| 1 novembre 2024 | par

« C’est l’une des pires saisons que j’ai jamais connues » estime James Calado (Ferrari)

© Nico Deumille

L’équipage de la Ferrari 499P n°51, victorieux du Centenaire des 24 Heures du Mans, a traversé une saison 2024 particulièrement éprouvante en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA (WEC), avec un seul podium à son actif.

Alors que Ferrari conserve de minces espoirs de titre au championnat du monde des constructeurs FIA WEC, James Calado, Antonio Giovinazzi et Alessandro Pier Guidi arrivent à Bahreïn avec presque moitié moins de points qu’à la même période l’an passé, après deux abandons à Austin et à Fuji, et un seul podium décroché aux 24 Heures du Mans.

« C’est l’une des pires saisons que j’ai jamais connues, mais cela échappe à notre contrôle. Parfois, les choses tournent ainsi, et il n’y a rien à faire, » confie James Calado ce vendredi à Bahreïn. « Deux abandons, que peut-on y changer ? Je n’ai même pas piloté lors des deux dernières courses. Mon dernier relais remonte à São Paulo. C’est frustrant. Quand on regarde les chiffres, les progrès réalisés par l’équipe cette année sont immenses par rapport à l’année dernière. Nous comprenons parfaitement les raisons de notre contre-performance, et c’est dommage de ne pas avoir pu concrétiser cela sur le papier. Nous ne pouvons pas nous blâmer, ni en tant que pilotes ni en tant qu’équipe. »

© Nico Deumille

Avant de tourner définitivement la page de cette saison difficile, le trio de la n°51 espère tout de même jouer un rôle aux 8 Heures de Bahreïn, comme l’explique le pilote britannique : « Les conditions sont assez semblables à l’année dernière. Cependant, le vent est un facteur important ici : il y a un vent de face au virage 1 qui aide, mais aussi un vent arrière sur l’autre côté du circuit qui complique les choses. Cela joue beaucoup sur l’adhérence, et une perte de contrôle peut nuire à la gestion des pneus. Le BoP a évolué cette année, et chaque détail compte. Si tout se passe bien, je pense que nous pouvons viser un bon résultat. Croisons les doigts. »

L’un des défis principaux sera, une fois encore, la gestion de la dégradation des pneumatiques durant cette course de huit heures, avec les variations de température entre la chaleur du jour et la fraîcheur de la nuit.

« Ici, tout le monde lutte. C’est le circuit le plus exigeant de la saison en termes d’énergie, avec un enchaînement de virages lents et rapides qui rend la gestion des pneus complexe. L’aspect frustrant est qu’on ne peut pas attaquer à chaque tour. Tout repose sur la gestion, ce qui n’est pas très excitant pour les spectateurs. Tout le monde est affecté ; il s’agit de savoir qui souffre le moins en course. Par le passé, Toyota avait l’avantage dans la gestion des pneus, mais nous avons fait des progrès. J’espère donc que nous pourrons être compétitifs. »

© Nico Deumille

La catégorie reine de l’Endurance n’a jamais été aussi disputée, et l’année prochaine s’annonce d’autant plus passionnante avec l’arrivée d’Aston Martin dans l’arène mondiale…

« C’est formidable, cela rend les courses plus excitantes et aussi plus difficiles. Le championnat prend une véritable envergure mondiale. Oui, nous vivons un âge d’or de l’Endurance, qui ne cesse de s’améliorer. Je suis heureux de faire partie de ce championnat d’élite. Les instances ont eu deux ans pour ajuster les paramètres et rapprocher les performances des équipes. Je suis déjà concentré sur l’année prochaine, et au vu de nos performances cette année, je pense que nous sommes bien placés pour jouer un rôle important. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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