. Que ce soit à cause des budgets, et le Covid par la suite qui m’a gâché de grosses opportunités, comme d’être sur la Grello sur la Nordschleife, d’être sur la n°94 officielle au Mans. Ce ne sont pas des occasions qui se présentent tous les ans. Je n’avais jamais fait un championnat entier durant les trois dernières années. » Comment expliquez-vous cela ?  « Je pense que j’ai été chat noir sur deux ou trois coups. Le Covid, je n’en parle pas, car tout le monde a été malchanceux, mais les constructeurs ont réussi à maintenir leur budget et à faire vivre bon nombre d’acteurs. C’est plutôt à cause des programmes qui n’ont pas été au bout, comme WeatherTech Racing l’année dernière avec Cooper qui ne se sentait pas aussi bien qu’il l’espérait avec la Porsche. » Quels objectifs vous fixez-vous ? « L’objectif est de marquer la fin de cette ère magnifique par de belles victoires, de beaux résultats, de belles batailles pour gagner le championnat. C’est le Centenaire des 24 Heures du Mans et la dernière année de la voiture, je pense qu’on a une belle carte à jouer. » Avec deux podiums à l’issue des 1000 Miles de Sebring et 12 Heures de Sebring, votre week-end en Floride a été fructueux ? « C’était un très beau week-end. En considérant la vitesse générale et les équipages en face de nous, nous n’avions pas les line-up les plus forts. En face, nous avions des gentlemen vraiment affûtés qui roulent parfois plus que moi dans l’année. Il suffit de ne jamais rien lâcher, du début à la fin, toujours y croire, et essayer de trouver la meilleure stratégie, toujours anticiper pour que ça paye à la fin. Deux podiums en un week-end, je suis rentré avec un peu plus de poids dans les bagages (sourire). » En tant que pilote officiel Porsche, comment voyez-vous avenir au sein du constructeur ? « Aujourd’hui, je ne peux pas prétendre à un baquet dans une Porsche LMDh. Bien sûr, ce serait l’objectif à moyen terme, mais je n’ai que 23 ans. J’ai fait de belles choses depuis le début de mon aventure, mais je n’ai jamais gagné de grands titres majeurs, à part en Porsche Cup. Il y a eu de belles victoires en WEC et dans d’autres disciplines, mais ce n’est pas suffisant pour s’assoir à la même table que les pilotes Hypercar. Si je prends l’exemple de Matt et Mathieu, qui sont les plus jeunes, ce n’était pas simple pour eux de s’imposer en tant que jeune pilote, mais ils ont amplement mérité leur place au regard des dernières années qu’il ont accomplies. Si je me compare à eux, je n’en suis pas encore là ! Je fais mon chemin petit à petit, je grimpe »

© Nico Deumille

Avec deux podiums à l’issue des 1000 Miles de Sebring et 12 Heures de Sebring, votre week-end en Floride a été fructueux ?

« C’était un très beau week-end. En considérant la vitesse générale et les équipages en face de nous, nous n’avions pas les line-up les plus forts. En face, nous avions des gentlemen vraiment affûtés qui roulent parfois plus que moi dans l’année. Il suffit de ne jamais rien lâcher, du début à la fin, toujours y croire, et essayer de trouver la meilleure stratégie, toujours anticiper pour que ça paye à la fin. Deux podiums en un week-end, je suis rentré avec un peu plus de poids dans les bagages (sourire). »

En tant que pilote officiel Porsche, comment voyez-vous avenir au sein du constructeur ?

« Aujourd’hui, je ne peux pas prétendre à un baquet dans une Porsche LMDh. Bien sûr, ce serait l’objectif à moyen terme, mais je n’ai que 23 ans. J’ai fait de belles choses depuis le début de mon aventure, mais je n’ai jamais gagné de grands titres majeurs, à part en Porsche Cup. Il y a eu de belles victoires en WEC et dans d’autres disciplines, mais ce n’est pas suffisant pour s’assoir à la même table que les pilotes Hypercar. Si je prends l’exemple de Matt et Mathieu, qui sont les plus jeunes, ce n’était pas simple pour eux de s’imposer en tant que jeune pilote, mais ils ont amplement mérité leur place au regard des dernières années qu’il ont accomplies. Si je me compare à eux, je n’en suis pas encore là ! Je fais mon chemin petit à petit, je grimpe »

Journaliste depuis 2018 Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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