Les trois Porsche 963 officielles de Porsche Penske Motorsport ont terminé parmi les six premières places de la Journée Test des 24 Heures du Mans, avec près de 2 000 kilomètres parcourus à elles trois. Frédéric Makowiecki, qui partage le volant de la 963 n°5 avec Dane Cameron et Michael Christensen, s’est confié après les premiers tours de roues de la LMDh germanique.
Quel était votre programme durant la Journée Test ?
« C’est alors, premièrement, comprendre le compromis downforce/drag (aéro/trainée. Ndlr), pour avoir d’un côté de la vitesse ou être bien dans la S Porsche. C’est ensuite comprendre un petit peu le comportement dynamique pour être sûr qu’on ne puisse pas être trop impacté parce qu’il y a quand même deux ou trois endroits où il y a des bosses. Donc être sûr qu’on arrive à avoir un comportement qui soit plutôt confortable là-bas. Et puis après, c’est peut-être un des points les plus importants aussi, c’est comprendre les pneus, notamment entre les spécifications. On a quand même trois specs de pneus ici. A la Journée Test, il faisait déjà chaud quand on a commencé, mais on a eu chaud et très chaud. Donc déjà voir quels specs de pneus fonctionnent. Puis après, dès qu’on aura les sessions de nuit, essayer aussi la dernière qu’on n’a pas encore pu essayer. »
Êtes-vous satisfait à ce stade de la compétition ?
« Oui, il nous faut du temps de piste, surtout avec une nouvelle voiture. Honnêtement, les garçons ont fait du bon boulot. Et quand on voit là où on a commencé et où on a fini à la Journée Test, il y a encore du travail à faire, mais honnêtement, l’équipe fait du super boulot et ça, c’est depuis le début d’année. Comme je disais, souvent, il nous manque un petit peu de temps. Maintenant, honnêtement, vraiment content et satisfait de ce qu’on a pu faire entre, les premiers tours de roue et la fin. »

© Mathis Poirault
Votre voiture a terminé sixième de la journée, à moins de 8 dixièmes de la référence signée par la Ferrari n°51. Avez-vous une lecture claire du potentiel en termes de performance ?
« Lorsqu’on termine la Journée Test, ce qu’on veut, c’est avoir moins de questions que lorsqu’on est arrivés. De notre côté, c’est plutôt satisfaisant. Il nous reste encore des points à travailler et à comprendre. On va encore avoir, pendant les essais libres, du boulot à faire, mais par rapport à ça, déjà vraiment satisfait. Après, ce qu’on va être capable de faire en vitesse pure ou intrinsèquement au moment où il faudra, je pense que de toute façon, quand on a un plan de travail à faire, on ne peut pas se mettre dans un mode qualif parce que si on se met dans un mode qualif, on sait qu’à un moment ou un autre, le risque est bien plus élevé. Le but, c’était de se dire « Maintenant, déjà, travaillons de façon constructive. » Je pense que pour l’instant, c’est fait. »
Avant la course, pouvoir vous battre pour la pole position en Hyperpole est l’objectif ?
« Oui, il faut, du moment qu’on peut, aller en Hyperpole, parce qu’à un moment à un autre, c’est vrai que ça ne fait pas tout, mais ça peut quand même, de façon significative, influencer le début de course. Quand on n’est pas dans le bon paquet, on est plus sujet aux petits soucis, donc à un moment à un autre, si on peut éviter de se mettre dans les problèmes, on va essayer d’y être et de faire du bon boulot. Puis ça reste quand même à montrer la performance intrinsèque de la voiture, donc c’est toujours bien pour se rassurer. Après, si on est capable de faire la pole ou pas, je serais incapable de le dire, mais en tout cas, essayer de montrer qu’on est performant et se rassurer nous, nous-mêmes, sur ce qu’on peut faire, ce serait bien. »
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