| 13 avril 2024 | par

Arthur Leclerc : « Un rêve de faire une équipe avec les frères Leclerc pour les 24 Heures du Mans »

© MPS Agency

Arthur Leclerc fait ses premiers pas en Endurance avec Panis Racing dans la catégorie LMP2 de l’European Le Mans Series (ELMS). Il a d’ailleurs rapidement pris ses marques au volant de l’Oreca 07 n°65 en établissant le temps de référence du Prologue. Endurance24 a fait connaissance avec le jeune pilote monégasque qui explore la discipline tout en assumant son rôle de pilote de développement pour la prestigieuse Scuderia Ferrari. Entretien…

Comment se passent vos premiers pas en LMP2 ? Comment est cette voiture à piloter ? C’est sympa ?

« C’est complètement différent de ce que j’ai eu l’habitude de conduire. Il y a pas mal d’adaptations, il y a beaucoup d’informations déjà dès le premier jour. Mais honnêtement, c’est vraiment cool. »

Et au niveau des sensations ?

« C’est une voiture qui est plus lourde que la monoplace, donc il y a un peu plus de boulot dans les virages lents. Mais c’est quand même très plaisant à conduire. Au niveau puissance, honnêtement, il y en a pas mal. Il y a cependant beaucoup moins d’aéro. Les pneus ont aussi moins d’adhérence, ils sont plus durs, ce sont différents types de dégradation. C’est vraiment plus complexe dans les virages rapides, c’est plus lent, cela demande plus de boulot. »

Arthur Leclerc :

© MPS Agency

Pourquoi avoir choisi le LMP2 ?

« Parce que c’est une catégorie qui m’a toujours attiré. Déjà, je trouve les voitures très belles et elles sont très performantes. Du point de vue du feedback entre pilotes, tout le monde m’a dit que la LMP2 était une voiture très plaisante à conduire. Je voulais me lancer en Endurance car c’est une catégorie qui fait rêver. »

La gestion du trafic, partager le baquet avec deux autres pilotes, partager aussi les réglages, tout est assez nouveau pour vous…

« Exactement. Ça n’a rien à voir, c’est une approche qui est très différente de la monoplace où on est plus en train d’essayer de battre et d’être devant son coéquipier. En Endurance, ça n’a rien à voir, on s’entraide. Je passe beaucoup de temps avec Manuel Maldonado, notre pilote Silver, à regarder les data avec lui, lui donner quelques conseils s’il en a besoin. Je vois aussi ses progressions donc ça n’a rien à voir, c’est un environnement plus calme et positif que la monoplace.»

Comment se passe votre relation avec vos coéquipiers en particulier Charles Milesi qui est plus aguerri en LMP2 ?

« Il a beaucoup d’expérience, c’est cool. Peut-être que dans différentes conditions, c’est là où il va prendre l’avantage sur moi parfois mais on s’entend tous très bien. Il y a une très bonne ambiance dans l’équipe. »

© Twenty one creation

Le but est-il aussi d’arriver en Hypercar ? Est-ce aussi pour ça que vous passez par la case LMP2 ?

« Bien sûr c’est mon objectif, ce serait un rêve pour moi. Ce sont des voitures que j’aimerais beaucoup conduire. J’apprécie beaucoup aussi l’endurance, l’esprit d’équipe qui y règne, passer beaucoup de temps devant les data etc…

Le fait de faire partie de la Ferrari Academy pourrait peut-être vous aider, peut-être, justement, à atteindre l’Hypercar…

« Ça peut aider si on fait un bon boulot, c’est toujours la même chose. C’est pour ça que je suis là pour découvrir la catégorie parce que c’était complètement nouveau pour moi auapravant. Je commence à avoir un pied dedans, à vraiment comprendre comment ça fonctionne. Je n’ai pas fait encore de course, mais mes connaissances sont déjà 99% plus élevé que ce que j’avais avant. Je me suis beaucoup, beaucoup intéressé et j’aime vraiment cet univers. Donc j’espère que si un jour je fais du bon boulot, j’arriverai en Hypercar. »

Arthur Leclerc :

© Twenty one creation

Votre frère Charles aime aussi beaucoup l’endurance, c’est quelque chose qui l’attire. Est-ce que vous en parlez beaucoup ? Est-ce qu’il va vous suivre un petit peu dans l’année ?

« On n’en a pas parlé pour l’instant, mais c’est vrai que ça a toujours été un rêve de faire une équipe avec les frères Leclerc pour les 24 Heures du Mans. C’est quelque chose qu’on regarde, mais, pour l’instant, c’est beaucoup trop tôt, c’est un rêve d’enfant pour le moment. Au niveau des courses, je suis les siennes, donc j’espère qu’il suivra les miennes (rires). On regarde énormément tout ce qu’on fait tous les deux. Donc, à mon avis, il va peut-être venir à une des courses. Pour l’instant, je lui ai dit de gentiment rester à la maison parce que je préfère prendre le temps de découvrir l’équipe.

Normalement, on se déplace en famille, mon grand frère me suit aussi. J’ai dit à toute la famille de ne pas venir tout de suite parce que j’ai juste envie de commencer le job avec les ingénieurs, découvrir l’équipe et vraiment me mettre dans ma bulle pour commencer de la meilleure façon possible. »

Choisir la voie endurance et sortir de celle de la monoplace, cela va-t-il vous permettre de vous faire un vrai prénom ?

« Non, très honnêtement, je pense que ça change rien. Ce sont des choses que je ne regarde pas du tout. Beaucoup de gens me posent cette question, l’identité, tout le temps à faire référence à mon frère, ça a été pareil, je pense, avec Mick Schumacher par rapport à son père. Je pense que, comme on parle souvent d’identité, des fois, ça peut être un peu plus difficile pour nous parce qu’on peut avoir aussi l’aspect très, très critique. Avec certaines personnes, dès que tu finis 12e, ils vont être un peu plus critiques. Les équipes s’en fichent complètement, ce qu’elles veulent, c’est de la performance. Moi aussi, je veux de la performance. Dans tous les cas, que je m’appelle Leclerc ou peu importe, ce que je veux, c’est gagner ! »

Titulaire cette saison en ELMS, Arthur Leclerc ne fera cependant pas faire partie de l’équipage Panis Racing aux 24 Heures du Mans pour honorer son engagement en Italian GT.

Passionné de sport automobile et plus particulièrement d'Endurance, j'assiste aux 24 Heures du Mans depuis 1980 et suis accrédité depuis 2008. Je me rends régulièrement sur les plus beaux circuits européens et mondiaux. J'ai écrit pour de nombreux médias sport auto et collabore depuis quelques mois avec Endurance24
À propos de l'auteur, David Bristol

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