À l’occasion de la sixième et avant-dernière manche du Championnat du Monde d’Endurance FIA 2023 (WEC), les 6 Heures de Fuji, seront l’occasion de voir si Ferrari AF Corse, vaincu à Monza deux mois plus tôt par Toyota, pourra inverser les rôles face à la marque nippone qui évoluera à son tour sur ses terres.
Les deux 499P de la firme au Cheval cabré auront fort à faire, face au deux GR010, qui déjà l’an passé avait signé le doublé chez elle. Pour y parvenir, les rouges devront optimiser leurs réglages sur un tracé mêlant une très longue ligne droite de presque 1,5 kilomètre avant d’enchainer avec des virages rapides, notamment le mythique 100R, ou plus lent comme le Dunlop.
Ferrari qui s’impose sur le speedway japonais en endurance, ce ne serait pas une première, puisque qu’en 1970, la 512 S issue des ateliers de Maranello, avait remporté la victoire avec à son bord Gianpiero Moretti et Corrado Manfredini. « Ce circuit fait partie de l’histoire de la course automobile internationale et Ferrari y a remporté des triomphes mémorables, » insiste Antonello Coletta, le responsable du département Endurance et Corse Client de Ferrari. « Outre la première victoire du Cheval Cabré sur le sol japonais en 1970, avec la 512 S pilotée par Moretti et Manfredini qui a franchi la ligne d’arrivée des Fuji 200 Miles, j’aimerais également rappeler les cinq victoires de classe avec des voitures dérivées des modèles de série que nous avons obtenues depuis la conception du FIA WEC en 2012. »
© Ferrari
Au-delà de la course, et avec 26 unités à combler sur Toyota, faire un bon résultat sera essentiel, si Ferrari veut rester dans la course au classement des constructeurs. Rappelons qu’il reste un maximum de 65 points à empocher (victoire + pole position aux 6 Heures de Fuji et 8 Heures de Bahreïn).
« Avec seulement deux courses de la fin de la saison, un seul résultat est nécessaire (la victoire. Ndlr) pour combler l’écart de points qui nous sépare de Toyota au classement du championnat des constructeurs, mais remporter les 6 Heures de Fuji ne sera pas une tâche facile, » prévient quant à lui Ferdinando Cannizzo, le responsable des voitures de course en endurance du clan transalpin. « Sur la piste japonaise, nous savons que nous ne sommes pas les favoris, mais nous ne sommes pas du tout découragés et nous cherchons à défier les attentes. Au cours de ces semaines, nous avons multiplié nos efforts pour déterminer la direction à suivre pour nos réglages et nos stratégies dans le but de réduire l’écart entre nous et nos adversaires. Il est clair que la météo peut également jouer un rôle décisif, surtout en cas de pluie. Nous partons de Maranello concentrés et prêts à donner le meilleur de nous-mêmes dans ce défi international avant-dernier. »
Au classement des pilotes, c’est l’équipage de la Toyota n°8 de Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryō Hirakawa qui domine les débats, avec respectivement 23 points d’avances sur la voiture sœur, ex æquo avec la Ferrari n°51, et de 30 unités sur l’autre Ferrari n°50.
© MPS Agency – Toyota est sur une série de cinq victoires consécutives
Antonio Fuoco, pilote sur la 499P n°50, n’a roulé sur ce circuit, « qu’une seule fois, l’année dernière avec la 488 GTE » et avait fini, pour cette unique expérience, deuxième de la catégorie LMGTE Pro. L’italien met ce résultat de côté, et semble aborder les évènements à venir avec prudence. « Nous arrivons à Fuji pour faire nos débuts avec la 499P sur un circuit sur lequel nous n’avons pas encore eu l’occasion de faire des essais. », souligne Fuoco. « Nous allons essayer de prolonger la série de résultats positifs, puisque l’équipe est montée sur le podium à chaque manche du championnat depuis le début de la saison. »
Pour son voisin de garage et compatriote, Antonio Giovinazzi, sur la n°51, l’ambition, mêlée à l’espoir, est de repousser l’échéance jusqu’à la dernière manche de la saison. « Deux mois après la course de Monza, l’objectif est de faire le maximum pour mettre à mal Toyota, qui reste notre principal rival au championnat. Il nous reste deux courses importantes avant la fin de l’année et nous sommes déterminés à obtenir les meilleurs résultats possibles : l’espoir est de maintenir le championnat ouvert jusqu’à la dernière manche à Bahreïn. »
Dimanche 10 septembre, il faudra se lever au beau milieu de la nuit en France avec une extinction des feux, sur le Fuji International Speedway, programmée à 04h du matin.
![[ENDURANCE24]LOGO_2021_RVB-3](http://endurance.pulsdev.fr/wp-content/uploads/2021/11/ENDURANCE24LOGO_2021_RVB-3.png)





