| 24 août 2023 | par

François Perrodo (AF Corse) : « Le plaisir est au rendez-vous en LMP2 »

© MPS Agency

En cette année 2023 si particulière pour l’endurance, François Perrodo, véritable amoureux de la discipline, a mis sur pied un programme sur-mesure avec l’European Le Mans Series, le Centenaire des 24 Heures du Mans, quelques grandes classiques outre-Atlantique en IMSA WeatherTech SportsCar Championship, sans oublier Le Mans Classic… Le Breton s’est confié à Endurance24 à l’aube des 4 Heures d’Aragon.

Malgré un trio prometteur en ELMS complété par Matthieu Vaxiviere et Ben Barnicoat, pilote Lexus en IMSA, (ce dernier étant absent en Aragon, il est remplacé par le pilote Ferrari Competizioni GT, Alessio Rovera), le trio de l’Oreca 07 n°83 n’est pas parvenu à concrétiser son début de saison par un succès dans la catégorie LMP2 Pro-Am. Revenons d’ailleurs sur la dernière manche, les 4 Heures du Castellet… « Je pense que c’était une course où on a plus sauvé les meubles qu’autre chose parce qu’on a manqué de performance tout au long du week-end, en ligne droite, dans les virages, partout. La voiture n’était juste pas rapide, surtout comparé à ce qu’on a pu faire au Mans ou à Barcelone. Donc, on s’en sort bien avec un podium, on va dire qu’on a limité la casse. Ça n’a pas été un week-end facile. Je l’ai mise dans le mur jeudi, avec un gros crash dans Signes. »

Au classement du championnat LMP2 Pro-Am, AF Corse fait office d’outsider, à la lutte avec COOL Racing, pour la 2e place car avec deux pole positions et deux succès remportés coup sur coup, Racing Team Turkey semble donc difficile à aller chercher…« On est deuxième ex-aequo avec Cool Racing, c’est positif. C’était d’ailleurs sympa en piste (au Castellet, ndlr). Je me suis bien battu avec Alex (Coigny), c’était chouette. Racing Team Turkey sont quand même clairement un cran au-dessus. Ils ont un bronze (Salih Yoluc, ndlr) qui est très rapide, qui est d’ailleurs le plus rapide. Et puis même leur voiture va super vite. On aura du mal à aller les chercher à la régulière, oui. Ça va être compliqué, mais on va se battre. »

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Toujours est-il que cette catégorie LMP2 Pro-Am, à part entière, fonctionne. « Ca va dans le bon sens. Je pense qu’il y a plein de Bronzes qui font du LMP2. Cela leur permet de se battre avec des équipages du même niveau. Honnêtement, c’est bien. On le voit de toute façon, il n’y aura plus de LMP2 en WEC l’année prochaine, il va donc y avoir beaucoup de LMP2 en ELMS, à priori. Si on peut garder un bon paquet LMP2 avec 50% Pro, 50% Pro/Am, ce serait super. »

Alors qu’il n’est plus engagé en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA, François Perrodo a toutefois pris part à ses 11e 24 Heures du Mans en juin dernier. Malgré l’abandon, le Breton évoque le Centenaire avec le sourire. « Franchement, ça reste, par rapport à l’année dernière, une très, très bonne course. Après, malheureusement, une erreur de pilotage d’un de mes deux pros et la voiture termine dans le mur, abandon. Je crois que c’était au petit matin, le dimanche, mais on en retient du positif parce que la voiture était vraiment bien, l’équipage top, une bonne semaine. C’est Le Mans, c’est comme ça. »

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Outre la compétition moderne, c’est également au volant de véhicules historiques et mythiques que François Perrodo prend également beaucoup de plaisir, notamment dans le cadre du Mans Classic qui plus est cette année. « Le Mans Classic, c’était incroyable. Là, vraiment, c’est un tout autre esprit. Il n’y a pas trop de compétition, c’est vraiment pour le plaisir. On s’éclate avec des voitures mythiques. Moi, j’ai eu la chance et le privilège de rouler sur la Toyota GT1 qui est un vrai mythe de l’endurance. C’était super. » Et petit clin d’oeil, François Perrodo est le premier pilote à avoir fait gagner cette Toyota GT1 au Mans ! « Oui, on va dire que ça, c’est plus pour rigoler parce que ça reste anecdotique. Mais c’est sympa de la voir sur la piste en tout cas. »

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La mi-saison de la saison européenne sera atteint de week-end en Espagne. L’occasion, déjà, de se projeter sur 2024. « C’est un petit peu tôt, mais l’idée, c’est de continuer. J’ai eu la chance de rouler sur les GTE, c’étaient des super GT. Le GT3, je connais un peu, c’est quand même nettement moins plaisant, mais je ne crache pas dans la soupe, ça reste des bonnes voitures de course, mais ça n’a rien à voir avec les GTE. En tout cas, le plaisir est au rendez-vous en LMP2. S’ils maintiennent la catégorie, ce que j’espère qu’ils feront, la cohérence serait de continuer avec AF Corse. Au niveau des pilotes, c’est important de garder des gens avec qui on s’entend bien, c’est quand même mieux. » Cependant, la saison 2023 est encore loin d’être terminée… « Il reste encore quatre courses à disputer en ELMS (dont celle de ce week-end en Aragon), et je regarde aussi du côté de Petit Le Mans ( à lire ICI). Et puis, l’année prochaine, je pense les six courses de l’ELMS, peut-être l’Asian Le Mans Series, on verra. »

Des bruits de paddock faisaient état d’un engagement d’une Ferrari 499P par François Perrodo la saison prochaine, ce à quoi il répond : « Non, c’est farfelu. J’ai également entendu cette rumeur, mais elle est infondée, et ce n’était pas au programme. Il y a aucune volonté de Ferrari, ni de l’ACO, je pense, d’ouvrir l’Hypercar aux pilotes Bronze et je pense que c’est logique. Honnêtement, c’est normal. Mais ça aurait été sympa (rires). »

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