| 6 juillet 2023 | par

Gabriel Aubry : « Il n’y a pas de discussion ouverte avec Isotta Fraschini ! »

© Nico Deumille

Gabriel Aubry était à Le Mans Classic le week-end dernier pour le compte de la marque Apollo Automobil. L’occasion de faire le point sur les dernières 24 Heures du Mans du pilote Vector Sport (Oreca 07 n°10), de son avenir en Endurance et sa découverte du monde de l’historique via Le Mans Classic.  

Le Mans était la quatrième manche WEC de la saison, les trois premières se sont conclues avec un abandon pour votre auto. Cette fois ci, vous êtes à l’arrivée. Un mois après, que retenez-vous de cette édition ?

« Je suis très content de la mentalité de l’équipe pendant la course parce que j’ai l’impression que beaucoup d’écuries, pas uniquement en P2, ont oublié que c’était une épreuve de 24 heures. On n’a pas été les plus rapides, pas les plus brillants sur la piste, mais à la fin, on finit septième des LMP2 après avoir passé sept minutes dans les stands, avec l’équipe la plus jeune du plateau et avec deux Silver dans la voiture (Ryan Cullen et Matthias Kaiser). Je sais qu’on a encore du boulot pour aller gagner, que l’on n’a pas encore la vitesse de WRT, mais on a eu la bonne approche et, à la fin, ça a payé. Je suis content que tout le monde ait joué le jeu et cru en ce que le management et moi avions à dire pendant la course. »

 © MPS Agency

Est-ce que cela vous rebooste en vue de Monza ?

« J’étais déjà boosté au Mans (sourire). C’est vrai que ce résultat fait du bien, mais il ne faut pas tomber dans l’euphorie non plus. On revient sur des week-ends qui sont un peu différents des 24 Heures. On était tous dans un état de préparation absolument optimal. Là, c’est moins le cas parce que le temps entre Le Mans et la prochaine course est beaucoup trop court. D’ailleurs, je trouve que cela n’est pas normal que sur un championnat comme le WEC on ait trois semaines entre Le Mans et Monza. Donc, il va falloir accepter qu’on ne soit peut-être pas à 100 % en Italie, qu’on ne soit pas au même niveau que les autres, mais ce sera peut-être aussi le cas pour tout le monde. Il y a d’autres pilotes qui ont fait beaucoup d’autres courses entre temps. Il faudra faire le boulot avec ce qu’on a. Si on a les moyens d’aller chercher un podium, on ira. Si on termine cinq ou sixième, on fera avec ! »

  © MPS Agency

Il y a dix jours, vous étiez à Watkins Glen.  Comment ça s’est passé ? Est-ce que vos contacts ont été bons ?

« Oui et je suis content d’être allé là-bas parce que je pense que le timing est bon. Il était aussi nécessaire de faire comprendre que je recherche un volant en ce moment et éteindre certaines rumeurs sur mon programme de l’année prochaine… »

Vous voulez dire que tout le monde vous voit déjà en Hypercar chez Isotta ?  

« C’est un peu ça. Je n’ai rien de signé, je n’ai pas de discussion ouverte en cours, il n’y a pas de test prévu non plus et ne suis pas monté dans la voiture, je ne l’ai jamais vue. Je serai très content de rester avec Vector, mais pour l’instant, on sait juste qu’on ne sera pas en LMP2. Je cherche activement un volant pro. J’ai rencontré des constructeurs en GTP et en GT, des équipes de LMP2 que je connais déjà pour la plupart. Mon but, ça fait plusieurs années que je le répète, est de m’installer un peu plus sereinement avec un manufacturier ou une équipe et de ne pas bouger à gauche à droite tous les ans. »

Et le GT3 ?

« J’ai adoré la GTE et ma période chez Ferrari. Je continue à appeler à Amato (Ferrari) toutes les deux semaines pour savoir s’ils peuvent me faire rouler. Il y a eu des contacts là dessus. Ce qui est un peu plus compliqué, pour l’année prochaine, c’est qu’il y aura que deux voitures par constructeur donc ils ont au moins déjà deux pilotes au moins dans leurs papiers. Pour le WEC, ça s’annonce compliqué pour moi d’être en GT. Après, c’est une contrainte qui n’existe pas en IMSA ni chez SRO, c’est donc quelque chose que je peux faire. »

Avez-vous de bonnes chances de rouler en IMSA ?

« C’est toujours à l’état de discussion, mais ce que j’ai apprécié, c’est que les contacts étaient plus naturels, plus faciles. Avant, j’étais un petit peu plus devant les camions à forcer et provoquer des meetings. Là, les e-mails et messages envoyés avant m’ont permis d’avoir des rendez vous, de rencontrer les gens, d’avoir le temps de me présenter sans forcer. J’ai aussi eu la sensation d’être aussi un peu plus écouté et entendu ! »

Le week-end dernier, vous étiez à Le Mans Classic. Qu’en avez-vous pensé ?

« Très sympa. Je trouve l’ambiance très cool. Je conduis quand même peut-être la seule voiture non classique de tout le plateau, une Apollo Evo, une marque qui a fabriqué sa propre voiture, qui utilise un moteur V12 atmosphérique de 6,2 litres avec son propre châssis en carbone, des vitesses maximum avec une voiture de route au dessus de 300 km/h à 320 km/h. Le Mans Classic est vraiment sympa, mais je suis surpris du monde. Apparemment, il y aurait 250 000 personnes et l’ambiance est très bonne. Je suis allé voir les Group C le samedi matin. »

C’est une époque de l’Endurance que vous appréciez ?

« Le Group C est la plus belle époque du sport auto pour moi, comme le groupe B l’était au rallye. Ce sont des autos de folie, avec ces Jaguar XJR incroyables, les Porsche 962. Quand tu vois la Toyota GT One passée, tu fais : « Ah ouais, OK. » Je n’ai pas connu cette époque, donc forcément, je la fantasme un peu, mais c’est magnifique pour moi. »

Vous aimeriez essayer ce genre de voitures ?

« Je ne sais pas si j’ai la capacité technique de faire ça. Quand il y a trois pédales, je commence à m’embrouiller un peu les pinceaux (rires). Moi, je suis né avec une PlayStation dans les mains. J’aurais un peu peur de rouler dans ces autos, j’avoue, parce que j’ai tellement de respect pour l’objet que j’adorerais la conduire, mais je n’oserais pas aller à la limite de la voiture ! »

 © MPS Agency

Les articles similaires

Les derniers articles

Les Michelin 24 Heures de Dubaï 2026 à suivre en direct vidéo

Les Michelin 24 Heures de Dubaï 2026 à suivre en direct vidéo

Comme chaque année, les 24 Heures de Dubaï marque l'ouverture de la saison 24H Series, et plus globalement la première grande courses d'endurance de la saison. Le départ de la course sera donné à 10 heures (heure française), avec la Mercedes-AMG GT3 n°28 du TFT Racing...

Annonces

Soyez au courant des dernières actualités du monde de l'Endurance par mail !

Loading