| 1 mai 2026 | par

Grégoire Saucy, cap sur l’Hypercar ? « Je sais ce que je vais plus ou moins faire »

Au Castellet pour la deuxième manche de l’ELMS, le Suisse de 26 ans fait le point sur sa saison 2026 et sur ce que représente vraiment son intégration au McLaren Driver Development Programme.

Quelques semaines après le podium décroché à Barcelone avec l’Oreca 07 n°22 d’United Autosports, le premier de l’écurie anglo-américaine depuis Barcelone 2024, Grégoire Saucy affiche une sérénité de façade. Derrière, en coulisses, les pièces se mettent en place.

Une saison ELMS enrichie d’une grande première

Cette année, Saucy dispute sa troisième saison en LMP2 en ELMS, et la deuxième consécutive avec United Autosports. Mais il y a une nouveauté de taille : Le Mans en LMP2. « Ce sera la première fois pour moi dans cette catégorie. J’ai fait les deux fois en LMGT3, donc ce sera intéressant de voir comment ça se passe. Et puis, avec McLaren, tout ce qui est développement, c’est une belle année qui se présente. »

Sportivement, le podium de Barcelone a lancé la saison sur une bonne note après une année 2025 décevante en termes de résultats. Le diagnostic est clair : « On voit depuis même l’année passée qu’en course, on a beaucoup plus de performance qu’en qualif. L’année passée, on n’a pas pu finir quelques courses à cause d’un problème technique ou d’un accrochage. Mais la performance en course est plutôt bonne. Donc c’est principalement en qualifications qu’on doit se focaliser. Il y a déjà eu du positif en qualif à Barcelone, mais il y a encore du boulot. »

Grégoire Saucy, cap sur l'Hypercar ?

© MPS Agency

L’ambition reste intacte. « On veut être devant. Le but, c’est de progresser durant la saison et d’arriver à être aux avant-postes régulièrement, depuis le milieu jusqu’à la fin de saison. » Et la confiance en l’équipe aussi. « United est quand même un team avec beaucoup d’expérience en P2. Ils étaient au très haut niveau sur les années précédentes. Donc je n’ai pas peur qu’on retrouve ça très vite. »

Le programme McLaren : bien plus que du soutien

Intégré au McLaren Driver Development Programme depuis février, Saucy décrit un accompagnement qui dépasse largement le cadre sportif. « Ça peut inclure toutes catégories où ils m’aident vraiment à progresser. Premièrement, tout ce qui est média, tout ce qui est physique, mental, la nutrition. Ça englobe beaucoup de choses. Et puis ensuite, participer aussi au développement, toutes catégories confondues : du simulateur F1, l’IndyCar, et l’endurance bien sûr. »

McLaren suit aussi de près son travail au quotidien au sein d’United Autosports. « Ils arrivent à savoir ce que je fais dans le team, mes débriefings, comment je travaille avec l’équipe, comment est mon attitude avec les ingénieurs. Vraiment de l’accompagnement. Je sens une différence d’approche avec les ingénieurs, avec mes coéquipiers. On est de plus en plus proches et puis on arrive à avancer plus vite. »

Grégoire Saucy, cap sur l'Hypercar ?

© FIA WEC / DPPI

 

L’Hypercar, l’objectif affiché

McLaren confirmera en 2027 son entrée en Hypercar dans le Championnat du Monde d’Endurance de la FIA. Un seul pilote est officiellement annoncé à ce stade : Mikkel Jensen. Le marché des transferts est animé, et la concurrence en interne est réelle ; Jake Hughes et Richard Verschoor figurent également dans le programme de développement du constructeur de Woking.

Saucy, dont le nom lui, sait ce qui l’attend. « Oui, bien sûr. Pour moi, je sais ce que je vais plus ou moins faire, mais pour le moment, c’est vrai que ce n’est pas encore quelque chose que je peux évoquer. »

Et quand on évoque la suite logique de sa trajectoire, il ne se cache pas longtemps : « Moi, c’est clair, mon but ultime c’est l’Hypercar, sans parler de quoi que ce soit. United ayant une collaboration avec McLaren, ça peut être un objectif d’entrée. Il n’y a rien qui dit que ce soit là et pas ailleurs. Mais c’est sûr que ça ouvre plus de portes. »

Les liens entre Grégoire Saucy et McLaren existaient bien avant ce programme. Ses saisons en LMGT3 avec une McLaren en WEC et aux 24 Heures du Mans en témoignent. Mais cette intégration officielle au sein du constructeur britannique change la donne. Elle lui offre désormais un cadre structuré pour se développer en tant que pilote sur des dimensions qu’il n’avait pas forcément l’occasion de travailler seul : le mental, les médias, la préparation physique, le simulateur. Une évolution qui, à en croire ses mots, se fait déjà sentir.

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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