Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas de Jules dont nous allons parler, mais bien de son père, Jean-Marc. Et pour cause, l’emblématique pilote ardéchois, aux 11 participations aux 24 Heures du Mans, dont une 2e place au classement général il y a 25 ans, en 1997 sur une McLaren F1 GTR, fait son retour à la compétition le temps d’un week-end.
Cette pige au volant d’une Mitjet 2L engagée au Castellet lors du Trophée Mitjet Nord Europe, en support de l’European Le Mans Series, n’est pas le fruit du hasard. Bastien Ostian, associé à Jules Gounon dans l’entreprise JBR Management, en a été l’instigateur, pour le plus grand plaisir des deux intéressés. « Avec Jules (Gounon), nous sommes associés dans JBR Management, nous sommes aussi associés dans Drivers Club, nous sommes amis, et je lui ai toujours dit « J’aimerais tellement faire une course avec toi » et Jules m’avait dit « oui, OK, si tu veux, on fait la Mitjet », » nous explique Bastien Ostian. « On s’était mis d’accord sur ce week-end, mais au dernier moment, Mercedes lui a demandé de faire une séance d’essai à Road America et il a dû partir vendredi en avion. Ensuite, l’idée est venue que Jean-Marc, que je vois souvent, le remplace. Un Gounon peut en cacher un autre (sourire). Et on en a parlé avec Mitjet et les choses se sont faites. C’est un honneur pour moi de partager le volant avec un ancien pilote de F1 et qui a gagné en catégorie et qui a terminé deuxième au général des 24 Heures du Mans. »

Bastien Ostian et Jean-Marc Gounon
Malgré ce palmarès impressionnant et du haut de ses 60 ans, Jean-Marc Gounon prend du plaisir à découvrir la Mitjet qui, selon lui, incarne l’essence même du sport automobile. « Cela va faire 15 ans que je n’avais plus fait de course. Cela fait un peu bizarre au début, même si je vais sur les circuits de temps en temps avec Jules. C’est super sympa de retrouver ce côté-là. La Mitjet aujourd’hui, c’est un peu la Formule Renault des années 80. Tu avais ta caravane et tu dormais juste derrière. C’est un peu cette ambiance qu’on retrouve et c’est l’antithèse de ce vers quoi va tout le monde, c’est-à-dire des budgets inflationnistes, des structures de folie et tout ça pour faire une course. Tu te fais autant plaisir à rouler en Mitjet, que tu te ferais autant plaisir à rouler en F3 ou en F1, parce qu’au final, tout le monde va à la même vitesse. Donc ça reste de la course pure. Tu peux avoir l’amateur qui se fait plaisir, le petit jeune qui a envie de goûter à ça, le mec qui bosse toute la semaine pour prendre l’air. C’est vraiment sans prétention et finalement, c’est une bonne approche. »
L’occasion de rappeler que la Mitjet constitue une bonne voie d’accession au sport automobile, avec des coûts maîtrisés. « En tant que manager, j’attache beaucoup d’importance au fait qu’il y ait des catégories en sport auto qui permettent aux jeunes de s’exprimer, aux jeunes qui n’ont pas beaucoup de budget. Et Jules, c’est un peu son histoire. Peut-être que dans un autre contexte, il aurait peut-être pu faire de la Mitjet. Et on voit, il y a quand même une inflation des budgets qui est énorme. Et avoir une série comme ça qui permet aux jeunes de s’exprimer, de faire de la vraie course, apprendre à rouler en peloton, je trouve que c’est génial et c’est pour ça que je suis vraiment admiratif de ce qu’ont fait Stéphane Roux et Christophe Cresp, » conclut Bastien Ostian.
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