Goodyear a testé et présenté il y a quelques mois sur une Tesla, un pneu sans air, construit avec une fine couche de gomme collée sur des rayons noirs.
L’objectif du manufacturier américain est clair, rouler pendant des milliers de kilomètres sans qu’on vérifie la pression des pneus, sans entretien et sans crevaison. On pourrait utiliser une seule structure sur la durée de vie d’une voiture, la recycler, et économiser de la matière en « rechapant » une plus fine couche de gomme, comme c’est déjà le cas sur les poids lourds.
« Ce que nous avons créé, c’est une architecture spécialement conçue qui permet de supporter et de suspendre le poids du véhicule par le haut. Vous en avez besoin pour ressentir la douceur et souplesse que vous avez avec un pneumatique gonflé à l’air » déclare Goodyear.
Durant ces essais, l’armature de gomme et de plastique ne s’est pas effondré dans les courbes tendues du circuit de course de Goodyear basé au Luxembourg, et la puissante voiture électrique a roulé sans à-coup. Mais elle glisse plus qu’avec des pneus classiques, et hurle bien plus en roulant.
Ces pneus ont été testés sur 120 000 kilomètres, jusqu’à 160 km/h, dans la chaleur comme dans la neige, sans dommages majeurs, déclare Michael Rachita, chef du projet des « pneus non-pneumatiques » chez Goodyear. Une deuxième génération, « plus légère, conçue pour offrir moins de résistance au roulement et moins de bruit », est en cours de conception.
Goodyear, qui avait déposé un premier brevet sur cette technologie en 1982, a depuis mis le pied sur l’accélérateur. Le fabricant de l’Ohio promet un pneu « complètement durable et sans maintenance » pour 2030, comptant notamment sur le développement des véhicules autonomes.
Pour l’instant, ce type de pneumatique n’est pas disponible chez vos revendeurs. Mais le développement continu et ce « non pneu » pourrait faire son apparition à moyen terme pour le grand public. Le futur est en marche…