Suite et fin de l’interview accordée par le pilote officiel Ferrari Competizioni GT, dans le cadre des 4 Heures de Portimão durant laquelle il revient avec Endurance24 sur l’ère du LMGTE Pro qui va s’achever dans les prochaines semaines, mais aussi son avenir avec la firme au Cheval Cabré…
Si Davide Rigon ne dispute pas la finale WEC de Bahreïn dans quelques semaines, il ne sait pas encore, il a peut être dit adieu au GTE Pro, catégorie qui va disparaitre l’an prochain. Il gardera un super souvenir de ces années passées dans l’élite mondiale du GT. « Ce fut vraiment une belle ère. J’ai fait sept ans en WEC, avec la 458 pendant deux saisons puis la 488, de superbes voitures en particulier lorsqu’elles étaient équipées des pneus confidentiels. On pouvait faire des double relais, mais également deux ou trois heures au Mans tout en étant aussi rapide. Il y avait beaucoup de technologies certes, mais on a aussi beaucoup appris. Dans les virages, je pense que c’est la meilleure voiture que j’ai pu piloter, les sensations étaient incroyables. Quand on passait à fond dans le Raidillon ou à Blanchimont à Spa, les sensations étaient énormes. Cela va me manquer honnêtement. Les GT3 sont très vite, les voitures sont très proches, mais dans les virages, ce n’est pas pareil, surtout au niveau vitesse. »

© Ferrari
L’Italien va donc garder de très bons moments en mémoire de cette période et certainement quelques courses en particulier. « Si je devais choisir un bon souvenir en GTE Pro, je dirais une des manches WEC disputées à Spa où nous avons gagné dans la dernière heure en nous battant jusque dans les ultimes tours. Ce qui était bien, c’est que l’on ne gagnait jamais avec plus d’une minute sur le 2e, même sur des courses de 12 ou 24 heures. Les écarts étaient très faibles, cela montre bien le niveau de compétitivité de ces autos. Certes, il n’y avait que trois ou quatre constructeurs, mais les différences entre chaque étaient infimes. »
Il va maintenant falloir oublier le GTE Pro et se tourner vers le GT3 qui va débarquer dans les championnats ACO en 2024. Pour être au sommet de la catégorie, Ferrari vient de sortir sa nouvelle arme, la 296 GT3 : « C’est une voiture complètement nouvelle, elle est dans la continuité du programme GTE. Il y a plus d’électronique, il y a aussi l’ABS. Elle est très sympa à piloter, même si cela va dépendre de la BOP à nouveau. Sans cela, la voiture « vole », mais il faudra faire avec (rire), ce sera la même chose pour tout le monde. Je pense que dans quelques années, le GT3 sera devenu comme le GTE. Tous les constructeurs, les teams, les pilotes vont pousser et très bientôt ces voitures seront aussi fun à piloter. »

© Ferrari
Après la finale ELMS, il sera bientôt temps pour le pilote officiel Ferrari de penser à la prochaine saison. « Je serai toujours impliqué dans un programme, c’est certain. Le placement des pilotes Ferrari n’a pas encore été décidé, il y a des essais actuellement sur les deux voitures de 2023 car le boss n’a pas encore tranché. Je vais rester chez Ferrari évidemment, mais je ne sais pas dans quel championnat je serai. Pour le moment, les regards sont tournés vers les 24 Heures de Daytona avec la nouvelle GT3 et, dans peu de temps, chaque pilote connaitra son programme 2023. Je sais que je serai dans une bonne auto, avec de bons coéquipiers et espère avoir le plus de succès possible ! 2023 sera une très belle mais importante année pour Ferrari… » En effet, la marque italienne sera officiellement impliquée en GT3 mais aussi en WEC (24 Heures du Mans) avec son Hypercar qui sera présentée le 30 octobre prochain à Imola.
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