À quelques jours des 6 Heures de Fuji, l’ACO et la FIA ont publié la Balance de Performance qui encadrera le plateau Hypercar et LMGT3. Si la hiérarchie ne devrait pas être bouleversée en tête d’affiche, certaines évolutions pourraient peser dans la lutte, notamment dans la catégorie GT.
Pour la première fois depuis plusieurs mois, aucune Hypercar ne subira de changement de masse minimale. Les différences se jouent uniquement sur la puissance et l’énergie disponibles par relais.
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Alpine A424 : la LMDh française gagne 6 kW sous 250 km/h (512 kW, soit 696 ch), un atout de taille sur la longue ligne droite de Fuji.
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Aston Martin Valkyrie et Peugeot 9X8 : au maximum autorisé, 520 kW (707 ch), elles conservent un potentiel brut important.
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Toyota GR010 Hybrid : perd légèrement en puissance à bas régime mais récupère un gain notable (+7,7 %) au-dessus de 250 km/h.
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Cadillac V-Series.R : profil similaire, avec une répartition différente de la puissance entre basses et hautes vitesses.
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Ferrari 499P et Porsche 963 : pas de révolution mais un supplément d’énergie par relais, de quoi mieux tenir le rythme en course.
LMGT3 : la Mustang alourdie, la Lexus pénalisée par le succès
Côté GT, les variations concernent surtout les masses et les ajustements aérodynamiques. La Ford Mustang LMGT3 se voit attribuer 15 kg supplémentaires (1349 kg), un handicap sensible sur les freinages et la gestion des pneus.
Mais c’est surtout le système de Success Ballast qui redistribue les cartes : la Lexus RC F n°87 d’Akkodis ASP, victorieuse à São Paulo, affiche désormais 1372 kg, le poids le plus élevé de la catégorie. Derrière, d’autres modèles connaissent des ajustements plus subtils : la BMW M4 LMGT3 (+8 kg) et la Ferrari 296 LMGT3 (+4 kg) voient leur charge croître légèrement, tandis que la Corvette Z06 LMGT3.R reste proche de sa base avec seulement +3 kg.
Ces ajustements confirment la volonté du comité WEC de maintenir un équilibre compétitif sans altérer la dynamique du championnat. Avec une Hypercar figée sur la balance et des GT3 aux marges de performance finement contrôlées, les 6 Heures de Fuji s’annoncent comme un terrain d’observation privilégié pour juger de l’efficacité de cette BoP qui, rappelons le, se base sur les trois dernières épreuves.
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