| 28 juin 2025 | par

Arthur Leclerc (Ferrari) : « Faire une belle course à Spa et une bonne saison, ça m’aidera pour l’avenir »

© Ferrari

Endurance24 a rencontré le jeune pilote monégasque en exclusivité, à quelques heures de ses premières 24 Heures de Spa, qu’il dispute sur la Ferrari 296 GT3 n°50 d’AF Corse – Francorchamps Motors aux côtés d’Antonio Fuoco et Eliseo Donno.

C’est une grande première pour toi ici à Spa, dans une catégorie très dense. Comment vis-tu cette configuration particulière ?

« C’est sûr que c’est différent de Daytona. Il y a beaucoup plus de voitures, beaucoup de trafic… C’est quelque chose qu’il va falloir gérer, faire attention. Mais en même temps, ici, c’est là où on peut gagner le plus de temps. Le but ce week-end, ce sera vraiment de perdre le moins de temps possible, de maximiser la voiture, la vitesse qu’il y a en piste, sans prendre de risques débiles. »

En performance pure, comment vous situez-vous face à la concurrence ?

« Par rapport à McLaren, je pense qu’on est un bon petit pas en arrière. Cinq dixièmes après 24 heures, ça peut faire beaucoup. Mais bon… on bosse sur la voiture. On est tous assez rapides, à l’aise, donc j’espère que ça paiera. »

Tu continues encore d’apprendre ou tu te sens désormais totalement à l’aise dans cet environnement de l’Endurance ?

« Je continue quand même à prendre mes marques. Hier en qualif, ce qui m’a manqué un peu, c’est juste la connaissance du circuit de nuit. Dès qu’on freine, on ne voit pas le point de corde, donc c’est un peu compliqué. Quand il fait jour, c’est très simple, mais la nuit, c’est différent. Il me manque encore ces petits détails-là. »

Arthur Leclerc :

© MPS Agency

Ces repères jouent un rôle dans le choix des relais pour la course ?

« Je pense qu’on est trois quand même très proches. Quand on regarde la qualif, Antonio et Eliseo sont très très proches, donc ce sera plus une histoire de stratégie en fonction des Safety Car plutôt qu’un choix basé sur la vitesse individuelle. Il y a peut-être un plan défini, mais il va s’adapter au fil de la course. »

As-tu participé au développement de la nouvelle version de la 296 GT3 ?

« Non, pas encore, honnêtement j’aurais bien aimé. Mais j’ai déjà pas mal de programmes : le développement pour la Formule 1, le GT World Challenge Sprint et Endurance… Mon planning est très complet. Ferrari l’a compris, ils ne me rajoutent pas trop de journées comme ça. »

Et cette alternance F1 / endurance, comment la vis-tu ?

« Dès que j’ai un week-end de course, je mets 100 % de mon énergie dans le GT. Bien sûr, je regarde la F1, la F2, la F3… Mais c’est plus par plaisir. Si je vois deux-trois choses sur les caméras embarquées, je n’hésite pas à en parler, avec mon frère par exemple. Mais ma priorité, c’est le programme du week-end en cours. »

Tu sembles très attaché à cette ambiance GT. Qu’est-ce qui te plaît dans cette discipline ?

« C’est un sport très sain. Ce que j’aime, c’est que les gens qui viennent sont des passionnés. En F1, il y a beaucoup de fans, mais aussi des curieux qui ne connaissent pas forcément. Ici, c’est plus ouvert. On peut leur parler, ils peuvent venir dans le garage, discuter avec nous. C’est super cool, très relax comparé à la F1. »

Arthur Leclerc :

© MPS Agency

 

Mais dans un sport d’équipe, il est parfois difficile de se démarquer individuellement, non ?

« C’est compliqué, oui. En tant que fan, c’est encore plus difficile de savoir qui a fait quoi. Mais l’équipe, elle, le sait. Il n’y a aucun intérêt à vouloir écraser un coéquipier. Si quelqu’un commence à galérer, il faut l’aider. C’est toute l’équipe qui en bénéficie. C’est aussi ce que Ferrari veut voir : de la cohésion. »

Tu évoquais Antonello Coletta. Vous avez déjà discuté d’un plan de carrière sur le moyen terme ?

« Il n’y a pas vraiment de plan fixé. Quand on a discuté au début, j’ai eu tout de suite confiance en lui. Il a une vraie vision. Il ont gagné Le Mans trois fois, il a emmené ses neuf pilotes en Hypercar. Il sait ce qu’il fait. Moi, mon boulot, c’est de conduire le plus rapidement possible. »

Tu te projettes malgré tout en Hypercar à l’avenir ?

« Bien sûr. Mon objectif, ce serait d’arriver en Hypercar. Mais je n’en parle pas avec Antonello ou l’équipe. Je suis concentré sur cette saison. Ce que je peux contrôler, c’est maintenant. Faire une belle course à Spa, une bonne saison, c’est ça qui m’aidera pour l’avenir. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

Les articles similaires

Les derniers articles

Doublé des BMW du Team WRT aux Michelin 24 Heures de Dubaï 2026

Doublé des BMW du Team WRT aux Michelin 24 Heures de Dubaï 2026

Après les éditions 2022, 2023 et 2025, le Team WRT rajoute une nouvelle victoire aux 24 Heures de Dubaï à son étagère à trophées. Le team de Vincent Vosse réalise un magnifique doublé avec la victoire pour la BMW M4 GT3 n°669 pilotée par Jordan Pepper, Kelvin van der...

Annonces

Soyez au courant des dernières actualités du monde de l'Endurance par mail !

Loading