| 18 avril 2025 | par

Imola : Ferrari, leçons d’hier et ambitions d’aujourd’hui

© FIA WEC / DPPI

Après un triplé historique au Qatar, Ferrari veut briller à domicile à Imola. Mais la pluie et les fantômes de 2024 rôdent encore dans le paddock italien.

Forte de son succès total lors de l’ouverture de la saison, la Scuderia vise haut devant son public à l’occasion de la deuxième épreuve de la saison 2025 du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA. Mais les souvenirs de l’édition 2024 hantent encore les esprits. Une pluie mal anticipée, une stratégie défaillante, et la frustration d’une opportunité gâchée.

Cette fois, Mauro Barbieri, responsable Performance et Réglementation des prototypes Ferrari, veut croire en une renaissance. « Nous sommes capables de prendre de meilleures décisions au bon moment », insiste-t-il. « Le temps instable de cette année, similaire à l’an dernier, est une parfaite opportunité pour montrer que nous avons appris de nos erreurs. »

Face à une météo capricieuse, le défi technique est immense. Mais Barbieri l’accueille avec sérénité. « C’est un week-end exigeant, mais je pense sincèrement que nous serons à la hauteur. » À Imola, un circuit très dur sur les freins, Ferrari dispose de nouvelles solutions. « Le principal changement concerne la gestion des températures de frein. On a une meilleure configuration pour éviter les surchauffes. »

© MPS Agency

Sur le potentiel de la 499P, pas de révolution, mais une vraie confiance. « Je dirais que nous avons un niveau de performance similaire à celui de l’an dernier. Ensuite, c’est toujours difficile de juger ce que les autres ont fait. Même si nous restons constants, d’autres ont peut-être fait un pas en avant. Certaines équipes comme Porsche ont introduit des évolutions, d’autres comme Toyota ont pu optimiser leur voiture existante. Donc il faudra d’abord voir où nous nous situons. Mais dans l’ensemble, je pense que nous avons une base solide. Nous avons gagné Le Mans dans des conditions humides, notre rythme était là. Je ne crois pas que le sec, l’humide ou l’intermédiaire nous donnent un réel désavantage face à la concurrence. »

Et si la météo devait à nouveau dicter sa loi, Ferrari s’y prépare autrement. « L’an dernier, rester en piste dans des conditions humides nous a piégés. C’est peut-être un point fort de notre voiture, de bien fonctionner dans ces conditions, mais cela nous a menés à une mauvaise décision stratégique. Cette année, on veut garder les yeux sur le tableau d’ensemble, ne pas se faire aveugler par un instant précis. »

Le choix des pneus, avec l’introduction du composé Soft (pneus à flanc blanc) à Imola, ajoute une autre couche d’incertitude. « Le Soft est une meilleure alternative ici que le Hard l’an passé. On les avait testés ici il y a deux ans, et on les a aussi utilisés sur d’autres circuits comme Le Mans ou Spa. Le revêtement abrasif d’Imola, l’énergie que ce circuit met sur les gommes, tout cela rend le Soft plus pertinent. Il est plus facile à piloter, chauffe plus vite que le Medium, ce qui peut faire la différence, surtout en conditions changeantes. Même si la dégradation est plus importante, le temps gagné au tour de sortie grâce à cette meilleure chauffe peut compenser sur deux relais. Cela complique les choix stratégiques, certes, mais cela nous donne aussi plus d’opportunités d’optimiser notre package au fil de la course. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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