Du haut de ses 21 ans, Charles Milesi débute sa deuxième saison complète en FIA WEC avec la casquette de Champion en titre de la catégorie LMP2.
Le jeune pilote français, originaire de Chaumont, également vainqueur de la dernière édition des 24 Heures du Mans avec WRT, a fait le choix de s’engager chez Richard Mille Racing Team, aux côtés de l’octuple Champion du Monde WRC, Sébastien Ogier, et la jeune féminine, Lilou Wadoux.
Charles, comment se passe cette nouvelle saison jusqu’ici ?
« Globalement avec l’équipe, plutôt bien. Par rapport à l’année dernière, les objectifs sont clairement différents, notamment avec un nouvel équipage, » nous détaille Charles Milesi. « Avec Sébastien et Lilou, le but est de progresser course après course et viser Le Mans. Ce sera la course la plus importante de l’année et celle où nous avons le plus de chances de faire un bon résultat. On y va relativement tranquillement en ce début de saison pour arriver au Mans le plus sereinement possible. »

© Joao Filipe / DPPI
Votre rôle dans l’équipe est-il différent de l’an passé ?
« Les choses étaient différentes car nous étions tous sur le même piédestal. Cette année, paradoxalement, c’est moi qui aie le plus d’expérience avec mon année complète l’an dernier. Mon rôle est certes un peu différent, mais ma vision reste la même en plaçant mes coéquipiers au même niveau que moi. »
Le fait de ne plus vous battre pour les victoires à chaque course est-il frustrant pour vous ?
« Franchement, non. Ce n’était pas l’objectif au début de l’année. Si j’avais été chez un team comme JOTA, avec un pilote comme Da Costa, être en retrait serait décevant. Le but est de monter en puissance au fil de la saison. Certes, c’était un peu frustrant à Sebring, car on avait la performance et tout s’est écroulé à un moment durant les essais alors que le Prologue était positif. On a fait des tests à Monza, avant de venir ici, qui nous ont conforté sur ce qu’il fallait améliorer sur la voiture. C’est un peu compliqué ici, à Spa, mais nous allons essayer de trouver un bon compromis en vue des 24 Heures du Mans. »

© Florent Gooden / DPPI
On imagine que l’approche et le travail durant les week-ends de course sont quelque peu différents ?
« Oui. C’est moins exigeant que l’année dernière, car nous étions tous au même niveau et le fait d’avoir une voiture plus survireuse ou sous-vireuse pouvait permettre d’avantager un pilote plutôt qu’un autre. Comme il y a encore beaucoup de choses à apprendre avec la voiture et que nous avons les mêmes ressentis, on va dans la même direction pour aller chercher la performance. »
Comment se passe la relation avec Sébastien Ogier ?
« Cela se passe très, très bien. Comme il le dit si bien, il arrive comme un rookie malgré ses huit titres mondiaux. Une fois qu’il est dans la voiture, il donne le maximum et c’est relativement compétitif. L’ambiance est très bonne dans l’équipe. »
Vous saviez que Sébastien serait votre coéquipier lorsque vous avez signé ?
« Je savais que j’allais rouler avec Lilou, mais pas avec Seb. J’ai signé durant l’hiver et j’ai su plus d’un mois après que j’allais rouler avec Sébastien. Je me suis dit que ça allait être sympa. Le challenge est intéressant, notamment pour lui qui voulait rouler en endurance et faire Le Mans depuis longtemps. Je pense qu’il prend vraiment du plaisir. »
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