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Le scénario a longtemps semblé maîtrisé… avant de basculer dans une dernière heure totalement folle. Au terme d’une course marquée par les rebondissements, United Autosports a finalement renoué avec la victoire en LMP2, au terme d’un final aussi intense qu’imprévisible.
La seconde moitié de course a complètement rebattu les cartes sur le Circuit Paul Ricard. Alors que United Autosports semblait contrôler les débats grâce à l’Oreca n°22, les différentes neutralisations ont relancé une épreuve jusque-là relativement linéaire.
Un Full Course Yellow, suivi d’une Virtual Safety Car puis d’une Safety Car après un nouvel incident, ont resserré les écarts et piégé plusieurs stratégies. Les équipages partis sur des options décalées, à l’image des n°43 d’Inter Europol Competition et n°25 d’Algarve Pro Racing, ont vu leurs espoirs de victoire s’envoler en quelques minutes.
À la relance, à moins d’une heure de l’arrivée, la tension monte brutalement. En LMGT3, Mathys Jaubert parvient à faire céder la Corvette n°33 pour prendre les commandes, tandis qu’en LMP2, la lutte pour le podium s’intensifie.
Mais le véritable tournant intervient lorsque la n°29 de Forestier Racing by Panis, alors en lice pour la victoire, est victime d’une casse d’aileron arrière. Esteban Masson ralentit, tente de repartir, avant de devoir immobiliser définitivement la voiture malgré un passage par les stands pour changer de capot arrière. Un coup dur qui ouvre la voie à un duel explosif entre Ben Hanley et Reshad de Gerus.
Les deux hommes se retrouvent roue dans roue à 25 minutes de l’arrivée. L’affrontement tourne court dans la chicane du Mistral : contact, tête-à-queue pour les deux prototypes. Hanley parvient à repartir en tête, tandis que de Gerus perd plusieurs positions, immédiatement sous la menace des deux voitures d’IDEC Sport.
La dernière salve d’arrêts aux stands ne fait qu’ajouter à la confusion. Hanley conserve l’avantage, mais derrière, la bataille pour le podium est intense. Au terme d’une dernière heure totalement débridée, United Autosports tient bon. Ben Hanley, Grégoire Saucy et Griffin Peebles s’imposent au Castellet, décrochant leur première victoire en ELMS depuis la finale 2023.
Derrière, Reshad de Gerus et Bijoy Garg offrent la deuxième place à Inter Europol Competition, tandis qu’IDEC Sport complète le podium à domicile avec Paul-Loup Chatin, Paul Lafargue et Job van Uitert.
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La lutte en LMP2 Pro/Am a longtemps opposé TDS Racing et AO by TF, avant que plusieurs équipes ne viennent s’inviter dans la bataille au gré des stratégies et des neutralisations.
Dans la dernière heure, AF Corse semblait tenir la victoire avec l’Oreca n°83 de Matthieu Vaxiviere, avant un drive through à moins de dix minutes de l’arrivée qui relance totalement la course. CLX Motorsport récupère alors provisoirement la tête, mais un dernier arrêt à effectuer vient rebattre les cartes. Dans ce final chaotique, Nielsen Racing surgit au moment idéal. L’Oreca n°27, emmenée notamment par Alex Quinn, profite d’une stratégie parfaitement exécutée pour s’emparer des commandes dans les derniers instants.
Nielsen Racing s’impose ainsi au Castellet, au terme d’une fin de course totalement renversante.
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La course LMP3 n’a pas été épargnée par les rebondissements. Longtemps en retrait, R-ace GP était pourtant parvenu à reprendre les commandes dans la dernière partie de course, relançant totalement la lutte pour la victoire.
Mais une pénalité est venue anéantir ses espoirs, redistribuant une nouvelle fois les cartes dans une catégorie particulièrement agitée.
À l’arrivée, c’est finalement Inter Europol Competition qui tire son épingle du jeu avec la Ligier JS P325 n°13 d’Alexander Bukhantsov, Henry Cubides Olarte et Chun Ting Chou. M Racing et DKR Engineering, parti en pole, complètent le podium.
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En LMGT3, la bataille a fait rage tout au long de la course, avec la Corvette n°33 de TF Sport longtemps installée en tête.
Mais la fin de course a totalement basculé en faveur de Kessel Racing. Porté par un relais final impressionnant, Mathys Jaubert a fait la différence à domicile pour offrir la victoire à la Ferrari 296 LMGT3 Evo n°57 qu’il partage avec Takeshi Kimura et Daniel Serra.
Le Français franchit la ligne avec près de 18 secondes d’avance, concrétisant une remontée autoritaire dans les derniers instants.
La Corvette n°33 doit se contenter de la deuxième place, tandis que la Ferrari n°51 d’AF Corse complète un podium marqué par la domination du constructeur italien en fin de course.
Le classement des 4 Heures du Castellet
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