| 9 mai 2025 | par

Charles Milesi (Alpine) : « Arriver au Mans avec le plus de confiance possible »

© Alpine / DPPI

Alpine monte en puissance en FIA WEC. Après un podium de la n°36 à Imola, la marque française aborde la suite de la saison avec une dynamique positive. À Spa, Charles Milesi, pilote de l’Alpine A424 n°35 aux côtés Paul-Loup Chatin et Ferdinand Habsburg , revient sur les progrès réalisés, les axes de travail et la préparation du grand rendez-vous des 24 Heures du Mans.

Comment abordez-vous cette manche de Spa après la performance d’Imola ?

« On arrive un peu mieux préparés qu’à la course précédente. On continue à travailler sur le rythme de course, la dégradation des pneus… En qualifications, on est plutôt bien, mais il nous manque encore un petit quelque chose en course. Spa, sur le papier, est un circuit qui nous convient mieux qu’Imola. Et puis les conditions sont plus simples à lire ce week-end, ce qui aide au niveau stratégie. »

Quel bilan tirez-vous d’Imola avec la voiture n°35 ?

« Même si le résultat brut n’était pas là, on a quand même pu voir qu’on avait le rythme. On est revenus à un moment donné après les soucis. Globalement, c’était une course positive. On sent qu’on peut viser régulièrement le top 10, et l’objectif, c’est de s’approcher du top 5 à la régulière. Le podium de la 36, il s’est aussi joué sur des choix de stratégie un peu chanceux. Il faut qu’on progresse pour ne plus dépendre de ça. »

Quels sont les domaines où la voiture peut encore progresser ?

« C’est surtout du travail sur la partie software et la compréhension du setup. Ces voitures sont très sensibles à ça. L’idéal, c’est d’avoir une auto plus prévisible, plus facile à conduire. Ce n’est pas toujours simple car une amélioration qui marche dans la simulation peut être difficile à exploiter en conditions réelles. Il faut aussi continuer à faire évoluer des systèmes comme le traction control. »

Cette course de Spa est-elle déjà tournée vers Le Mans ?

« Oui, clairement. C’est la dernière répétition grandeur nature avec de la pression. En test, il n’y a pas forcément d’enjeu, alors qu’ici, si on fait une erreur, ça se paie. À Imola, par exemple, on n’a pas assez bien réagi sur une décision stratégique en fin de course, ce qui a entraîné un petit souci au stand. C’est ce genre de chose qu’on veut corriger avant Le Mans. »

35 CHATIN Paul-Loup (fra), HABSBURG Ferdinand (aut), MILESI Charles (fra), Alpine Endurance Team, Alpine A424 #35, Hypercar, 07 CONWAY Mike (gbr), KOBAYASHI Kamui (jpn), DE VRIES Nyck (nld), Toyota Gazoo Racing, Toyota GR010 Hybrid #07, Hypercar, action during the TotalEnergies 6 Hours of Spa-Francorchamps 2025, 3rd round of the 2025 FIA World Endurance Championship, from May 8 to 10, 2025 on the Circuit de Spa-Francorchamps in Stavelot, Belgium – Photo Charly Lopez / DPPI

Justement, où en est la fiabilité ?

« On a franchi un cap. Les problèmes de l’an dernier ont été identifiés et réglés en test. Bien sûr, en endurance, on n’est jamais à l’abri d’un souci, mais sur la partie moteur ou châssis, on est confiants. Après, Le Mans reste unique. On peut tout avoir bien préparé et quand même rencontrer un problème inattendu, comme Toyota en 2016. On touche du bois, mais on sait qu’on arrivera avec une voiture bien préparée. »

Y a-t-il un écart de performance entre la 35 et la 36 ?

« Non, pas vraiment. À Imola, sur le papier, on était même un peu mieux. On a juste eu un manque de réussite avec des pénalités, un souci au stand, une sortie… Et eux ont bien maximisé une stratégie. Depuis le début de saison, on est sur un niveau de performance très proche. Ce sont juste les faits de course qui font parfois la différence. »

L’objectif à Spa, c’est un bon résultat ou uniquement la préparation du Mans ?

« Les deux. Si on peut jouer quelque chose ici, on ne va pas se priver. Il faut marquer des points pour le championnat. Mais avant tout, c’est une répétition générale avec les châssis du Mans. On doit s’assurer que tout est prêt, que le matériel tient la distance. C’est ce que toutes les équipes font à ce moment-là de l’année. »

Journaliste et rédacteur en chef d'Endurance24 Directeur de la publication du magazine Drivers Club
À propos de l'auteur, Florian Defet

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