| 10 juin 2025 | par

Barrichello : « Gérer le trafic, ça m’inquiète un petit peu »

© Arthur Chopin

Après des expériences en monoplace et en Stock Car au Brésil, Eduardo Barrichello découvre cette année le Championnat du monde d’endurance. Il dispute sa première saison en WEC au volant de l’Aston Martin Vantage AMR LMGT3 n°10 engagée par Racing Spirit of Léman. À l’issue de la Journée Test, le Brésilien peine encore à réaliser qu’il s’apprête à participer pour la première fois aux 24 Heures du Mans.

Porter le nom d’un double vice-champion du monde de Formule 1 ne passe pas inaperçu dans le paddock. « J’y suis habitué depuis que je suis né. Pas seulement dans le sport auto, mais aussi dans mon développement personnel. Je suis très fier d’être le fils de Rubens Barrichello », confie-t-il.

À 23 ans, le jeune pilote trace pourtant sa propre voie, qui le mène aujourd’hui jusqu’au Mans. « C’est génial d’être ici. Je prends énormément de plaisir. Lors de mes tours de sortie pendant la Journée Test, je regardais le circuit, les gens autour… C’est vraiment cool. Pour être honnête, dans la ligne droite des Hunaudières, j’avais l’impression d’aller à la plage avec des amis et de la musique, mais à 280 km/h ! », lâche-t-il, le sourire aux lèvres.

© FIA WEC / DPPI

Mais le rookie doit encore apprivoiser un circuit aussi mythique que piégeur, entre portions urbaines et revêtements irréguliers. « Le tracé est très rapide, notamment les virages Porsche. Je l’adore. Il est spécial, avec des zones où le grip est bon, et d’autres moins. J’ai pris une photo de chaque virage pendant la reconnaissance à pied pour me préparer au mieux. »

La Journée Test n’a cependant pas été idéale pour celui qui s’était illustré en qualifiant la n°10 en première ligne lors des 6 Heures de Spa. « Je n’ai bouclé que sept tours par séance. J’ai encore besoin de roulage. Je ne m’attendais pas à ce que les LMP2 soient aussi rapides. Il va falloir bien gérer le trafic, ça m’inquiète un peu », admet-il. Il partage le baquet avec Valentin Hasse-Clot et Derek DeBoer.

En attendant le coup d’envoi du double tour d’horloge, le Brésilien savoure pleinement l’instant. « Je ne pense pas réaliser ce qui se passe avant l’Hyperpole ou le départ de la course. » Comme au Qatar, il pourra compter sur les conseils de son père, présent à ses côtés. Rubens Barrichello avait lui aussi disputé les 24 Heures du Mans, en 2017, avec Racing Team Nederland en LMP2.

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