Quelques heures après la disqualification officielle de la Ferrari 499P n°50 des 24 Heures du Mans 2025 pour une irrégularité technique, Ferrari a publié un communiqué détaillé dans lequel le constructeur italien accepte la décisionmais conteste fermement toute notion de tricherie ou d’avantage acquis.
« Suite au contrôle technique post-course, la n°50, qui avait terminé quatrième, a été disqualifiée pour une infraction technique, comme indiqué dans la décision n°225 émise par les commissaires », rappelle d’abord Ferrari. Le non-respect concerne l’absence de quatre vis sur le support central de l’aileron arrière, un élément constaté après l’arrivée.
Ferrari confirme qu’« un mécanicien de l’équipe Ferrari – AF Corse a remarqué, lors du dernier arrêt à 15h23 le dimanche 15 juin, qu’une des vis fixant le support central de l’aileron arrière manquait ». Pourtant, selon la marque, aucune alerte de sécurité ne justifiait une intervention immédiate : « Compte tenu de la conception de l’élément, l’absence d’un ou plusieurs de ces composants ne compromettait en rien la sécurité de la voiture », peut-on lire.
Le constructeur insiste également sur le caractère non déterminant de cette défaillance dans le résultat final : « La perte progressive des autres vis dans les 37 dernières minutes de course n’a procuré aucun avantage en termes de performance ou de résultat final. » Concernant la pointe de vitesse de la voiture n°50 sur la fin de course, Ferrari précise qu’elle a été atteinte alors que la voiture roulait « dans l’aspiration de sa voiture sœur, la n°51 ».
Tout en se disant « surpris par la décision », Ferrari déclare « réaffirmer sa totale confiance dans le professionnalisme et l’intégrité de son équipe, dans les décisions prises, ainsi que dans son respect du règlement du Championnat du monde d’endurance FIA ».
Et de conclure : « Même si l’incident en question n’a offert aucun avantage compétitif à notre équipage, ni mis en danger nos pilotes ou d’autres concurrents, Ferrari est déjà tournée vers la suite de la saison ».
Malgré cette sanction, les deux autres 499P engagées – la n°83, victorieuse, et la n°51, troisième – ont passé les vérifications sans problème. La marque conserve ainsi la tête du classement Constructeurs avec 172 points, tandis que le trio Pier Guidi – Calado – Giovinazzi mène le championnat Pilotes avec 105 points, devant Ye – Kubica – Hanson (89 pts) et Fuoco – Molina – Nielsen (57 pts).
La prochaine manche du WEC est prévue au Brésil, à São Paulo, en juillet.