Peugeot Sport a dévoilé officiellement sa Peugeot 9X8 qui entrera en Championnat du Monde d’Endurance l’été prochain, lors d’une présentation en grande pompe à Portimão au Portugal.
Les six pilotes du programme Hypercar de la firme au lion étaient présents, dont l’un des deux Français, Jean-Eric Vergne qui a répondu aux questions d’une poignée de journalistes.
Que pensez-vous de cette Peugeot 9X8 et quel est votre ressenti après tout ce chemin parcouru jusqu’à ce jour ?
« C’est une voiture super. Je trouve qu’elle est bien née, » nous déclare le double champion de Formula E avec DS Techeetah. « Elle a connu une bonne évolution depuis la première fois que j’ai roulé avec. La courbe de progression est immense, tant par notre compréhension que par la performance de la voiture, sa maniabilité, son moteur et son châssis. On continue de travailler très dur pour continuer sur ce niveau de progression avant d’arriver à Monza. »
Que ressentez-vous aujourd’hui en présentant cette voiture ?
« Les pilotes ont signé quasiment en même temps que les ingénieurs et mécaniciens. On a donc signé sans savoir à quoi allait ressembler la voiture. C’est la première fois de ma vie où je participe à un programme en partant d’une feuille blanche. Nous avons connu beaucoup de problèmes. Des problèmes normaux lorsqu’on développe une voiture comme celle-ci, qui n’a jamais existé auparavant. A chaque fois qu’on arrive sur un circuit, ce sont des pas de géant en avant. Le fait d’être là aujourd’hui, avec toute l’équipe, avec la voiture prête, c’est un grand jour pour l’équipe. Cela montre aussi qu’on se rapproche grandement de la première course et cela nous met des papillons dans le ventre, car on commence à toucher le vif du sujet. Les essais, c’est sympa, mais ce qu’on aime en tant que pilote, c’est la course. »

© Peugeot
Connaissez-vous votre niveau de performance par rapport aux autres Hypercars ?
« Non, c’est impossible de dire où on se situe. A part ici à Portimão, nous n’avons pas roulé sur les circuits où les Hypercars ont roulé. On ne connaît pas notre BoP, ni celle de Toyota ou Alpine. Ce que je peux vous assurer néanmoins, c’est qu’on ne sera pas à la traîne. On sera là pour se battre pour des poles, des victoires et si on n’est pas là pour les victoires, on travaillera très dur pour y arriver. Il n’y a que la victoire qui nous intéresse. »
Est-ce une voiture amusante à piloter ?
« Ce n’est pas le terme que j’emploierais. C’est tout de même une voiture de plus d’une tonne avec laquelle on arrive vite en bout de ligne droite. Amusant, ce n’est pas le mot. Sportive, oui elle l’est, mais elle peut aussi faire peur parfois. »

© Peugeot
Comment aborderez-vous votre première course ?
« Je pense qu’il faut qu’on arrive à Monza comme si c’était une course qu’on voulait absolument gagner. On ne peut pas arriver en se disant que c’est une course de préparation et qu’on fera mieux à la prochaine. Le but est de tout faire correctement. L’Endurance est une discipline où l’erreur se paye très cher. »
Ne regrettez-vous pas de ne pas être aux 24 Heures du Mans ?
« C’était raisonnable, quand bien même j’aurais adoré être au Mans. Il faut être réaliste. Nous ne sommes pas encore prêts pour Monza. Je vois mal comment on aurait pu l’être pour les 24 Heures. Je sais qu’avec le programme d’essais qui nous attend, on sera prêt à Monza. »
Appréhendez-vous la gestion du trafic avec les autres catégories ?
« C’est quelque chose que j’appréhende, bien sûr, car je n’ai pas encore roulé avec la 9X8 dans le trafic. En revanche, je suis avec intérêt les courses du WEC et de ce que j’ai vu à Spa, cela m’a l’air très compliqué de doubler, que ce soient les GT ou les LMP2. Je me rappelle l’époque où les LMP1 nous doublaient assez facilement aux 24 Heures du Mans. Je pense que ce n’est plus la même histoire. C’est quelque chose que je vais devoir apprendre. Je l’appréhende, mais d’une bonne manière. »
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