| 27 mai 2024 | par

François Heriau (Ferrari) : « J’ai encore besoin de progresser en qualifications ! »

François Hériau a changé de catégorie cette année. Après de longues saisons avec Ultimate (ELMS et WEC en LMP2) puis TDS Racing en IMSA en LMP2, il a décidé de se concentrer sur le LMGT3 cette année. Après avoir disputé l’Asian Le Mans Series puis les 24 Heures de Daytona, il s’est attaqué à son principal programme le WEC avec Vista AF Corse. Au volant de la Ferrari 296 GT3 n°55, le Breton fait équipe avec Simon Mann et le pilote officiel Ferrari GT Alessio Rovera.

Le Rennais est pour le moment content de son début de saison comme il l’a expliqué à Spa il y a deux semaines. « Ce n’est pas trop mal. Au Qatar, j’ai bien commencé, mais, en course, j’ai eu un peu des moments de moins bien, un peu par inexpérience du GT, des moments où on prend du pickup, on se met dans un faux rythme. La course d’Imola a été complètement différente. J’ai bien travaillé sur le Qatar pour savoir ce qui m’avait manqué. En Italie, j’ai réussi à mettre en application ce qui m’avait manqué et même si je rate les FP1 et FP2 pour des bonnes raisons, j’ai plutôt fait un beau meeting. Je suis plutôt content du niveau que j’ai atteint maintenant dans la GT. Je me sens bien, c’est de bon augure pour la suite de la saison.»

« C’est vraiment plus dur d’aller chercher la grosse performance, les derniers dixièmes »

Alors qu’il n’avait piloté que des Oreca 07 ces derniers temps, François a dû se familiariser avec une GT3 et une Ferrari 296 GT3 de surcroit. « En fait, c’est assez facile d’atteindre un niveau correct. Mais comme toute voiture, après, c’est vraiment plus dur d’aller chercher la grosse performance, les derniers dixièmes. Le pilotage d’une GT est quand même assez différent d’un proto. Je dois encore travailler avec l’ABS et les freins qui sont vraiment, pour moi, la clé de la performance. La Ferrari reste une voiture assez facile dans les virages rapides. Venant du LMP2, là-dessus, je ne suis pas trop perdu. Je me sens à l’aise. »

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Pour progresser il compte bien sûr sur l’aide précieuse de Rovera. « Alessio m’apporte beaucoup. Il est extrêmement rapide et c’est une super référence pour comparer ses datas. Dans la manière d’aborder les meetings, de travailler, c’est vraiment quelqu’un, déjà humainement, qui est top, et avec qui je m’entend très bien. Je sais que j’ai encore besoin de progresser. A Imola, j’ai fait un vrai step, c’est clair mais c’est encore cette histoire de qualif où j’ai besoin d’un peu plus travailler. Ce qu’il me manque, c’est de mieux exploiter le pneu. Après, pour la gestion de la course, on sait comment aborder les choses et on travaille bien pour préparer nos épreuves plus que les qualifs pour l’instant. C’est vraiment bien d’avoir Alessio et de l’avoir en référence, c’est top.»

Comme François Hériau l’a précisé, il a dû rater les essais libres 1 et 2 des 6 Heures d’Imola, mais pour une très bonne raison. Il revient sur cette anecdote. « Ma femme était enceinte et le terme, normalement, était prévu le 9 mai, donc la semaine de Spa. Mais j’étais prévoyant et, en allant à Imola, je me suis organisé pour avoir un petit avion et un pilote à disposition au cas où. J’ai bien fait parce qu’en arrivant le jeudi, on a fait la parade en ville, le briefing, les autographes. Quand je suis rentré à l’hôtel le soir, à 22 h, ma femme m’a appelé et m’a dit qu’elle venait de perdre les eaux. Branle bas de combat, j’avais laissé ma voiture au circuit. J’ai appelé mon coéquipier en lui demandant de m’emmener à l’aéroport. Je préviens le pilote de l’avion, on a décollé en urgence et je suis allé accueillir mon deuxième fils (Charles, ndlr) à 1 h du matin à Rennes. Il ne m’a pas attendu, il a été très rapide car il est né à minuit. J’ai passé un bout de la nuit là-bas, toute la journée du vendredi et puis, je suis revenu à Imola une heure avant la FP3 pour préparer mon meeting. Je n’avais dormi que trois heures entre jeudi et vendredi, et cinq entre vendredi et samedi. Je fais le quatrième temps de la première partie et termine devant mon équipier en Hyperpole (7e). Tout ca m’a donné une bonne motivation pour bien faire et m’a enlevé une pression. C’est peut-être aussi pour ça que j’ai bien performé là-bas. » Au final, la n°55 termine 4e de sa catégorie en Italie.

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« J’ai envie de me faire plaisir au volant et, en général, quand je suis dans cet état d’esprit, ça marche bien ! »

Quelques semaines plus tard, François Hériau se rendait aux 6 Heures de Spa. Le meeting a été compliqué et il a dû se contenter de la 14e place en qualifications. « Je n’ai pas eu le programme de travail qu’il fallait pendant les essais libres  On a eu quelques soucis plus les interruptions, les full course yellow, etc… Je n’ai pas pu préparer mes qualifs comme je voulais et Spa est un circuit où il faut vraiment savoir exploiter le pneu. Je suis passé complètement à côté du pic de performance de mes gommes. »

En course, cela se passe bien mieux mais le drapeau rouge va tout compromettre. Alors que Simon Mann s’apprêtait à faire un arrêt au stand pour ravitailler et changer de pilote, le drapeau rouge l’en empêche. La n°55 doit donc s’arrêter d’urgence après le restart, avant de s’arrêter à nouveau trois tours plus tard pour compléter le ravitaillement, glissant ainsi en queue de peloton. Alors qu’ils étaient 3e avant l’interruption, les trois hommes terminent 13e.

Maintenant, le Français se concentre sur l’épreuve phare de la saison, les 24 Heures du Mans, pour sa 2e participation. « Je les aborde avec confiance et humilité parce que j’ai montré que je peux être vite dans la voiture maintenant. Il me reste encore des choses à apprendre, mais je suis bien entouré, je me sens bien dans l’équipe, dans la Ferrari, avec mes coéquipiers. Avec le package, quand on met tout dans l’ordre, on peut être vraiment aux avant-postes. Je suis assez confiant, je ne me prends pas la tête, je ne me mets pas la pression. J’ai envie de me faire plaisir au volant et, en général, quand je suis dans cet état d’esprit, ça marche bien ! »

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