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Louis Rousset découvre la catégorie LMP2 en European Le Mans Series en 2026 au sein de Forestier Racing by Panis, aux côtés des champions en titre Esteban Masson et Oliver Gray. Une ascension construite progressivement, entre relance sportive, rencontres clés et opportunités saisies au bon moment.
La saison 2025 restera comme un véritable tournant dans la trajectoire du jeune pilote français (27 ans). Après une période plus délicate en Porsche Carrera Cup France, le passage en LMP3 avec VPS Racing s’inscrivait avant tout dans une logique de reconstruction.
« C’était vraiment une belle année. Honnêtement, j’avais eu un petit passage compliqué en Porsche Carrera Cup France. C’était important pour moi de me relancer en termes de résultats et de choix de carrière.
Forcément, on a toujours été en contact avec Olivier (Panis), c’est lui qui me « manage ». Il nous avait parlé de l’idée d’aller en LMP3 avec l’ambition aussi de VPS Racing de s’inscrire dans des championnats assez haut et de performer.
Sur le papier, tu te dis que tu arrives face à des top teams comme CLX ou R-ace… ça pouvait faire une année compliquée. Mais je savais que VPS, dans tous les championnats où ils vont, ils sont performants. Et quand tu vois qui gère l’équipe, Mathieu Vaxivière, Aurélien Panis et Raphaël Serrano, tu sais où tu mets les pieds. Le projet m’a séduit, et il a aussi séduit Yves Forestier. »
Dès les premières courses, les performances valident ce choix, avec un niveau de compétitivité immédiat malgré l’apprentissage de l’équipe.
« On fait un podium dès la première course. On était toujours dans le rythme. Parfois un peu en retrait en début de meeting, mais dès qu’on arrivait en course, on était performants.
L’équipe a énormément bossé, ils découvraient tous les circuits. Et franchement, en termes de performance, l’écart avec les top teams n’était pas flagrant. Je n’aurais jamais pensé qu’ils nous donnent une voiture aussi performante. Ça m’a permis de me relancer, de reprendre de la confiance, de faire des bons résultats. »
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Dans la continuité de cette saison solide, la porte du LMP2 s’ouvre progressivement, notamment grâce à des essais concluants en fin d’année.
« On a fait les Rookie Tests, ça s’est super bien passé. Ensuite, j’ai eu un autre test au Paul Ricard, trois semaines après. Et ça ne pouvait pas mieux se passer.
C’est vraiment ça qui a déclenché la suite. On s’est dit : on va faire du P2, on a la performance. Et Yves Forestier, avec l’année qu’on a faite, était encore plus motivé. La suite logique, c’était le P2. »
Un concours de circonstances favorable vient définitivement sceller l’opportunité.
« C’est Ollie qui a libéré la place en passant Gold. Du coup, il fallait un Silver. Donc tout s’est bien goupillé. C’est surtout une histoire de timing en sport auto. Si on avait eu cette discussion un an plus tôt, je n’aurais jamais imaginé ça.
« Et Yves avait envie de se faire plaisir pour son 80e anniversaire, notamment avec l’idée de voir une voiture Forestier au Mans. Tout s’est mis bout à bout, tout a fait sens et on s’est dit : on y va à fond. Une fois que le titre ELMS était acquis (par Panis Racing) et la place au Mans sécurisée, il n’y avait plus qu’à signer. »
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À l’aube de cette première saison en ELMS, le Français aborde ce nouveau défi avec lucidité et enthousiasme, plus que pression.
« Pour l’instant, je ne ressens pas de pression. Je vois ça vraiment comme une chance de fou. Je ne remercierai jamais assez Yves Forestier et Olivier Panis de me mettre dans ces conditions. Toute la saison dernière, je suivais les courses ELMS, je connaissais quasiment tout le staff. C’est comme si j’y étais déjà. Je sais que je serai bien entouré, avec deux super pilotes qui vont me tirer vers le haut. »
Derrière cette progression, un fil conducteur apparaît clairement : VPS Racing, structure avec laquelle tout a véritablement commencé en 2021 avec le titre en Mitjet à la clé dès sa première saison en sport automobile.
« On peut le dire clairement. C’est ma rencontre avec Olivier au Trophée Andros qui a tout déclenché. On est arrivés au début de VPS, on a grandi ensemble. Ils m’ont appris les bases. Franchement, je suis vraiment content de faire partie de leur histoire. C’est une belle histoire. »