Grégoire Saucy dispute sa première saison en Endurance avec un double programme en Championnat du Monde d’Endurance (LMGT3) et en European Le Mans Series (LMP2). Endurance24 a pu s’entretenir avec lui entre Losail (Qatar) et Barcelone (Espagne).
Le Suisse a gravi les échelons de la monoplace jusqu’à la Formule 3. Après avoir piloté pour l’équipe ART Grand Prix pendant quatre saisons, dont une marquée par le titre en FRECA en 2021, Grégoire Saucy avait l’opportunité de passer à la division supérieure en F2. Cependant, c’est en Endurance que ce jeune homme de 24 ans a choisi d’orienter sa carrière, sans pour autant abandonner son rêve ultime : la Formule 1.
« Je suis toutes les catégories depuis très longtemps. L’Endurance est quelque chose qui me plaît énormément, » nous a-t-il confié. « J’y pensais déjà, mais j’avais le rêve de la Formule 1 en tête, ce qui est toujours le cas, mais de manière différente. Il y a plein d’autres catégories où je rêve de participer, surtout quand on voit la progression de la Formula E. Mon objectif est d’être pilote professionnel et je ne ferme pas la porte à la monoplace, que ce soit en Formula E ou en IndyCar. »

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Venir de la monoplace n’a pas posé de problème à Grégoire Saucy pour s’adapter à sa nouvelle monture. « Tout le monde m’a dit que la GT était différente d’une monoplace et qu’il fallait du temps pour s’adapter. En fait, je n’ai pas eu ce sentiment et je pense que c’était assez simple. J’aime beaucoup la McLaren et je me sens bien dans la voiture. »
Sa première course au volant de la McLaren 720S GT3 Evo n°59 de United Autosports ne s’est pas déroulée comme prévu avec des fortunes diverses et une 14e place à l’arrivée, mais il préfère retenir le positif. « Du point de vue de mes coéquipiers et de moi-même, on a eu une très bonne performance en général. Autant moi, par rapport au gold, autant Costa par rapport au Silver et Cottingham par rapport au bronze. Donc franchement, je retiens le bon côté du week-end, c’est que cette performance-là, elle est très, très bonne. Ça, c’est déjà quelque chose de top.
Et puis ensuite, c’est sûr que la course n’a pas commencé comme on le voulait. Mon coéquipier s’est fait accrocher au premier tour. Donc au final, on a passé 17 minutes au stand après l’accrochage. Et au final, on a dû se réarrêter encore une fois après. On a perdu pas mal de temps. Sur le papier, sans ces pépins, on aurait été très bien positionnés. »
C’était un apprentissage grandeur nature pour lui, mais aussi pour United Autosports dans la catégorie LMGT3. « On a quand même pu faire la course complète et on a appris énormément de choses. Du point de vue des arrêts au stand et des changements de pilotes, on a été très performants. J’ai été agréablement surpris par la bonne gestion de la dégradation des pneus. C’est vraiment positif pour la suite. »

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En attendant la prochaine épreuve du WEC à Imola (21 avril), le jeune homme se prépare à vivre son premier week-end en LMP2, au volant de l’Oreca 07 n°29 de TDS Racing, aux cotés de son compatriote Mathias Beche et Rodrigo Sales. « Ce qui va être bien, c’est que je vais connaître deux types de courses différents. Dans une, en WEC, je devrais apprendre à gérer le trafic en me faisant dépasser et dans l’autre, je devrais gérer le trafic en dépassant. C’est vraiment quelque chose qui est top. »
Tout en ayant toujours en vue son objectif : « Le but est d’être rapide dans les deux championnats, en LMGT3 et en LMP2, pour prétendre à l’Hypercar. »
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