| 9 juin 2024 | par

Arnold Robin (Lexus) : « On est sur une vraie année d’apprentissage »

© Nico Deumille

Après avoir participé aux 24 Heures du Mans en LMP2 en 2021 puis en GTE Am en 2023, Arnold Robin sera de retour au Mans cette année, dans le nouveau programme LMGT3 de Lexus, en partenariat avec l’équipe Akkodis ASP.

Après le LMP2, puis le GTE, Arnold Robin découvre donc encore une nouvelle catégorie cette saison avec l’arrivée du LMGT3.

« Oui, ce n’est pas l’idéal [de changer une nouvelle fois de catégorie]. Dans l’absolu, quand tu es dans la continuité et dans la même voiture tous les ans, c’est forcément un avantage. Avec changement d’équipe en plus aussi, là, dans ce cas, ce n’est pas que changement de voiture. Après, Je prends aussi des fois les opportunités comme elles arrivent. Donc au moins, j’ai la chance d’être là.

La connaissance du LMP2, ça, c’est pas mal. Ça permet d’avoir été dans les voitures plus rapides et savoir des fois dans le trafic, comment vont se comporter les gars derrière. Quand tu n’as jamais roulé dans une LMP2, des fois, c’est dur de se projeter. Donc voilà, découverte d’une nouvelle voiture, d’une nouvelle équipe, mais on a fait du super boulot au début de l’année. Et puis on a bien travaillé cet hiver, donc ça fait partie des points positifs. »

Depuis le début de la saison la Lexus RC F GT3 connait un manque de performance relatif face à la concurrence, mais le Sarthois reste optimiste.

« Ce n’est que la première année de la voiture en WEC. C’est le retour de l’équipe aussi à ce niveau-là, malgré la connaissance absolue du GT3, ils maîtrisent vraiment le sujet. C’est aussi la découverte d’un championnat avec des règlements différents, là, avec une réglementation technique aussi différente. Nous, on est sur une vraie année d’apprentissage, de construction. On était un petit peu loin au début, mais on progresse réellement à chaque course, on bosse beaucoup, on bosse bien. Je suis très content du travail que fait l’équipe sur la voiture. Donc, j’ai envie de dire, nous, notre objectif, c’est de finir, de prendre de l’expérience, de ne pas faire de faute et de se dire dimanche soir : on a fait la plus belle course possible avec les outils qu’on a. On a engrangé de l’expérience pour les années futures. Ça, c’est un vrai objectif. »

© Nico Deumille

L’aîné des frères Robin fait équipe sur la n°78 avec Kelvin van der Linde et Timur Boguslavskiy, un habitué de l’équipe de Jérôme Policand.

« J’ai quand même deux rookies avec moi, mais Timur est un très bon Silver et connait bien l’équipe et les courses de 24 heures. Même si c’est Spa, il connaît les courses de 24 heures. C’est un guerrier dans la voiture. Et puis, Kelvin, en ce moment, il est sur une bonne phase. Donc, pas mal de feu vert quand même, même si la voiture, ce n’est peut-être pas la plus perfo pour l’instant, en terme de perfo pure. On a quand même plein d’atouts. »

La nouvelle de la journée d’hier a été le forfait de Mike Conway suite à une blessure, et son remplacement par Pechito Lopez. Initialement prévu sur la voiture sœur, la n°87, l’Argentin a laissé un baquet vacant. C’est finalement Jack Hawksworth, champion en titre de l’IMSA sur la Lexus, qui renforce l’équipe. Hawksworth pourrait sembler être un atout majeur pour Akkodis ASP.

« Oui, après, les réglementations techniques entre l’IMSA et Le Mans sont réellement différentes. Ceux qui ont eu la chance de rouler sur les deux versions, je n’ai pas envie de dire que ce n’est pas la même voiture, mais il y a des vraies, vraies différences. La chance, par contre, avec Jack, c’est qu’il a aidé au développement cet hiver. Il a roulé avec cette réglementation ‘Le Mans’ et il a roulé avec les Goodyear. Ça, pour le coup, c’est une très bonne chose. Après, mine de rien, l’expérience de José au Mans, son lien aussi avec Toyota font que c’était un petit peu le capitaine, c’est celui qui avait le plus d’expérience…

Mais l’un dans l’autre, de toute façon, on n’a pas le choix. Il faut s’adapter. Certes, ça arrive une semaine avant. Vraiment, tout mon soutien à Mike, ça doit être très dur. »

Né au Mans en 1984, le Français évolue à domicile, ce qui n’est jamais chose facile.

« Déjà, le Mans, c’est une course vraiment à part, mais forcément, être à domicile… Il faut que je me mette en mode course. Pour m’aider, je passe la semaine au circuit, je ne rentre pas chez moi. De toute façon, avec le trafic, ça simplifie les choses. Ça m’aide aussi de rester avec mes coéquipiers. »

Arnold Robin prendra donc dès demain le volant de la Lexus RC F GT3 n°78. Il ne sera peut-être pas le premier pilote à prendre le volant de la voiture puisque ses deux coéquipiers, rookies, auront obligations de réaliser 10 tours pour pouvoir prendre le départ de la course.

Habitant au Mans, je suis tombé dans l'ambiance de l'endurance automobile très jeune. Cette discipline m'a rapidement fasciné et est devenue une vraie passion pour moi. Fervent amateur d'Audi, mais aussi d'Aston Martin Racing, j'essaye de vous faire vivre au mieux toute l'actualité liée à l'endurance.
À propos de l'auteur, Samuel Gremaud

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