Vincent Capillaire (Graff) : "Le Mans peut être cruel, c’est la course la plus dure au monde"

© Graff

Vincent Capillaire a disputé les 24 Heures du Mans pour la septième année consécutive. Le pilote manceau, champion LMP3 2019 de l’Ultimate Cup Series, pilotait l’Oreca 07 #39 du Graff SO24-HAS aux côtés de James Allen et du jeune Français, Charles Milesi.

Cette 88e édition des 24 Heures du Mans ne ressemblait à aucune autre, à commencer par le format de la semaine, avec une première journée du jeudi très chargée.

« Nous savions que ça allait être une journée copieuse avec un gros volume de roulage, peu de pause, peu de temps d’assimilation, que ce soit pour l’ingénierie, les pilotes et surtout les mécaniciens. Il faut d’ailleurs les féliciter car les journées ont été longues. » nous confie Vincent Capillaire.

Vincent Capillaire (Graff) : "Le Mans peut être cruel, c’est la course la plus dure au monde"

La ferveur populaire fait aussi partie de la classique mancelle…

« Il manquait vraiment quelque chose. Quand on arrive au circuit, il n’y a pas d’effervescence, de contact avec les fans, ni avec les bénévoles de SO24, ni avec nos partenaires. Nous avons la chance que cette course ait eu lieu et il faut féliciter l’ACO pour avoir réuni tous les éléments pour cela. »

Malgré une 13e place LMP2 sur la grille, l’équipage de l’Oreca #39 a su remonter dans la hiérarchie jusqu’à la 5e place dans la dernière. A 40 minutes de l’arrivée, James Allen sort de la piste à l’entrée des virage Porsche. La course s’arrête donc là pour Vincent Capillaire et ses coéquipiers.

« Cela fait partie de la course. Le Mans peut être cruel, c’est la course la plus dure au monde et c’est ce qui en fait la plus belle au monde à mes yeux. Je n’en veux absolument pas à mon coéquipier même si nous pouvions prétendre à la cinquième, voire la quatrième place. Le Mans a choisi d’autres vainqueurs. »

Il y a tout de même du positif à retenir ?

« Je suis content de la mise au point de la voiture. Il y a des relais qui ont été fabuleux, d’autres plus compliqués. Le Mans reste une course incroyable avec un niveau exceptionnel. La nuit est toujours magique mais elle a vraiment été longue. Je pense que nous avons fait les bons choix. Nous n’avons pas eu de crevaison, ni de gros problèmes. »

Cela vous motive à revenir pour monter sur le podium et décrocher la victoire ?

« Que ce soit sur le plan technique, le plan humain, chaque année tu comprends certaines choses qui te permettent de t’améliorer. Je ne compte pas en rester là. »

Vincent Capillaire va désormais retrouver le baquet de la Ligier JS P320 #9 du Graff qu’il partage avec Maxime et Arnold Robin en European Le Mans Series. Que pensez-vous de votre début de saison après trois épreuves ?

« Je suis très satisfait de ce début de saison. La mission première est de former mes coéquipiers pour peut-être un jour les emmener jusqu’aux 24 Heures du Mans. Nous respectons parfaitement le tableau de marche et je dirai même que nous sommes un peu en avance sur leur progression. Les résultats n’ont pas été au rendez-vous, c’est dommage. Un accrochage dont nous n’avons pas été responsables nous coûte un podium, voire une victoire au Castellet 240. »