Jimmie Johnson est certainement l’une des pilotes les plus titrés du plateau de cette édition du Centenaire des 24 Heures du Mans. L’Américain en effet a été sacré sept fois champion NASCAR Cup Series et il s’attaque à l’Endurance depuis quelques saisons principalement en IMSA. Cette année, il est impliqué dans le Garage 56 avec la NASCAR et deux supers coéquipiers : Jenson Button et Mike Rockenfeller.
Quel est votre sentiment avant la course ?
» Le Mans est un moment très spécial pour de très nombreuses raisons. J’ai toujours eu un grand intérêt pour les courses de voitures de sport. Au début de ma carrière en NASCAR, j’ai participé plusieurs fois aux 24 Heures de Daytona dans l’espoir de pouvoir un jour venir au Mans. Cette année, cela a fonctionné, c’est la première année où je suis disponible et en mesure de faire Le Mans et en plus avec ma famille NASCAR, Hendrick et Chevrolet. C’est vraiment formidable. C’est une expérience formidable qui fait vraiment du bien. Tous nos essais nous ont permis de nous sentir à l’aise avec la voiture et tout se passe bien. C’est un peu décevant de savoir que la pluie arrive car sur le sec, les performances de la voiture et notre potentiel est plus élevé. »
Lorsque vous êtes arrivé au Mans, qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
« Je dirais l’ampleur, en particulier, sur la voie des stands, de ce qui est requis de la part des équipes au cours des deux semaines, L’engagement en matière d’infrastructure et l’ampleur de la tâche sont tout simplement époustouflants. »

Qu’en est-il du circuit ? Quel est votre sentiment ?
» Pour moi, c’était très intéressant d’arriver et de piloter sur la ligne droite des Hunaudières, puis d’entrer dans la partie intérieur du circuit. Lors de la reconnaissance du circuit, j’ai littéralement pensé que la ligne droite des Hunaudières serait fermée, mais elle était toujours en service. J’avais entendu dire que le circuit était constitué de routes publiques, mais je pensais qu’il s’agissait de quelque chose d’occasionnel, je ne pensais pas que c’était une nationale utilisée tous les jours, c’est assez impressionnant. »
La voiture du Mans est-elle si différente de celle que vous conduisiez en Sprint Cup auparavant ?
« C’est différent surtout à cause de la nouvelle génération. J’ai conduit une Gen 6 la dernière fois, mais honnêtement, le châssis est celui de la prochaine génération. Elle a été mise au régime (rires), avec un peu plus d’éléments aérodynamiques et des freins en fibre de carbone. Mais honnêtement, c’est proche et cela nous a un peu inquiétés en arrivant, surtout dans les virages rapides comme les Porsche. Comme nous l’avons constaté lors de la première journée d’essais, la voiture a un bon rythme, surtout par rapport aux voitures GT. »
Quels sont les tronçons du circuit du Mans les plus agréables pour vous au volant de la Camaro ?
« Je dirais que comme un fan qui regarde la course, le fait d’entrer dans la chicane Ford et d’arriver dans la ligne droite des stands ensuite est une expérience fantastique, tellement emblématique, surtout hier soir, quand il y avait la Grande Roue de nuit. Lorsque vous passez les Virages Porsche, vous pouvez la voir, c’est vraiment cool. »

L’ordre des pilotes a-t-il été fixé ?
« Oui. Rocky commencera puisqu’il a qualifié la voiture. L’ordre, c’est Rocky, Jimmy et Jenson. Nous allons commencer par des relais simples puis passer à des doubles en soirée. «
Les fans sont vraiment amoureux de la Camaro. Êtes-vous surpris par la popularité d’une voiture de NASCAR en France ?
« Je le suis et beaucoup des gens que j’ai rencontrés sont des fans de NASCAR. C’est incroyable. J’ai entendu dire que la NASCAR avait des fans en Europe, mais en voir autant et ressentir ce soutien est vraiment cool, incroyable. »
Vous faites partie de la famille GM. Cadillac participe WEC, peut-être avez-vous envie de courir avec une Hypercar ?
« J’aimerais bien. J’ai piloté dans la catégorie reine de l’IMSA les deux dernières saisons au volant d’une Cadillac DPI. J’ai participé, je crois, à 11 24 Heures de Daytona en essayant d’acquérir de l’expérience, tout en espérant qu’un jour je pourrai courir et remporter soit une catégorie, soit le classement général au Mans. Je suis donc plein d’espoir et je pense que c’est une excellente occasion pour moi d’apprendre l’épreuve, le circuit afin de pouvoir peut-être revenir l’année prochaine. Je vais donc travailler très dur dans ce sens. »
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