| 19 avril 2024 | par

Dries Vanthoor (BMW) : « Tout comprendre cette année pour viser la victoire la saison prochaine »

© Nico Deumille

Le cadet des frères Vanthoor roule chez BMW M Team WRT en Hypercar depuis le début de la saison en WEC tandis que son frère, Laurens, évolue quant à lui chez Porsche Penske Motorsport.

Alors que ce dernier s’est imposé aux 1812 kilomètres du Qatar, Dries a terminé loin ; 14e de sa catégorie, à huit tours des vainqueurs après avoir enchaîné les fortunes diverses. Le pilote Belge, qui fait équipe avec Marco Wittmann et Raffaele Marciello, s’est confié à Endurance24.

Pensez-vous arriver dans de meilleures conditions ici, à Imola, par rapport au Qatar ?

« Je pense que le Qatar n’était pas une bonne première course pour nous. Par la suite, nous avons effectué trois ou quatre jours d’essais, avons eu beaucoup de travail que ce soit WRT, mais aussi BMW à Munich. Avec quelques améliorations apportées ici, je pense que ça va aller un peu mieux mais c’est encore un peu trop tôt pour juger après les premiers essais libres. Mais on sait que ce ne sera pas facile avec des pneus froids, les deux premiers tours.

Au Qatar, ce n’était pas la même histoire parce qu’il faisait 30 degrés. Après quatre, cinq virages, les pneus étaient chauds, mais ici, à Imola, ce n’est pas la même histoire. En plus, ce week-end, il y a aura peut-être un peu de pluie, donc ce sera une différente bien histoire.»

Dries Vanthoor (BMW) :

© BMW

Quel point avez-vous pu identifier ? Qu’avez-vous pu corriger ?

« Le problème pour nous, ce sont les systèmes embarqués, comme ceux liés au powertrain. Nous avons justement travaillé sur cela depuis le Qatar. Les autres problèmes tournent un peu plus autour du setup, mais c’est normal. C’est la première année pour nous en WEC. C’est le premier prototype BMW depuis plus 20 ans. Ce n’est pas facile, mais c’est la vie et cela va être une histoire longue, j’espère que, pour les dernières courses, nous serons en mesure de nous battre dans le top 3 ou top 5. Nous avons de bons ingénieurs, de bons pilotes, je suis donc confiant. Ça va aller dans la bonne direction, ce ne sera pas forcément payant tout de suite, mais peut-être, j’espère, dans les dernières courses. »

© MPS Agency

Et Le Mans ?

« C’est une grande course pour nous, pour BMW, mais c’est aussi un vrai test. Ce seront nos premières 24 Heures du Mans. Tout sera nouveau, ce ne sera pas facile et nous espérons déjà finir. »

Comme la voiture a roulé en IMSA l’an dernier, même si c’est une équipe différente qui l’exploite, on aurait pu se dire qu’elle allait bien se comporter en WEC. Mais il semble que ce ne soit pas aussi simple…

« Oui, c’est plus difficile. La voiture est la même mais le championnat, l’atmosphère, les règlements, les circuits sont très différents. Ce n’est pas un copier-coller, mais on échange, on travaille beaucoup entre l’équipe IMSA et nous chez WRT. Chez RLL (Rahal Letterman Lanigan Racing), ils bossent aussi beaucoup parce que ce n’est pas non plus facile pour eux, mais le travail entre les deux teams est positif. Notre but cette année est de finir cette course à Imola, de terminer Le Mans ainsi que toutes les courses. On va y aller étape par étape, viser le top 8, puis le top 5, top 3, peut-être gagner une course, cela reste notre objectif. »

2024 est une année que vous savez compliquée. Le but est déjà de travailler pour 2025 ?

« Oui. Porsche l’année dernière, c’était pas mal, mais ça ne gagnait pas. Par contre, dès la première course WEC 2024, ils ont été très forts. Cela correspond à une année de travail sur la voiture, sur tous les systèmes, tout comprendre pour arriver la saison suivante à se battre pour des victoires. Je pense que ce sera un peu la même histoire pour nous, en tout cas, c’est un bon exemple pour nous. »

Dries Vanthoor (BMW) :

© Nico Deumille

Vous arriverez à domicile pour la prochaine épreuve à Spa ; une première pour vous en Hypercar. Quel regard portez-vous sur votre carrière jusqu’ici ?

« Oui, je suis très content, très fier de rouler dans ce championnat. C’est très relevé, avec beaucoup de bons pilotes, de bonnes voitures. Pendant un moment, il y avait cinq LMP1 seulement, maintenant au Mans, on aura plus de 20 Hypercar au départ en juin, c’est bien pour le championnat. En ce qui concerne ma carrière, je suis très content de faire du GT, mais c’est une autre histoire de rouler en Hypercar ou avec des voitures à fort appuis aéro. »

Vous partagez une trajectoire commune avec votre frère, Laurens, en arrivant ici en Hypercar. Comment vivez-vous cela ?

« Oui, c’est une histoire similaire avec mon frère. Sans lui, je pense que ce ne serait peut-être pas la même histoire. C’est vraiment agréable, sympa de rouler ensemble, dans le même championnat, même si c’est avec des marques différentes. Laurens et moi, c’est une rêve de rouler en WEC. Pour deux frères, ce n’est pas une histoire commune, banale, en tout cas, ce n »est pas celle de tous les pilotes. Nos parents, tout le monde nous suit, est content et fier de nous. »

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