| 27 octobre 2022 | par

Trois programmes européens pour ANS Motorsport en 2023 !

© Jérôme Contou / Underground Pictures

Il y a maintenant plus de cinq ans que Nicolas Schatz, septuple Champion de France de la montagne s’est pleinement reconverti en Endurance.

Après avoir roulé en tant que pilote, notamment en European Le Mans Series pour une première saison au volant d’une LMP3 en 2017, avec un podium à la clé, le vainqueur de Road To Le Mans 2019 a impliqué sa propre écurie sur la scène française et européenne, aussi bien proto qu’en GT.

En 2022, ANS Motorsport, l’appellation de l’écurie du Bourguignon, évolue sur deux tableaux, l’Ultimate Cup Series et la Michelin Le Mans Cup. Nous avons échangé avec Nicolas Schatz pour évoquer l’année qui s’achève, mais surtout la saison à venir, qui pourrait bien, il fait tout pour en tout cas, passer par les Emirats Arabes Unis, en février prochain.

© Jérôme Contou / Underground Pictures

« Le bilan est positif, nous continuons notre croissance gentiment, » nous confie le patron-pilote. « C’était notre première saison complète en Le Mans Cup après trois piges l’an dernier, ce qui représente une belle évolution pour nous. Nous avons fait dans la continuité en Ultimate Cup Series avec l’objectif d’essayer de conserver le titre CN que nous avons déjà remporté deux fois avec, aujourd’hui, l’équipage Mathys Jaubert/Frédéric Croullet. Mathys a d’ailleurs pu montrer qu’il était un jeune très prometteur pour ses débuts. Nous sommes dans les premiers à investir dans la NP02, au rapport poids/puissance extraordinaire avec un budget très raisonnable. J’ai tout de suite décelé en elle un fort potentiel. Nous avons fait beaucoup de séances d’essais, avec cours particuliers, journées de perfectionnement en pilotage, soit plus de 50 journées jusqu’ici, le double par rapport à l’année dernière. »

A peine la saison 2022 de la Michelin le Mans Cup terminée, Nicolas Schatz a déjà les idées claires pour l’année prochaine… « Pour 2023, l’idée est de mettre à profit l’expérience de cette année en Michelin Le Mans Cup, en conservant quasiment tout à l’identique. Cette saison a permis d’afficher de beaux indicateurs pour mon coéquipier, Jonathan Brossard qui, je le rappelle, est vraiment un débutant en sport automobile et a une progression vraiment satisfaisante. Il a besoin d’expérience en course pour arriver à concrétiser lors de ses relais. Nous allons définir l’entrainement de cette intersaison, mais c’est sûr, nous repartirons en Le Mans Cup la saison prochaine. »

La Ligier JS P320 ne sera pas la seule à faire partie du déplacement sur la scène européenne… « En effet, la nouveauté sera l’engagement d’une JS2 R dans le cadre de la Ligier European Series (LES) avec un pilote qui découvrira la compétition. C’est un programme sur deux ans en LES, en 2023 et 2024 logiquement. »

© Davy Delien

Malgré ce beau programme européen, ANS Motorsport ne laissera pas de côté l’Ultimate Cup Series avec l’ambition d’engager quatre prototypes, deux NP02 et deux Norma CN. « L’Ultimate Cup Series est pour nous la rampe d’accès à l’endurance de haut niveau et permet aux jeunes et aux moins jeunes d’accéder à des courses bien cadrées, des voitures performantes etc. Aujourd’hui, le programme n’est pas encore défini même si je suis bien avancé sur une NP02 et une Norma CN. L’objectif sera d’aligner au moins deux CN et puis une à deux NP02 suivant ce qui se concrétise en fin d’année. »

Nicolas Schatz et ses troupes ont eu de quoi faire cette année et il en sera de même la saison prochaine. Le patron-pilote est aujourd’hui un homme heureux… « Je suis vraiment ravi d’avoir sauté le pas, avec Duqueine à l’époque, et de m’être professionnalisé dans l’endurance car c’est un domaine très compliqué. Il faut monter une équipe, l’animer et la faire perdurer. Je me fais plaisir, même si parfois je m’arrache quelques cheveux (sourire). Je me fais plaisir à mettre en place tout ça et de voir évoluer les pilotes et leur performance, c’est la plus belle des récompenses pour moi. J’ai deux semi-remorques et deux porteurs, ainsi qu’un VL, capables de se dispatcher sur trois événements simultanément. On a un site de 1 500 mètres carrés en périphérie de Mâcon, qui est immense, nous permettant de charger et décharger à l’abri, et où un programme n’entrave pas l’autre. Tout cela fonctionne bien, mais cela nécessite une mécanique bien huilée. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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