| 8 septembre 2023 | par

José Maria Lopez : « Fuji est essentiel pour Toyota à plus d’un titre ! »

© Nico Deumille

José Maria Lopez a cette année un emploi des plus chargés entre les courses ELMS en LMP2 et le Championnat du Monde d’Endurance de la FIA avec Toyota (n°7 avec Kamuii Kobayashi et Mike Conway). L’Argentin est revenu avec nous sur sa première partie d’année et, notamment, sur des 24 Heures du Mans dures à avaler.

La grande surprise en tout début de saison a été l’annonce de la présence du double champion du monde WEC et vainqueur des 24 Heures du Mans, José Maria Lopez, en l’ELMS en LMP2. Il roule au sein de l’équipe suisse COOL Racing sur la n°47 en compagnie de Vladislav Lomko et Reshad de Gerus. « J’essayais, depuis quelques années de rouler en LMP2 «  explique Pechito.  » C’est un type de voiture que je n’avais jamais piloté auparavant et j’aime vraiment la série. L’occasion s’est présentée grâce, notamment, à mon très bon ami Nicolas (Lapierre). C’est arrivé au bon moment car je voulais aussi faire un peu plus de courses car il n’y en a que sept en WEC, j’avais envie de rouler un peu plus, d’être davantage sur les circuits.» Pour le moment, le pilote argentin a terminé deux fois 4e et une fois 5e (à Aragon). Il dresse un bilan mitigé. « D’un côté, nous sommes très forts en termes de qualifications, mais n’avons pas encore été en mesure de tout mettre bout à bout en course. Je pense que nous aurions mérité un peu plus à Barcelone tout comme au Paul Ricard. Le niveau, la compétition sont si élevés qu’il est difficile de tout mettre en place. Nous travaillons pour ca, l’objectif de l’équipe est de gagner des courses et d’être un protagoniste pour le titre. » (l’équipage n’est qu’à 16 points des leaders)…

© MPS Agency

En tout cas, le pilote de 40 ans prend beaucoup de plaisir à évoluer en ELMS et en LMP2. « L’équipe travaille très bien, j’ai beaucoup moins de pression, honnêtement, j’aime vraiment être ici. » Cependant, il a fallu faire des ajustements notamment dans son pilotage pour s’adapter à l’Oreca 07. « Cela n’a pas été facile et je pense que je suis encore en train d’apprendre certaines choses. Mais j’ai déjà signé la pole position au Castellet, je me sens bien et mon rythme est bon. Je sais que j’ai encore des progrès à faire, ce n’était que ma troisième course en Espagne, surtout si l’on considère que la plupart des pilotes sont des spécialistes du LMP2. En tout cas, je m’habitue et je me sens de mieux en mieux dans la voiture. »

Comme il l’a précisé, l’ELMS est plus « cool » que le WEC en termes de pression. « Une partie de mon cœur se trouve au WEC » affirme-t-il. « J’y suis depuis de nombreuses années avec Toyota. C’est un championnat mondial et la GR010 Hybrid est une voiture formidable à piloter. Cela reste ma principale priorité aujourd’hui, mais j’aime courir avec n’importe quelle voiture à partir du moment que je suis compétitif et que je peux me battre pour la victoire. » Justement, deuxième du championnat WEC (à moins de 20 points de l’équipage n°8 au niveau des pilotes et à 26 de Ferrari au niveau des constructeurs), le titre est toujours à portée de main. « Ca va être difficile car il ne reste que deux courses. Nous sommes la voiture qui a gagné le plus de courses, trois sur cinq. Nous avons été très compétitifs mais avons été déçus d’avoir perdu beaucoup de points à Portimão et au Mans, alors que ni l’une ni l’autre n’a été une erreur du pilote ou de l’équipe. L’important, bien sûr, est de remporter le championnat avec l’équipe, c’est l’objectif principal. De notre côté, nous essayerons de marquer le plus de points possibles et de voir si nous avons encore des chances, au moins jusqu’à la dernière course à Bahreïn. »

José Maria Lopez : "Fuji est essentiel pour Toyota à plus d'un titre !" © Joao Filipe / DPPI

Evidemment, le sujet du moment est la manche WEC à Fuji, au Japon, le pays de Toyota, qui se déroule ce week-end. Une course très importante pour la marque, mais aussi pour les pilotes. « Je ne ressens pas plus de pression, mais bien sûr, c’est un grand événement. Après Le Mans, il s’agit du plus grand et est essentiel pour le constructeur. Ce tracé a souvent été bon pour nous et c’est toujours une semaine spéciale. Nous organisons de nombreux événements, allons visiter les usines, rencontrons les gens de Toyota. C’est l’occasion de voir des gens que nous ne voyons pas pendant l’année. C’est aussi une bonne chose pour nous.»

Ce sera une très grosse bagarre en piste car tout pourrait basculer au Japon. « Ce sera une belle bataille avec les Ferrari, sans aucun doute. Nous avons gagné par le passé à Fuji et à Bahreïn avec la n°7. Comme je l’ai dit, il sera important pour nous de marquer de bons points, de battre la concurrence et d’essayer d’obtenir un bon résultat pour l’équipe. » Une fois la version 2023 du WEC achevée, il sera alors temps de penser à la prochaine campagne. « Nous avons déjà vécu une année formidable avec ce plateau 2023. Mais c’est sûr, ce sera encore mieux l’année prochaine avec davantage de marques, j’ai hâte d’y être. »

© MPS Agency

 

 

 

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