Jan Magnussen est l’un des pilotes les plus capés de cette 91e édition des 24 Heures du Mans avec plus de 20 participations au compteur et six victoires au compteur. Cette année, il va de nouveau rouler en LMP2 sur une des deux Oreca de l’équipe polonaise Inter Europol Compétition. Il s’est confié à Endurance24 au moment du Pesage.
Comment s’est fait l’accord entre vous et l’équipe ?
« C’est arrivé au tout dernier moment. Anders Fjordbach est venu me voir alors que nous participions à la Le Mans Cup à Barcelone et m’a dit qu’il y avait cette opportunité, mais que nous devions donner réponse dans la semaine. Tout s’est donc fait très vite. J’ai contacté un sponsor, Park One, qui a demandé à Mark Kvamme s’il voulait participer à l’événement. Tout s’est donc fait à la dernière minute ce qui veut dire que nous ne sommes pas très bien préparés. Personne n’a encore conduit la voiture, dimanche sera donc très important pour nous. »
Il est peut-être difficile de se fixer des objectifs dans ces cas-là ou vous savez exactement ?
« Il est trop tôt, mais nous allons faire tout ce que nous pouvons et verrons ensuite. Il n’y aura pas d’objectifs fixés jusqu’à ce que nous roulions dimanche. Il ne faut pas oublier que la grille LMP2 est impressionnante. Il y a beaucoup de talents, des pilotes talentueux, des équipes talentueuses. Cela va être difficile. »
Il y a deux ans, vous avez roulé avec votre fils Kevin. Que gardez-vous à l’esprit ? Piloter avec son fils est quelque chose de spécial…
« C’était super spécial, mais c’est aussi une dynamique différente, j’ai l’impression d’être plus performant quand je suis seul. J’adore conduire avec Kevin et j’espère que nous aurons encore des occasions de le faire. Mais c’est toujours une dynamique étrange parce qu’on doit toujours tout donner. Ce n’est pas une bonne chose. Je ressens plus la pression quand il est avec moi parce qu’il pousse fort et il est déçu si je ne pousse pas assez ou si je suis nerveux. C’est amusant. Nous avons couru avec Mark à Abu Dhabi lors des 12 Heures. J’ai fait mon premier relais et je pensais que je m’étais bien débrouillé. Je suis sorti de la voiture, puis suis allé me changer et Kevin était assis là, l’air en colère. Je me suis demandé ce qui se passait et il m’a dit : « Hé, papa, c’est une compétition, il faut y aller là ! »

© Inter Europol Competition
Cette année marquera vos 24e 24 Heures du Mans ?
« 24ème participation, oui. En 2015, je n’ai pas pris le départ parce que la voiture a eu un accident lors des qualifications. »
Quel est votre sentiment par rapport à l’anniversaire de la course ?
« C’est une course spéciale et tout sera différent. Le spectacle sera un peu plus grand, il y aura plus de monde, plus de célébrations. Le spectacle va être fantastique et tous les concurrents sont là pour se battre. Mais l’une des choses que je regrette tout au long de ma carrière, que ce soit en Formule 3, en DTM ou en Formule 1, c’est que je n’ai jamais pris le recul nécessaire pour en profiter. J’étais toujours en route vers quelque chose de plus grand et de meilleur, alors j’ai oublié d’en profiter. Mais ce n’est plus le cas. Maintenant, je vais en profiter. »
Un événement dans votre 24ème course, quel est le meilleur souvenir pour vous ici ?
« Avec la Corvette, la première année, en 2004. Le sentiment de réaliser l’impossible et de monter sur le podium avec toute une équipe de gars qui sont complètement épuisés. C’est la sensation la plus fantastique dont je me souvienne ! »
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