Sans le moindre podium à Fuji, Ferrari y a même connu l’une de ses désillusions de la saison 2025 : la firme au Cheval Cabré n’était arrivée que 12e et 15e à l’arrivée. Un an après, et malgré une victoire éclatante à Austin, le constat interne reste le même : ce tracé japonais ne convient toujours pas aux caractéristiques de la 499P.
Ferrari aborde ce sixième rendez-vous de la saison FIA WEC avec la confiance d’une équipe en forme. L’équipage n°50 d’Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen sort d’une victoire à Austin, tandis que la n°51 d’Antonio Giovinazzi, Alessandro Pier Guidi et James Calado avait décroché une belle deuxième place à Interlagos, au Brésil, en juillet. De quoi nourrir de réelles ambitions pour la fin de saison. Mais Fuji reste un cas à part : le constructeur de Maranello n’y a encore jamais grimpé sur le podium, et le souvenir de 2025 y est encore cuisant, puisque la n°51 s’était élancée deuxième sur la grille pour ne finir que 15e à l’arrivée.
C’est dans ce contexte qu’Antonio Fuoco, interrogé sur d’éventuels progrès de la Ferrari 499P par rapport à l’an dernier sur ce tracé, marque un temps, un sourire aux lèvres, avant de tempérer : « On a sûrement progressé un peu. Mais avec une seule séance [interview réalisée après les EL1, ndlr], on ne peut pas savoir si c’est suffisant. Comme on l’a vu l’an dernier, il y a plusieurs concurrents qui semblent vraiment forts ici, surtout Alpine. Et cette année, même Genesis, qui découvre la piste, avait déjà l’air costaud. » Antonio Giovinazzi ne dit pas autre chose : « Notre voiture n’est clairement pas la meilleure sur ce circuit. On a progressé un peu l’an dernier et on repart de cette base. Mais les autres progressent aussi, comme Toyota, ou maintenant Genesis. »

© Andrea Lorenzina / DPPI
Giovinazzi, le coéquipier de James Calado et Alessandro Pier Guidi sur la n°51, va plus loin sur l’origine du problème : « C’est difficile de trouver la formule magique d’une année sur l’autre. On a galéré toutes les années ici. Le secteur 3 est peut-être le plus dur, mais le secteur 2 aussi. C’est juste difficile de trouver un bon compromis. Et ce, depuis la première année où on est venus ici. »
Ce diagnostic de pilote est confirmé, à sa manière, par l’état-major de Ferrari AF Corse. Interrogé sur les soucis de « raceability » qui ont pénalisé Ferrari l’an dernier, soit la facilité à conduire l’auto, Mauro Barbieri, Designer en chef et responsable des relations avec la gouvernance chez Ferrari reconnaît : « Des choses ont été faites pour essayer de resserrer encore un peu plus le plateau », en référence aux ajustements réglementaires visant à mieux équilibrer le potentiel de performance entre les constructeurs. « Je ne pense pas que dépasser en ligne droite sera facile. C’est l’un des effets secondaires d’avoir des temps au tour aussi proches, et un plateau aussi resserré et ce n’est pas propre à ce week-end, c’était pareil à Austin, et même à Spa. »
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