Jenson Button s’est essayé à l’Endurance pour la première fois en 2018 lorsqu’il a disputé les 24 Heures du Mans avec l’équipe SMP Racing en LMP1 (abandon sur problèmes électriques). Il a ensuite couru à Silverstone, Fuji (4e) et Shanghai (3e) lors de cette saison 2018/2019 du WEC. Depuis plus de grosses apparitions dans la discipline jusqu’à juin dernier où il a pris part, pour la deuxième fois de sa carrière, aux 24 Heures du Mans au sein du projet NASCAR Garage 56 au volant de la Chevrolet Camaro NASCAR Next Gen. Il y faisait équipe avec Jimmie Johnson et Mike Rockenfeller. Il retrouvera dans une dizaine de jours le pilote allemand pour disputer Petit Le Mans pour le compte de JDC-Miller MotorSports sur la Porsche 963 LMDh de l’écurie.
Le pilote de 43 ans n’a pas eu besoin de réfléchir longtemps à l’invitation. « Je suis pilote de course. Je pourrais m’asseoir dans mon canapé et ne rien faire, mais pourquoi voudrais je faire ça ? Je dois courir. L’IMSA est quelque chose que je regarde depuis des années. J’adore les courses d’endurance, le travail d’équipe qui y est associé et la façon dont les pilotes doivent travailler ensemble plutôt que d’être rivaux au sein de l’équipage. La course est tout simplement géniale. » Lors de cette épreuve de Petit Le Mans, il signera trois premières : piloter un prototype Porsche, participer au championnat IMSA WeatherTech SportsCar et courir sur le Michelin Raceway Road Atlanta. Il rejoindra donc Mike Rockenfeller et Tijmen van der Helm dans la Porsche 963 n°5 pour la sixième course de l’équipe en tant que première équipe cliente en GTP cette saison.
Lors d’un essai avec cette auto la semaine dernière au Michelin Raceway, Jenson Button a piloté pour la première fois depuis 2019 une voiture à fort appui. « Les 10 premiers tours ont été un peu un choc. S’habituer à nouveau aux voitures avec un fort appui et à un circuit rapide, fluide, aveugle et impitoyable était intéressant. Pour être honnête, j’ai adoré le défi. Je me sens chez moi au volant de voitures avec beaucoup de charge. C’est dans mon ADN, c’est ce que je fais depuis deux décennies. » Les ambitions seront importantes pour le trio de pilotes en vue de cette 26e édition de la classique américaine. « Il serait dangereux de ne pas se donner à fond. Vous n’êtes pas là pour laisser passer les autres, mais pour courir. C’est un championnat mais c’est aussi une course à part entière. Vous voulez faire de votre mieux. Aucun quartier ne sera fait, certainement pas. Dès que vous commencez à prendre un peu plus de facilité avec les gars qui se battent pour un championnat, cela ne fait qu’empirer les choses. »

© IMSA
Avec son titre de champion du monde de F1 2009, il vient grossir les rangs des stars présentes lors de cette finale de l’IMSA. Citons, Josef Newgarden, vainqueur en titre des 500 miles d’Indianapolis, chez Porsche Penske Motorsport, Scott McLaughlin, coéquipier de Newgarden en IndyCar, chez Tower Motosport, Scott Dixon (Cadillac), sextuple champion IndyCar Series, et Helio Castroneves (Acura), quadruple vainqueur de l’Indy 500. « C’est sympa de voir des pilotes de différentes catégories participer et être compétitifs. C’est une bonne chose que des pilotes du monde entier veuillent s’essayer à la course d’endurance. »
L’endurance, c’est tellement génial, que Jenson Button cherche à y rouler toute la saison 2024 . Il est annoncé sur la 2e Porsche 963 de Hertz Team Jota en WEC en compagnie de Robert Kubica et une autre champion du monde de F1, Sebastian Vettel. Mais les course longue distance de la Michelin Endurance Cup de l’IMSA ne serait pas pour lui déplaire en plus. « Il existe quelques très bonnes options. L’Endurance est la discipline dans laquelle je veux être. Les courses multi catégories ajoutent la difficulté au niveau de la gestion du trafic. Il y a toujours beaucoup plus d’action à cause de cela. De la façon dont fonctionne l’IMSA, vous ne savez pas qui va gagner avant la dernière voiture de sécurité. Les courses d’endurance sont ce qu’il y a de mieux ».
En tout cas, le Britannique n’est pas prêt à raccrocher son casque. Son age n’est surtout pas un problème pour lui alors qu’un Fernando Alonso, double champion du monde, est toujours compétitif en F1 à 42 ans. En tout cas, l’envie est toujours là ainsi que l’esprit de compétition. « En tant que pilote de course, ce désir de compétition ne vous quitte jamais. Tant que je veux toujours courir, que je suis toujours en bonne santé et en forme et que mes réactions sont toujours là, il n’y a aucune raison d’arrêter. Quand j’arriverai à un point où j’aurai perdu l’envie, je ne ferai plus de course aussi sérieuse. Mais pour l’instant, j’ai l’impression d’avoir beaucoup d’années devant moi, d’avoir 20 ans quand il s’agit de course. Je courrai aussi longtemps que je peux. » Et on ne va surtout pas ce plaindre d’avoir des pilotes aussi talentueux et charismatiques que lui. Tout le monde a y gagner : le pilote lui-même, les fans et l’Endurance en général avec la lumière qu’il met sur la discipline !

© IMSA
![[ENDURANCE24]LOGO_2021_RVB-3](http://endurance.pulsdev.fr/wp-content/uploads/2021/11/ENDURANCE24LOGO_2021_RVB-3.png)





