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La deuxième manche de l’European Le Mans Series 2025 a rendu son verdict dimanche. Endurance24 revient sur les 4 Heures du Castellet, une course haletante marquée par des conditions piégeuses et un suspense permanent.
Camille Lacourt © Marc de Mattia / DPPI
Mais ce choix a aussi ses revers. « En fait, d’avoir fait le bon choix au début, ça nous a un peu mis dedans », confie Tom Dillmann (n°43). « On a dû s’arrêter juste après le safety car, au bout d’une heure, parce qu’on n’avait plus d’essence. Alors que ceux qui avaient chaussé les pluies après 20 minutes ont pu aller plus loin. » Malgré cela, Dillmann, Jakub Smiechowski et Nick Yelloly ont terminé deuxièmes en LMP2 et quatrièmes au général.
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« Le choix stratégique le plus important, c’est lors de mon premier arrêt », souligne Daniel Juncadella. « On a remis les pneus pluie, et on a prolongé ce relais sur une piste qui séchait. Grâce à ça, on a fait un arrêt de moins. Quand j’ai passé le relais à Mathys, il ne restait plus qu’un seul arrêt à faire. Même si, sur les cinq derniers tours, je perdais environ six secondes au tour, ça a payé. C’était vraiment une bonne stratégie. »
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Pari perdu pour Vector et Nielsen Racing
« On a mené pendant si longtemps, on avait creusé un écart d’environ 40 secondes », raconte Ferdinand Habsburg (Vector Sport). « C’est frustrant de tout perdre à cause d’une voiture de sécurité. Mais c’est comme ça. Parfois on gagne, parfois on perd. » Le pilote autrichien se console avec le Goodyear Wingfoot Award : « C’est une belle reconnaissance. Au final, cinquième en LMP2, on l’aurait pris volontiers s’il n’avait pas plu. »
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« Le dernier relais, au début, c’était assez compliqué à cause de la pluie. Il fallait être prudent », explique Closmenil. « Quand la piste a commencé à sécher, j’ai poussé, poussé, poussé pour les rattraper. Ensuite, on m’a demandé d’économiser du carburant et de ménager les pneus. Deux poles, deux victoires : c’est le meilleur départ possible. Ça donne confiance pour le reste du championnat. »
« J’adore ces conditions », raconte-t-il. « En proto, c’est nouveau pour moi : pas d’ABS, pas d’antipatinage. J’espérais finir le premier tour sans encombre. Le deuxième relais était plus dur avec la piste qui séchait. Il a fallu se battre, ne pas trop chauffer les pneus, et bien caler le relais pour Quentin avec les slicks. » Un drive through sous safety car les prive de la victoire, mais ils montent tout de même sur la deuxième marche du podium.
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