Victorieux d’une course en Formule 2 cette saison à Zandvoort, Clément Novalak s’apprête à donner un nouveau tournant à sa carrière. Passera-t-elle par l’endurance en 2024 ? Endurance24 a rencontré le Français pour tenter d’en savoir plus.
Du haut de ses 22 ans et après avoir gravi les différents échelons de la monoplace depuis 2018 jusqu’à atteindre l’antichambre de la Formule 1, Clément Novalak a eu l’occasion de découvrir la catégorie LMP2, d’abord lors du Rookie Test de l’ELMS à Portimão, puis au Rookie Test du WEC à Bahreïn. « Ça s’est super bien passé », nous a confié le pilote originaire d’Avignon. « À Bahreïn, c’était ma première expérience en LMP2 avec le package aéro du Mans. Forcément, c’est quand même assez différent de la LMP2 en ELMS. Mais cette journée de tests s’est déroulée de manière optimale. Cela va dans la bonne direction. »
Avec deux sessions d’essais en l’espace de quelques semaines seulement, Clément Novalak a forcément une idée derrière la tête pour la suite de sa carrière… « Je pense au futur. Je sais que de toute façon, lorsque l’on évolue aujourd’hui en Formule 2, il n’y a plus beaucoup d’opportunités d’entrer en Formule 1. Il y a eu une grande vague de jeunes pilotes qui sont entrés ces dernières années, mais aujourd’hui, les portes se ferment progressivement. J’ai toujours eu une certaine attirance pour l’endurance. Même si, comme la plupart des pilotes de notre jeune âge, j’avais la F1 comme objectif, j’étais tout de même très ouvert à venir en endurance, et c’est pourquoi ces premiers essais m’ont donné un aperçu de ce que c’était, et c’était vraiment plaisant. »

Clément Novalak à bord de l’Oreca 07 d’Inter Europol Competition à Bahreïn © MPS Agency
En évoquant sa journée d’essais à Bahreïn, le sourire illuminait le visage du Français : « C’était plus difficile à Portimão parce que je n’avais aucune expérience sur le circuit. À Bahreïn, en revanche, nous y étions en début de saison en Formule 2. Donc, il y a quand même une certaine similarité entre les deux voitures, même si cela reste un cockpit fermé. Le feeling reste un peu celui d’une monoplace. Il y a beaucoup moins d’aéro, donc il faut aussi un peu s’y habituer, mais la voiture offre une grande « souplesse » dans les virages lents que la Formule 2 n’a pas avec les pneus de 18 pouces. Donc, c’était une belle surprise. Honnêtement, c’était vraiment une sensation très agréable. Et je dirais même que je me suis presque plus amusé avec elle qu’en Formule 2. »
Visiblement convaincu par ses essais en sport-prototype, Clément Novalak envisage de débuter une nouvelle aventure, pourquoi pas en Endurance. « La F2, pour moi, ne sera certainement pas d’actualité l’année prochaine. Donc, ce sera forcément quelque chose d’autre. On verra bien. Je peux dire qu’au cours des dernières semaines, nous avons examiné plusieurs championnats différents, plusieurs catégories différentes, de la LMP2 à éventuellement de l’Hypercar ou de l’Indy, peut-être. Très brièvement, mais c’était pour avoir une idée des opportunités futures. »
![[ENDURANCE24]LOGO_2021_RVB-3](http://endurance.pulsdev.fr/wp-content/uploads/2021/11/ENDURANCE24LOGO_2021_RVB-3.png)





