Le Championnat du Monde d’Endurance de la FIA entame sa tournée asiatique ce week-end, à l’occasion des 6 Heures de Fuji.
Cette dernière partie de saison représente un défi pour les constructeurs en lice dans la catégorie reine qui, à l’exception de Toyota et Peugeot, découvrent le tracé avec leur Hypercar. Une situation d’autant plus délicate pour Ferrari, la deuxième force du plateau, qui est le seul constructeur encore en mesure de pouvoir battre Toyota au championnat.
« C’est la première fois que nous affrontons un circuit sur lequel nous n’avons jamais fait d’essais, » souligne Giuliano Salvi, le responsable des essais et des courses des voitures d’endurance chez Ferrari, avant de poursuivre : « C’est donc un peu plus difficile que d’habitude de faire une prédiction parce que nous avons testé tous les circuits que nous avons affrontés jusqu’à présent, à l’exception évidemment celui du Mans. Mais au Mans, nous avions au moins une journée de test. Ici à Fuji […] nous n’avons pas beaucoup de données. »

© Nico Deumille
Avant d’arriver au Japon, la firme au Cheval Cabré, a misé sur la simulation pour préparer au mieux ce défi. « Notre préparation, et je pense que Miguel (Molina, présent à ses côtés lors du point presse) y a joué un rôle important, a consisté à passer de nombreux jours dans le simulateur et je pense que nous avons fait du bon travail. Nous sommes également un peu surpris de la corrélation. Une partie de notre succès vient de là. Mais, il ne s’agit que d’une prédiction virtuelle, nous ne pouvons donc pas vraiment prédire ce que sera notre performance ici. »
« Nous avons un très bon outil et la corrélation entre la voiture et le simulateur est de plus en plus étroite, ce qui nous aide beaucoup dans notre préparation et nous permet d’être prêt, » relate Miguel Molina, le pilote espagnol de la 499P n°50.

© Ferrari
La piste reste le juge de paix et les caractéristiques du Fuji International Speedway ne rassurent pas le clan italien qui ne s’en cache pas ; pour mieux surprendre la concurrence dimanche ? « Je dirais que ce n’est pas un circuit qui convient parfaitement à notre voiture, » précise Salvi avec une touche de pessimisme. « Le tracé est assez délicat, surtout le troisième secteur. Il y a des sections qui ressemblent à celles de Portimão où nous avons eu un peu plus de mal que les autres. Nous sommes donc un peu inquiets. Mais je pense que les gars ont fait du bon travail en essayant de trouver une solution pour améliorer cette partie. »
Outre les Toyota GR010 Hybrid, les Peugeot 9X8 connaissent elles aussi le tracé nippon. Avec des progrès confirmés en Sarthe et en Italie, la firme française pourrait bien arbitrer le match italo-japonais… « Peugeot est un peu sous-estimé parce que, comme je l’ai dit, au Mans, leur voiture était assez compétitive et la performance qu’elle ont montrée dans la première partie de course, était tout simplement énorme. À Monza ils étaient sur le podium. Je pense que Peugeot a eu beaucoup de problèmes de fiabilité au début, et maintenant la voiture semble un peu plus fiable. Je ne serais pas surpris de les voir dans le match ce week-end, » conclut Salvi.
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