| 28 septembre 2025 | par

De la pole à la « grosse galère » pour Cadillac aux 6 Heures de Fuji

© MPS Agency

Alors qu’elles verrouillaient la première ligne, les Cadillac V-Series.R ont sombré au fil des neutralisations et incidents. La n°12 sauve les meubles avec une 6e place, la n°38 termine 13e.

Parties en tête, les Cadillac V-Series.R semblaient armées pour jouer la victoire sur le Fuji Speedway. Mais entre neutralisations mal placées, accrochages et manque de réussite, les espoirs de podium se sont vite envolés. La n°12 (Lynn / Nato / Stevens) termine 6e, tandis que la n°38 (Bourdais / Button / Bamber) ne peut faire mieux qu’une 13e place.

Qualifiée en pole grâce à un superbe tour d’Alex Lynn, la n°12 Cadillac Hertz Team JOTA a pourtant rapidement vu ses espoirs contrariés. Malgré un très bon rythme, les neutralisations successives ont bouleversé la stratégie.

« C’est frustrant car, en tant qu’équipe, nous méritions beaucoup plus. » regrette Will Stevens « Je pense que nous avions l’une des voitures les plus rapides aujourd’hui mais nous avons vraiment manqué de chance à certains moments. Au début de la course, nous avons montré que nous étions dans le coup, mais ensuite nous avons eu beaucoup de malchance, nous avons perdu des positions et il est difficile de remonter quand le niveau est aussi serré. Je pense que l’équipe a fait un très bon travail cette semaine, la voiture était solide, mais parfois ce n’est simplement pas votre jour. »

 

« Il s’est passé pas mal de choses avec les Safety Car et les Full Course Yellow, mais j’ai eu le sentiment que nous étions capables de bien contrôler la course. Nous avons pris un excellent départ et nous avons bien travaillé entre Seb et moi pour nous assurer de garder la tête, car nous savions que c’était important. »

Stevens avait pourtant donné le ton en signant le meilleur tour en course (1:30.507), et Norman Nato a lui aussi subi les aléas des interruptions :

« Mon relais a été très en dents de scie, surtout avec les Full Course Yellow et la Virtual Safety Car. Will avait bien fait le travail pour garder la tête et quand je suis monté dans la voiture, nous avons pris une Full Course Yellow qui nous a mis dans une position où nous n’aurions pas dû être. Et ensuite, nous avons eu une autre VSC et perdu des places. Pour gagner cette course, il faut non seulement du rythme mais aussi que tout s’aligne. »

Remonté jusqu’en 7e position dans le dernier relais, Alex Lynn n’a rien pu faire de plus malgré une belle offensive.

La n°38 plombée par les incidents

 

Qualifiée en première ligne, la n°38 n’a pas connu plus de réussite. Après un relais compliqué de Sébastien Bourdais, le prototype a été heurté à l’arrière par une BMW GT :

« Au début, j’ai un peu galéré avec l’équilibre. Il m’a fallu du temps pour me mettre dans le rythme et trouver les bons réglages dans la voiture pour l’ajuster. Ensuite, il y a eu cette Safety Car et nous avons mis les pneus de qualifs du côté gauche. Au redémarrage, j’ai vraiment eu du mal et nous avons perdu quelques positions. Après cela, nous avons semblé nous stabiliser et, dans le trafic, la BMW GT m’a tapé à l’arrière alors qu’on passait côte à côte dans les courbes, puis il m’a encore heurté de plein fouet dans le virage suivant et a infligé des dégâts importants à l’arrière de la voiture. Après ça, c’était une grosse galère. Nous avons perdu beaucoup d’appui arrière et deux tiers de mon relais n’étaient vraiment pas amusants. J’ai fait ce que j’ai pu. »

 

« La voiture était excellente, les arrêts aux stands parfaits, une vitesse incroyable. Mais c’était juste un de ces jours où rien ne va », conclut Earl Bamber.

Au total, sept neutralisations ont rythmé cette 7e manche du WEC, empêchant Cadillac de mettre en œuvre ses stratégies. Le manque de clairvoyance dans le trafic, combiné à des décisions imprévues, a ruiné la progression des deux prototypes.

La n°12 reste malgré tout la seule voiture Hypercar à avoir inscrit des points lors de chaque course cette saison, preuve d’une régularité appréciable. Cadillac conserve par ailleurs la 3e place au championnat constructeurs, à une manche de la fin.

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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