Emmanuel Collard était il y a quelques semaines à Le Mans Classic au volant de la Pescarolo C60 version Le Mans 2006. Vainqueur de la première course et 2e de la seconde, il a pu partager ce moment de bonheur avec Henri Pescarolo. Nous avons pu rencontrer le pilote aux 25 participations aux 24 Heures du Mans, ce dernier annonçant au passage une bonne nouvelle !
A Le Mans Classic, vous avez repiloté la Pescarolo de 2006. Racontez nous vos sensations ?
» Les souvenirs sont vite revenus, le feeling dans la voiture, le bruit du moteur, etc. C’était plutôt sympa et surtout la voiture a bien marché. Elle venait juste d’être finie et a été restaurée de bonne façon, franchement top. C’était un bon souvenir, un bon week-end. C’était presque comme si je remettais les pieds dedans sans l’avoir vraiment quittée. C’est vrai que c’est surprenant parce que tout est revenu tellement rapidement. En plus, on n’a pas eu de soucis techniques, donc c’était parfait. »

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Certes, c’est un peu anecdotique, mais vous avez fait gagner la Pescarolo au Mans pour la première fois, un joli clin d’œil ?!
» J’avoue que je n’ai pas trop pensé à ça. C’était marrant, mais bon, tout le monde sait que ça reste le Mans Classic. Ce qui était vraiment sympa par contre, c’était le fait de faire venir Henri et de le faire rouler dans la voiture. Il n’a pas fait beaucoup de tours, mais déjà, il était super content d’être là. On gagne la course en plus, donc il était heureux comme un pape. C’était génial de pouvoir partager ça avec lui, Ce qui était drôle, c’est qu’il était vite reparti. Il fallait absolument gagner. Il m’a mis un peu la pression quand même (rire). Là-dessus, il lâchait rien. La bêtise que j’ai fait avec la slow zone, il n’était pas très content (rire). Pour lui, c’était vraiment sympa. Avec Madie, ils étaient là et ça lui a fait vraiment du bien à la tête, ça l’a boosté. »

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Vous avez aussi piloté une McLaren F1 GTR lors d’une parade. C’était sympa aussi ?
» On m’a demandé d’emmener quelques invités, c’était un truc sympathique. J’avais déjà essayé la McLaren F1 GTR César auparavant. Ce sont des sacrés engins, c’est vraiment chouette à piloter et facile à emmener au final. Il y a des « watts », mais il n’y a pas de Traction Control. C’est une super voiture. »
Côté moderne, vous disputez la Michelin Le Mans Cup avec AF Corse. Comment ça se passe pour l’instant ?
« Je roule avec Charlie (Charles-Henri Samani), c’est sa première année à ce niveau là. Avant, on a fait du Roscar, puis l’Ultimate Cup Series, donc il progresse tous les ans. Mais là, le niveau est encore un cran au dessus et il est vrai que la voiture, pour l’instant, on n’en est pas super contents. Cette Ferrari 296 GT3 a une BOP vraiment très restrictive par rapport aux autres, au niveau moteur, je parle. Par conséquent, c’est dur, il faut vraiment être propre dans son pilotage pour espérer faire quelque chose. Quand on est seul, on arrive à en tirer quelque chose, mais dès qu’il y a un peu de trafic, on est obligé de lever un peu le pied, remettre les gaz. C’est une toute nouvelle auto, elle est bien en termes de châssis. On a du potentiel, mais on est plombé niveau moteur. »

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Quel est le projet avec ce coéquipier : continuer en Michelin Cup ? Peut-être en ELMS en GT3 ?
« On n’a pas vraiment fait de plan sur la comète. Pour l’instant, on a passé un nouveau gap au niveau compétitivité. Il apprend beaucoup. Le seul truc dommageable dans ce championnat, c’est qu’on ne roule vraiment pas beaucoup : deux fois une heure, puis les qualifs et la course, c’est un peu court. Du coup, on se pose la question à l’avenir de savoir si on ne pourrait pas faire un autre championnat où il roulerait davantage pour acquérir un peu plus d’expérience. »
À part la Michelin Cup, vous êtes investi dans autre chose ?
« Je roule pas mal avec JMB Classic et ça c’est bien, j’apprécie vraiment de piloter ces superbes voitures. Autrement, il va y avoir aussi une course avec François (Perrodo) en LMP2. On va disputer Petit Le Mans (dernière manche IMSA de la saison).Je suis content d’y retourner, c’est une course que j’ai déjà gagnée, mais il y a longtemps (la première édition en 1998 avec la Ferrari 333 SP de Doyle Risi Racing avec Eric van de Poele et Wayne Taylor, ndlr). C’est un beau challenge, surtout pour moi, car je n’ai fait que trois courses avec Penske en LMP2 en WEC et depuis les 24 Heure du Mans 2022, je n’ai pas repiloté ce type de voiture. Et avant Penske, cela faisait six ans ! Là, on va rouler, donc je suis pas trop inquiet. Ce qu’il faut, c’est pouvoir quand même faire deux ou trois jours de test avant pour être préparé. »

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