L’Aston Martin Valkyrie a fait ses débuts en compétition cette semaine à l’occasion des 1812 km du Qatar, manche inaugurale du FIA WEC 2025. Si cette première apparition s’est avérée semée d’embûches, l’hypercar britannique a su montrer un potentiel prometteur et engranger de précieuses données en vue des prochaines échéances.
Engagée par l’équipe Aston Martin THOR, la Valkyrie #009 pilotée par Marco Sørensen, Alex Riberas et Roman De Angelis a franchi la ligne d’arrivée en 17ᵉ position après avoir parcouru 295 tours. Un résultat qui ne reflète pas totalement la compétitivité affichée à certains moments de la course.
« Nous savions que ce week-end serait une phase d’apprentissage », confie Adam Carter, responsable de l’endurance chez Aston Martin. « Nous avons rencontré quelques problèmes de jeunesse, mais le rythme affiché à plusieurs moments de la course nous donne confiance pour la suite. »
Un week-end d’apprentissage grandeur nature
Dès les premiers tours, l’Aston Martin Valkyrie s’est installée dans un bon rythme, prouvant qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures hypercars du plateau. Tom Gamble a signé le meilleur temps d’une Valkyrie en course en 1:42.978 (+1,719 s par rapport au meilleur tour de la Ferrari n°51).
Cependant, une série de contretemps a rapidement compromis la course des Hypercars britanniques. Le plus marquant fut la perte de la porte droite de la #009 après un arrêt aux stands, un incident rare qui a contraint l’équipe à immobiliser la voiture pendant plusieurs minutes pour réparer.

© FIA WEC / DPPI
Marco Sørensen, l’un des pilotes engagés sur la Valkyrie #009, revient sur cet épisode : « Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé. Peut-être qu’elle n’a pas été correctement fixée, ou que l’air s’est infiltré sous la portière et l’a arrachée. C’est une situation que nous devons examiner. Cela est déjà arrivé à d’autres constructeurs avant nous. »
Malgré ce coup dur, l’équipe a poursuivi son travail en piste, essayant de tirer le maximum de cette première épreuve. « Nous voulions vraiment faire la course, mais après la perte de la porte, nous avons perdu beaucoup de tours. À partir de là, nous avons cherché à maximiser notre rythme et à analyser notre positionnement face à nos concurrents. »
Si la Valkyrie #009 a pu rallier l’arrivée, avec 23 tours de retard, la voiture sœur, la #007, a été contrainte à l’abandon en raison d’un problème de transmission. Un revers pour l’équipe, mais qui n’entame en rien sa détermination au vu de l’énergie déployée
De grandes ambitions malgré un début laborieux
En tant que premier prototype issu d’une hypercar de route à concourir à la fois en FIA WEC et en IMSA, l’Aston Martin Valkyrie incarne un projet unique et ambitieux avec des moyens qui ne sont pas à la hauteur de ceux engagés par Porsche ou Ferrari par exemple. Propulsée par un moteur V12 atmosphérique Cosworth de 6,5 litres, bridé à 680 chevaux conformément à la réglementation, elle dispose d’un potentiel que l’équipe entend exploiter au fil des courses.
Marco Sørensen reste ainsi confiant malgré les difficultés rencontrées lors de cette première sortie : « En tant que pilote, nous voulons toujours être plus compétitifs, mais si l’on regarde l’ensemble du projet, je suis heureux pour l’équipe que nous ayons réussi à terminer la course. Nous avons collecté beaucoup de données précieuses qui vont nous aider à avancer. »
Quant à savoir quand la Valkyrie pourra réellement rivaliser pour les premières places, le pilote danois reste prudent : « Aussi vite que possible, j’espère ! Mais cela reste une inconnue. Nous devons continuer sur cette lancée, apprendre de chaque course et progresser. Nous avons vu des indices encourageants ce week-end, et je suis convaincu que nous nous rapprocherons des meilleures voitures au fil de la saison. »

© MPS Agency
L’attention de l’équipe Aston Martin THOR est désormais tournée vers Imola, deuxième manche du FIA WEC, ainsi que vers les 12 Heures de Sebring, où la Valkyrie fera ses débuts en IMSA. Loin d’être un simple galop d’essai, ce premier week-end de course a permis d’évaluer le potentiel du projet et d’identifier les axes de progression.
« Nous savons que nous avons encore du travail, mais nous avons une base prometteuse », conclut Sørensen.
Si cette première sortie fut semée d’embûches, elle marque néanmoins le début d’un chapitre ambitieux pour Aston Martin en endurance. L’apprentissage continue, avec en ligne de mire la montée en puissance de la Valkyrie au fil de la saison.
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