| 6 septembre 2023 | par

Gianmaria Bruni (Porsche/Proton) : « j’essaie de m’améliorer à chaque fois que je monte dans la voiture »

© Drew Gibson

Présent en GTE Pro avec Porsche jusqu’à l’an dernier, Gianmaria Bruni s’est retrouvé à pied suite à l’arrêt de cette catégorie. L’Italien a vite rebondi chez Proton Competition en pilotant l’Oreca LMP2 alignée par l’équipe aux 24 Heures de Daytona puis sur l’intégralité de la saison ELMS.

Depuis, il a pris les commandes de la Porsche 963 confiée au team allemand avec Neel Jani et Harry Tincknell. Endurance24, présent à Aragon, est allé faire le point avec lui à l’aube d’une deuxième partie de saison chargée.

L’adaptation de la GTE à la LMP2 a-t-elle été facile ou difficile ?

« C’est une voiture complètement différente. Nous n’avons pas fait beaucoup d’essais, je dirais trois jours d’essais, y compris Daytona Ce n’était pas facile, mais c’est bien parce que maintenant que je pilote une Hypercar, cette dernière est encore différente de la LMP2. Elle est plus proche de la GT que d’une P2. Mais je continue à apprendre, j’essaie de m’améliorer à chaque fois que je monte dans la voiture. Pour moi, l’ELMS en LMP2 était juste un entraînement pour préparer l’année prochaine avec une Hypercar et essayer de gérer le trafic. C’est le point le plus important, je n’étais pas habitué à cela, je regardais toujours dans le rétroviseur quand je roulais en GTE. Maintenant, je dois regarder devant moi ! »

 

Daytona © Nico Deumille

Première course, une victoire. Votre succès aux 24 Heures de Daytona était-il attendu ?

« Dés les essais, nous avions fait une bonne première séance libres nous classant troisièmes. J’ai fait le temps et la voiture était bien à seulement un dixième de retard sur le meilleur chrono. J’ai alors dit : « La voiture est bonne, nous ne la touchons pas ». Mais, la deuxième séance a été marquée par un accident de notre Silver qui a détruit la voiture. A partir de ce moment-là, ce fut un vrai point d’interrogation parce que l’équipe ne connaissait pas l’Oreca et qu’elle devait la reconstruire complètement. Elle a été prête seulement deux heures avant la course, sans séance d’essais, sans warm-up ou quelque chose comme ça. C’était difficile, mais je connais Proton, ils ont de bons gars, forts et expérimentés. Cela ne m’a pas effrayé. Au bout du compte, tout se passe bien, cela fonctionne et sommes rentrés à la maison avec la Rolex. »

En quoi cette expérience en LMP2 vous a-t-elle aidé à vous habituer à l’Hypercar ?

« Au début, je ne connaissais pas l’Hypercar, je pensais que ce serait similaire, mais je me suis vite rendu compte que c’était complètement différent. L’expérience LMP2 m’a aidé, mais pas tant que ça. C’est surtout au niveau du trafic que cela m’a aidé à 100 %. »

Comment se sent-on au volant de l’Hypercar ?

« C’est agréable, sympa. Pour l’instant, nous n’avons fait que Monza et Road America sans essais supplémentaires. Cette année, il n’y aura pas de tests, nous ne ferons que des essais officiels et les courses. Je considère cette année comme de l’apprentissage pour l’équipe, pour nous les trois pilotes. Ensuite, nous essaierons de bien faire l’année prochaine. »

© Porsche

Quelles sont vos attentes pour les manches restantes en IMSA et WEC avec la Porsche 963 ?

« J’espère que nous serons à un bon niveau quand nous serons à Bahreïn, parce que nous aurons passé plus de temps dans la voiture et nous essaierons de faire quelque chose. »

Comment vous entendez-vous avec vos coéquipiers ? Vous les connaissiez ?

« Je connais Harry (Tincknell), mais plus en tant que rival lorsqu’il était chez Ford et que j’étais chez Ferrari, puis chez Porsche. Neel (Jani), je le connais presque depuis 2005, en GP2, en Formule 2. Ensuite, il a été mon coéquipier chez Porsche en GTE Pro. Je suis très heureux, je ne pouvais pas demander mieux parce qu’ils sont, tous les deux, des vrais pilotes de prototypes, alors que je suis plus un pilote GT. Je peux apprendre, nous nous entendons très bien ensemble, je pense que nous formons un équipage solide. »

© Porsche

Obtenez-vous des informations ou les données de l’équipe officielle Porsche ?

« Prochaine question (rires). »

Du côté de l’ELMS désormais. Trois manches ont déjà été disputées. Quelles sont vos attentes pour le reste de la saison ?

«  Nous sommes dans une situation difficile parce que nous avons Jonas (Ried). Nous avons un bon bronze (Giorgio Roda), mais Jonas est le plus jeune et n’a aucune expérience de l’endurance. Nous avons un peu de mal, mais il s’améliore, c’est le plus important. C’est ce que son père veut (Christian Ried), qu’il s’améliore et j’essaie de l’aider. C’est ma mission. J’espère que nous pourrons faire de bons résultats à la fin de la saison. »

© Porsche

Et l’année prochaine ? Que voulez-vous faire ? Quel sera le programme ? Peut-être le WEC ? IMSA ?

« J’aime les deux. Pour l’instant, je veux essayer de faire le WEC avec la 963, c’est mon championnat de cœur, et j’espère faire quelques longues courses en Amérique. »

Cela vous permettrait de refaire les 24 Heures du Mans, mais cette fois en prototype !

« Tout à fait et ce serait la première fois. Ce serait bien ! »

Les articles similaires

Les derniers articles

ELMS : Doriane Pin de retour dans la catégorie LMP2

ELMS : Doriane Pin de retour dans la catégorie LMP2

Championne F1 Academy en 2025, Doriane Pin fera son retour cette saison en LMP2 dans le championnat European Le Mans Series. La jeune pilote française, soutenue par les Iron Dames, et pilote de développement de l'écurie Mercedes de Formule 1, revient dans le grand...

Annonces

Soyez au courant des dernières actualités du monde de l'Endurance par mail !

Loading